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df touK les Klats assez puissants pour se passer de lu protocliou impériiile.
Les successions palatine et de liavicre.
On u dùj/i indiqué ri-dossus les raisons qui doivent faire différer ta discussion de ce qui concerne la succession de Bavière.
Il reste j\ traiter ici de ce qui regarde celle de Juliers et de Berg.
En i7i9 le feu Itoi donna la garantie à la maison Palatine, cl lui a procuré en 1741 relie du roi de Prusse comme le prix de rengagement que la cour palatine prenoit de s*unir à la cause des deux rots et do la garantie que la France donna de la posses- «ion de la haute Silésie et du comté de Gla(z.
Lorsqu'on chercha eu 1737 à réunir les Etats de TEmpiro contre le roi de Prusse, l'électeur palatin résista à nos sollicitalions par la crainte de fournir h la cour de Un-lin un motif légitime (le regarder sa garantie comme non avenue. Le Uoi s'entremit auprès de la cnur de Vienne pour faire suppléer à cette garantie par celle de la maison d'Autriche , et Sa Majesté contracta en outre Tohlig^atiou d'i'mployer ses Imns offices pour faire renouveler dans le traité de paix future eutn* Tlmpératriceileino et le roi de Pruss*' la garantie de 1741. Lar1î*'le xviit du nité <rHuhertshonrg porte en elFet cette stijuilalion dans ces termes : « Sa Majesté le roi de Prusse renouvellera la eonven-
^■ir lion faite en 1741 entre elle et l'électeur palatin au sujet de la
^B^accession de Juliers et de Berg, sous les mêmes conditions
^HRous lesquellrs ctli' a été conclue. »
■ Immédiatement après, le haron de Becker, voyant la cour de Berlin triomphante, persuada son maître de se jeteç dans ses bras et de s'attachrc à son eliar, en demandant pour prix de cet abandon le renouvellenu'ut de la garantie de 1741. Le roi de Prusse, après de longs détais, cl après avoir tlatlé l'espoir du ministre palatin, lui déclara nettement i|u"ayant contracté cet
I engagement sous rinterventiou de la France, il ne le renouvelloroil jamais que par la même entremise.
11 paruit (]ue depuis cette époque le baron de Becker, s'élanl rejeté du côté de ta cour do Vienne, a négocié auprès d'elle le
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nicjino rciiouvollcminil. On i{;nore si celle-ci la. lenlé à Berlin, mais jusqu'aux dernières démarches combinées des comtes de Mercy et de Sickingen, aucune dos parties intéressées u*avoit recherché le Roi sur cet olijel.
Il est bon do faire sentir à l'électeur palatin les fausses démarches auxquelles le baron de Bocker la induit, et c'est par cette raison que le comte de Vcrgennes a demandé d'être instruil de la négociation de 1763 dont les détails peuvent en effet influer sur la marche h suivre, si le Roi se détermine à négocier avec la cour de lieriin sur ccl objet.
Il se présente sur celle question plusieurs considérations qni méritent d'être pesées :
l*" La plus iniporlrinte de toutes, c'est que la cour de Vienne désespère sans doute de faire remplir par celle de n»Mliii un .mij gement solenuellcmenl contracté vis-à-vis d'elle.
2' En cherchiinl les causes qui peuvent avoir engagé le minislère aulricliieii à nous faire une insinuation qui cm{K)rte l'aveu tacite do cette impuissance, et d'une sorte de foiblesse. on n'en voit de plausible que dans le désir d'attacher lu cour palalino invariablement au système que l'Empereur a formé de réunir le corps catholique contre le corps proleslaul, et de se mollre vis-àvis d'elle dans la position ou de mériter sa reconnoissance pour ce que le Roi fera, ou de rejeter sur Sa Majesté le démérite de ce qu'elle ne fera pas.
3° Ces conjectures paroissent d'autant plus fondées qu*il est visible, suilouL d'après le dévouement servile du ministre dirigeant palalin à la cour de Vienne, que la démarche de rélectcur palatin a été diclée par le ministère autricliien.
4° 11 résulte de ces observations que le Roi ne joueroit qu'uo rôle secondaire dans une alTaire relativement h. laquelle on est obligé de revenir à Sa iMajesté après avoir épuisé pendant quatorze ans Ions les moyens imaginables pour la terminer san* elle.
Cette marche de la cour do "Vienne est d'autant plus remarquable, qu'elle oublie dans ce moment la jalousie extrême qu'elle a toujours montrée pour tout ce qui pourroit nous rapprocher du roi de Prusse et entretenir un fil de haison et de bonne