MinUtre d« France ea Russi
S. Alhinion nu procès de S(rti«<neé« qui gouverna un moment I» Danemark, d'AcovrtI avec la reine Caroline, dunl il «lait rain.int. C«ttc (trinoetso, ^pouw du ru! lU Dao«nark Christian VI (roi «n 1766), éiail sivur de Oeorg«» VL Struana^e/ut MTét^ en 1T72 et >uis ù mort aprèa un procès retentiManl. Lin reine fut cropriaonn** •i aoarut an captirité en 1175.
RECtfBIL osa inaTROCT. OIPLOKAT.
408 LK BARON DE BHKTËlilL, {774,
qu'il seroil oIjli{<:é do rejeter, soit pour prévenir les démarches que k cour impériale pourroit être leiitùe de faire sans le concours de la France.
Ces iiistrtirlioiis f:::énérales ne pourront in-amnouK^ pas 4»utoriser l'ambassadeur du Roi à traiter miiiistérieUi'ineiit aucun objet particulier; et s'il s'en présenloit de celle espèce, U en rendroit compte au Roi qui jugeroits'il doit y iulervenîr. M
La mémo considération engage à remettre à lui donner, f»»*loti les circouslanrcs. des instructions relatives aux ull'uir»""; dis .lifférentcs cours d'Allemagne.
Après avoir ainsi parcouru les difFérentes cours qui pouvoicnl nous fournir des obsfTvalions. il ne reste plus qu'à indiquer quelques affaires particulières relatives à la cour de Vienne.
La plus intéressante est celle qui concerne les recrues dau.s l'Empire et qui a été expliquée ci-dessus. Jusqu'ici les deux cours ont évité avec une égale attention de discuter directement uoe matière aussi délicate, et l'on se tiendra NTaisemblaldemcnl à celte méthode, à moins que des incidents particuliers n'amJrn'Hl la nécessité de s'expliquer directement.
L*ambas3adeur du I\oi demeurera donc dans le silenct; sur les disenssinus qui ont résulté de nos tentatives ; mais C43mmele Roi ne doit pas dissimuler ses principes dans une matière aussi imporlanle et soutrrir qu'il s'élève des nuages préjudiciables au bien de son service, le baron do Brelcuil maintiendra dans Tocc-asion celui de la faculté que les lois et la constitution donnent à tous les membres de l'Empire de lever et d'entretenir des troupes et de fournir des recrues aux puissances étrangères.
Le chemin (pie la cour div Vienne veut faire pratiquer au travers des montafiin's des (irisons est une alTaire tout aussi délicate que la prérédeiite. Sa Majesté n'a rien à recommander à son ambassadeur à cet égard que ratlention et la vigilance.
Les limites des possessions respectives des Pays-Bas ont fuit pendant plus d'un siècle l'objet de discussions el de négociations perpétuelles. Les principales onl été terminées jkar le Irailé du 16 mai 1761). 11 reste emore quelques diflienités à régler el quelques arrangements de convenance à consommer. La négocialiou en est fort avancée, et le Roi se propose do faire remellre ince»-
LA tJ)[H DK VIKNNK.
samrnunl son uttinialum au gnuvornemenl de Bruxelles. L'aml>assn<UMjr do Su Majesté cherchera à inspirer dos {lispositions favorables au ministère de rimpératrire-Reiiie et à Fenj^ager d'apporter quelques facilités à ces arraDgements qui éviteront aux cours respectives des discussions et des embarras sans nombre.
Les deux cours oiiL des iiitérèls opposés relativement à la navigation et au commerce du Hhiu, celle de Vienne voulant l'attirer à la rive droite de ce lleuve el le Roi voulant le retenir k Strasbourg et en Alsace. La cour de Vienne s'est tenue jusqu'ici derrière le rideau ; mais le Roi est instruit des elTorls que ses émissaires font pour contrecarrer nos démarches. Dans cette position, celte affaire est encore du nombre de celles qui ne sont point actuellement susceptibles d'instructions actives: mais il est bon, à tout événement, que l'amluissadenr du Roi soit informé de la situation de rrtte alfaire pour être eu état de recueillir les notions qui pourront y être relatives.
IOn ne tracem point ici le tablivaudu rarnrt»"i'c eldi-sHtreclioris j»ersonnellcs de Leurs Majestés Impériales, de leurs miiiislreH et des principaux personnages de leur cour. Ces tableaux, rarement exacts et toujours plus curieu.x qu'utiles, doivent être formés par le résultat alvs notions que l'anibassadenr du Htii a |iuisé(»s dans les correspondances qui lui oui été rounuuniquées; et les observations qu'il fera sur les lieux fixeront l'opinion du Roi à ce( d.
Ouanl au cérémonial, on nepputque remetire à l'ambassadeur
du Rnî la iMtjiie de ce qui a été prescrit à ses prédécesseurs. On
ne conniùt point avec précision les changements qui se sont
opérés dans l'étiquette depuis Tinlroduction du pèlo-mèle. On a
Ademandé un mémoire sur celle matière d'après lequel le ihn
^pourra donner à son ambassadeur des inslruetians plus posi-
^lives.
H Indépe^ndammeut des objets qui ont été indiqués dans le présent mémoire et sur lesquels l'ambassadeur extraordinaire du Roi entretiendra une ('on"es|ittndance suivie avec le nutiisln^ des affaires étrani^ères. il fera aussi entrer dans ses relations tout ce qui peut faire connoilre l'état intérieur de la monarchie autri-
IMO LE RAKON DE RRETEUIL, 1774.
chienne, rfliii do ses forces militaires, ainsi que de ses ressources en loiil genre. Il (larleru aussi des principes el des succès de l'ad- Tnînislratîoii. Le Roi désire qu'il forme, quelque temp» après ^son arrivée, un tableau général do la situation de celle cour relativement à tous l'es nlijrts; ses relations subséquentes se rapporteront à ce tableau et lui serviront de supplément.
Sa Majesté désire également qu'à la fin de chaque année son ambassadeur extraordinaire fasse, dans un mémoire particulier, le résumé non seulement de ses négociations pendant le cours de cette annén el <les négoriations des autres cours à Vienne, mais aussi celui des principaux événements qui se seront passés sous ses yeux, de ce qui concernera le cérémonial, de ce qui sera relatif au caractère el aux inclinations des princes el de leurs ministres; en un mol de tous les objets qui pouiTont intéresser le bien du service de 8a Majesté ou sa curiosité personnelle.
£nlin il terminera sa mission par la rédaction d'un mémoire ■ général qui constatera la situation où la cour de Vienne se trouvera, au moment de son déparl, relativement à tous les points qui pourront fixer rallenlion du Koi.
Sa Majesté vouluul au surplus que ses minisires, après qu'ils | sont revenus auprès d'elle, remettent en original les instructions^ les chiiïres et tous les papiers concei^nant son service, le tout avec un inventaire, sur la vérification duquel il leur est donné une décharge, l'ambassadeur extmordinaire du Roi voudra bieu se conformer à cette règle.
Comme il est important d'assurer le secret de sa correspoadance avec le minislre des ufl'aircs étrangères, on lui remettra plusieurs chillVes, dont l'état sera joint au présent mémoir»-. ainsi qu'une instruction sur la manière d'en faire usage.
Fait à Versailles, le 28 décembre 1774.
Le baron do Broleuil, ayant pris un congé au mois d'octobn^ 1776, laissa à Vji'txii^ M. Barthélémy comint' charjî^'^ d'afTairos. Un conllil pVIeva t'titr*' la RiissiP vi la Porli' ati sujpt do l'iiilorprélation df's tiaiises du traité de Kaïtiardji qui canstiluaienl k Russie paranto do rindépcndanco desTurlaivs dr Crinière. Calhrnno II iiMifia, W li dé- I cetubre 1776, ù la Porte quVlle allail faire occuper Pérékop. ^^ L'Autriche rassembla des troupes et parut dispos(^o ù soutenir les ^Brétcntions de la Russie. On put craindre qu'un partage ne fût con- ^K4'rté entre les deu\ cours. En mAme leiiips les bruits relatifs aux ^Knos de Joseph II sur la Bavière prenaient plus de consistance. ^■liOaisXVI et son niinisIreM, de Vergennes (fiaient oppust^s à Tune et à l'autre entn'prise. lis renvoyèrent M, de Br<^touil h Vienne, au mois d'avril 1777, avec l'inslruclion suivante :