LA MAISON DE BAVH>RE
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Inteliigonro cnlro ces deux cours. Il faut sans doute en faire hon-
neur à sa confiance dans
obiU* et la bonne foi du Floi ot do
son ministère. Si olle ne craint pas que nous nous pn-valions de îelte négociation pour fonder des hases éventuelles de rapprochement, peut-être auftsi regarde-t-oHo le renouvellement de la Lganiulie de 1741 comme impossible à obtenir du roi de Pmsso dans les circonstances actuelles.
5" En elFi^, si Ton peut apprécier la conduite de ce prince et
>4Juétrer les motifs du refus d'exécuter le traité tl'Mulvertsbourg
il sa réponse au baron de Becker, on pourroit croire qu'il s'est
vsené cet obj«'l comme une pierre d'attente qui doit un jour
îPvir au renouvellement de ses anciennes liaisons avec la
•"raneo. D'aprfcs ce point de vue, on ne pourroit que craindre ijim
Roi se compromît par Ja démarche que la cour palatine soUi-
îile et qur le minislère aulrichien appuie par sos iiiftirmalions.
C'est ici le lieu d'observer qu'à prendre les choses à la
fligueur, le Roi n'est tenu qu'à persister dans sa garantie person-
m-îlle et qu'il a rempli les engagements contractés en 1759. lors-^
qu'il a demandé et obtenu de la cour do Vienne qu'elle comprît
diuis son traité de paix le renouvellement de l'acte dv IIW.
Cettocour dès lors en a fait son allaire, et le roi de l'russe n'ayant
pas stipulé NJ»-à-vis de la France, et le Roi ne pouvant agir avec
Majesté Prussienne que sur les eiTOmenls non existants dû
Palliance de 1741, Sa Majesté n'a ni le ilroit ni les moyens de se
I charger de la démarche dont il sagit. I II parolt résulter do ces différentes remarques que toutes lortcs d'obstacles s'opposent h ce que le Roi se détermine dans Mlle occasion par amitié rt par complaisance. Le ministère uutribhien est trop éclairé pour ue pa.s supposer qu'il en sent toute la lorce. Pout-élre sa démarche» vraiment illusoire, n'a-t-elle d'autre but que d'éc^nduiro la cour palatine et de lu tenir en bonne lumeur par l'appAt vague de terminer par rinlervenliou du Roi IDO alfuire qui tient autant à co-ur a rélcclrice ]»alaliue. Test ce que l'ambassadeur du Uoi rhercbera à pénétrer, et si i\ est en cCfot le projet du prince de Kaunitz, il sera facile d'y ^rer.
Quoi qu'il en soit, le parti le plus simple, le plus noble el^
Fl'al
plus nnalo^iio aux circonslancos, ainsi qu'à la «liguilé H" in|i''n^ls du Roi. j>aroîl Hre d«' répondre à la rour de Vienne, préliniinaîremeut : que Sa Majesté a demandé îles informalion^ h la cour de iManheîm sur re qui s'esl passé entre lélecteur palaliii et le roi de Prusse sur cette matière, et qu'elle désireroit égaic- TTient d'être instruite des tentatives que le miuislère auliichico peut avoir faites à cet égard; qu'au surplus le Roi étant résolu d'exécuter sa garantie, ainsi que Leurs Majestés Imftériftlrs , le sont de leur côté, Sa Majesté n'hésite pus de déclarer quVIlf m entrera volontiers dans des mesures analogues à ces disposi- " tions; que les intérêts et les eng^agements étant communs coin? les deux cours, le Roi se joindra avec empressement à Tlmpcta- Irice-Reine pour tout ce qui peut en assurer et faciliter raccom* plissement : que si Sa Mnjesté étoit en mesure d'entamer cet uhjel directement avec le roi de Prusse, elle n'hésiteroit pas de donner à l'éierteur palatin cette preuve d'amitié, et à Leurs Majestés Impériales celle marque de déférence; mais que Sa, Majesté Prussienne n'ayant contracté des engagementa qu'avec rimpénitrice-Reine, celte princesse seule peut en réclamer l'eiéculioii; que Sa Majesté agiroit néanmoins conformcracat au concert qui seroit aiTèlé d'une manière analogue à la position respective des deux cours. L'ambassadeur du Roi jugera d'après* les circonstances et d'après la disposition des esprilii, s'il con-. viendra de faire usage de la réflexion si sensible à la c^ur di» Vienne, de l'espèce de rapprochement que notre négociatioa , isolée exigeroit vis-à-vis de la cour de Berlin et des ouverUire^fl que celte négociation pnurroît nous attirer de sa part.
On doit confier à l'ambassadeur du Roi que le langage qur Sa Majesté fera tenir à réiecteur palatin sera analogue à celui qui vient de lui être tracé. Le ministre du Roi près de ce prince' sera d'ailleurs chargé de lui iusinuer avec la dextérité et la circonspei'lion qui sont dans son caraclère, que Sa Majesté a été peinée de ce que ce prince, qui a reçu tant de marques de bienveillance et d'intérêt de Sa Majesté, ne s'esl pas adressé à elle pour cet objet, et de ce qu'il lui a fait mystère de ses tentatives