‹ AustricheChapitre 16 sur 179 · Instruction du comte de Choiseul-Praslin. Juio · texte numérisé non relu

Instruction du comte de Choiseul-Praslin. Juio

GUERRE DE SUCCESSION D'A CTniCIIE

flilo aînée, les dispositions de plusieurs princes consid^'Tahles qui iri'li'ndoiont avoir des droits à cotte succession. la couronno impé- Half qui avoit fait lo Hon de tant d'Ktals dispersés, sortie de celte isiîion par la morl du dernier prince d'Aulrirhe «{iii In poss(''doit, >ul :tonibIoit favoriser le dessein d'an/'anlir ct-tte ptii-isaïKe en la irtjigcant. et c'est d'après ce tableau que la France adt>pla le système de diviser les États de la succession de la maison d'Autriche |C ment aux driiits des pr<'iendanls, e( d'cntreniiîicr si hien les

•Il -î partages que les nouveaux possesseurs tussent conLinuelIe-

luenl allenUrs à s'opposer à ragrandissoment les uns des autres et à (■ qu'il ne s'élevAl une nouvelle puissance aussi redoutable a Mie *'\ aussi ennemie de son repos que Tavoil été la dernière

maison d'Autriche, de façon que par ce moyen la tranquillité putitiqae put Ôlre rendue à l'avenir solide et durable.

La coalition ne réussit point k détruire la iiiaisoii d'Autriche, mais seulement h rafiTaiblir, et rcutreprise, sous co rapport, tourna au détriment de la Fnmce. Klle conduisit précisément h iréparer le résultat que voulaient éviter les autours de la guerre, "c'est-à-dire ù <c élever une nouvelle puissance aussi redoutable à la France » qne l'avait été la maison d'Autriche. La Prusse conquit et garda la Silésie, ce qui lit il'elle, grâce au génie de •on roi et & la force de son armée, un liltat avec lequel il fallut désormais rnmpleren Kurope. La France s'aperçut promptement de la différence qui séparait le traité conclu à Aix-la-tibapelle en 1748 de celui qui avait été signé à Munster un siècle anparavanU L'établissement d'un cadet d'Espagne à Parme n'était point une compensation suffisante à l'accroissement do puissance qu'obtenaient les redoutables allié» do Louis XV.

Sa Majesté, dit utie inslrucliun de 1756', Sa Majesté so servit

fen t73:i du roi de Sardaigne et en 17 il du roi de Prusse, comme le

ranliual de HichMli»>u s'étoit servi autrefois de In couronne de Suède

i»t de plusieurs princes de l'Empire, avec cette différence eepen-

d^iil que les Suédois payés assez ruiblem^-nt par la France lui sont

[denieuréj* lldéles, et qu'on rendan! trop puissants les rois de Sar-

je et de Prusse, nous n'avons fait de ces deux princes ([ue

ingrats et des rivaux, grande et importante leçon tpii doit noejs

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