‹ AustricheChapitre 160 sur 179 · Autriche, Mémoirei et Documenté, t. XII · texte numérisé non relu

Autriche, Mémoirei et Documenté, t. XII

LE BAHON DE BRETEi:iL, 1777

simuU'i' mi'plle n'a [loint été alimentée par la ront.'sjiondimrt' intime et roiiliili'ntii'lle, qui est la preuve el le lien d'une union sincëre el sans ré«erv«. Elln n'a pas même été exempte de soupçons el de jalousies. Il rst constant que la cour de Vienne, qui auroit plus à perdre que* la France à sa dissolution, a joué d'un c6lé le rôle d'un surveillant inquiet, et que, de l'autre, elle a séparé totalement son intérêt propre de l'intérêt de l'alliBnce, sans lui payer d'autre Irihut que celui d'une apologie tardive el innomplMe, et sans perdre riialiitude de contrarier la France, tantôt sourdement, tantôt ouvertement, sur la plupart des objets qu'elle trailoit au dehors, et surtout dans les cours de l'Empire.

Telle étnil la situation des deux cours lorsque roccupalioa de Prékop par les Russes et la déclaration faite & celle occasion au ministère autrichien ont engagé celui-ci k en informer routidenliellemcnl la cour de France. Celle première démarche fut très lég:ère, et rincertitudeoù elle laissoit le Roi sur les sentiments de Leurs Majestés Impériales ayant engagé Sa Majesté à faire unp réponse capable de provoquer une confiance plus articulée, le comte de Mercy ' a été chargé de s'expliquer plus particuiièrenntnt, et h^ prini-e de Kaunitz en n pris occasion de lrait«r en mémo temps les aiïaircs les plus iniporlant«>s. L'impératriav Reine avoil déjà, lors du départ du haron de Brelouil de Vienni», donné à cet ambassadeur les assurances les plus fortes el les plus positives qu'elle ne feroit plus rien désormais sans les conseils du Roi. Les conjonctures survenues depuis cette époque et surtout la manière amicale, mais réservée, dont Sa Majesté a accueilli la conlidence relative à Prékop. ont achevé de déterminer Faclivilé d'un senljmenl qu'on avoit quelquefois manifesté, mais sans jamais l'avoir mis en pratique.

Le Roi no peut donc qu'être sensible à la démarche de Leurs Majestés Impériales el satisfait du ton de confiance et de franchise qui caractérise les informations qu'on lui a fait comoiuniquer et .les ouvertures qu'on lui a fait par\euir. Il faut convenir, en effet, que nous y trouvons des lumières utiles sur la fa^oo de penser de la cour de Vienne. Sa Majesté ne peut donc que char-

Page 1