I. Iiwtruclion ilu comt« de Slftinville
TNTRODrCTlON,
avertir pour toujours do j,'oiivornpr l'un ot Taiilro monarque plutôt^ par la cralnlo cl l'ospêranco qu»^ par des aogmontatinns dr térriloire. H nous importe de mêine de conserver les princes de l'Empire dans notre système plutôt par des recours de protection que par des subsides; en général, il faudroit que les uns et les autres di^pendisscnt de nous par leurs besoins; mais il sera toujours bien dangereux d< faire dépendre notre système de leur reconnoissance.
Ces considérations qui devaient conduire au traité de 1756, se font jour dès îe lendemain des Irattéis d'Aix-ln-Chapelle. La rivalité tend décidément à s'apaiser entre la France et l'Au- Iriche. L'une el l'autre se trouvent instruites et averties, et elle» »'aclieraineut vers l'îilliance.
Les vues qui n'étaient qu'esquissées dans l'instrurtion de M. du Luc en ITlîî, qui se dessinaient davantaj^e dans celle de M. ele MiiH'poix en 1737. s'aeeenhient d'une manière Itvs marquée dans cM'lles qui sont données en 1749 à M. Itlondel. en 1750 à M. d'IIîiutefort, en 1732 à M. d'Auheterre. u Le Roi n'est nullement affecté des anciennes défiances qui, depuis le règ^no de Charles-Qnint, avoient fait regarder la maison d'Aulriche rommi une rivale dangereuse el împlarahle de la maison de France : rinimitié entre ces deux principales puissances ne doit plus être une raison d'Ltat'. » A ces intentions conciliantes de la France, il y a un obstacle, c'est l'Angleterre, qui est désormais la seule rivair, « Tennemie naturelle »> de la France, et qui demeure alliée à rAutriehe. Le prétexte de celte alliance, c'est Véguiiihrc puropéejt. Le ministère français critique vivement la portée que Ton donne à cette expression el le système politique que Ton prétend en déduire. « L'équilibre de pouvoir en Furnpe est le mot de ralliement qui réunit tlans un même concert de mesures, quoique par des motifs fort dilTérenls, les cours de Vienne et de Londres, les Klats généraux des Provinces-Unies et la plupart des Princes