‹ AustricheChapitre 167 sur 179 · SIS · texte numérisé non relu

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mulliplié«'«. Il lui fera cnlc*n4lr«\ avec les ménagements convenables, que le sort de celte affaire déptMïdant dt'sormais du Roi par le renvoi que les cours de Berlin et de Vienne en ont fait à Sa MajpHlé, elle est li'ès disposée à employer ses bons offices en faveur de l'électeur, mais que la marcbe que ce prince a suivie pour b'S r/'clamer gAnera ccllf de Sa Majesté, et (ju'ello ne pourra agir que ronjoinf*»mriil et coiicurremnicnl avec hi cour imprriab'. Au surplus, le Roi s'en remettra au zèle et aux lumières du sieur O'Dunn relativement au parti qu'il sera possible de tirer de celle conjnnrlure pour cimenli>r rattarlipnient que l'électeur palatin personnellement et la plus saine partie de son ministère ont témoig^né assez constamment pour la Fmnce.

L'importance des matières et la nouveauté de la démarche confidentielle de la cour de Vienne ont exigé tous les détails dans

I lesquels on vient d'entrer, et qnt, dans d'autres l'ircoustancKS, eussent pu paraître superllus. t>n croit d'ailleurs qu'il convient au Roi de s'expliquer sur les objets traités par le prince de Kaunitz

|Kttvec toute la franchise compatible avec sa dignité et ses intérAts, afin de lier, s'il se peut, une correspondance confidentielle qui dissipe l'obscurité et les nuages au travers desquels on a vu juAqu'ici les objets, même les plus essentiellement relatifs à l'alliance. Rien ne paroit plus propre à en resserrer les nœuds.

^L On terminera ce mémoire pur deux observations :

La première est que le prince de Kauuîtz n'a fait entrer pour rien la Suède dans ses mmbinaisous politiques. Klle doit cepen- (lant tenir nécessairement une place dans le système du Roi, el

laSa Majesté ne peut négliger l'intérêt qu'elle prend k la conservation de cette puissance. Llle recommauile à son ambassadeur de ne pas perdre cette considération de vue. Il cliercliera à la plactT k propos dans ses entretiens avec le ministère autrichien, el à pénétrer jusqu'à quel point Leurs Majestés Impériales concouriont aux mesures qui tendroient k la pr(.>tection de celte uronne.

La deuxième observation qu'on se permettra, porte sur le résultat général de la démarche de la cour de Vienne. Elle prouve que la force de la conjoncture amène cette cour k rechercher Sa Majesté, et ce besoin désormais constaté remet la France à la

place qu'elle doit occuper dans r«lliance. Le ministère de Sa Majesté sera très attentif k l'y maintenir avec la dignité propre à un si grand potentat, et en alliant avec ce soin, tous les égards que comportent l'intimité des liens dos deux cours et la confiance dont les nœuds viennent d'être resserrés.

Le Roi est d'ailleurs très, résolu de fortifier^ par tous les moyens qu'il tient dans ses mains, la considération qu'un concours inespéré de circonstances fait insensiblement renaître.

L'ambassadeur de Sa Majesté est trop pénétré de la grandeur de son maître et trop éclairé sur ses intérêts, pour D'avoir, pas perpétuellement ces vérités et cçs, résolutioiM^ présentes et pour n'y pas conformer son langage et ses démarches, Au surplus, la manière dopt le comte de Merey s'est acquitté de SA commission et la nature même do cette e:qplication confidentielle entre les.deux cours n'exigent pas de notre part une réponse par écrit, et le baron de Breteuil exécutera verbalement les instructions qui viennent de lui être tracées. Il sera néanmoins le maître d'en rédiger Jes principaux points par écrit pour les lire, s'il le, juge, à propos, au prince de Kaunitz, mais sans rien lui remettre à cet égard, même ad statum legendi.

SUPPLÉMENT AUX INSTRUCTIONS DU BARON DE BRETEUIL RÉTOURNAN+ A VIENNE. DU 9 MARS 1777.

Pendant le cours de la guerre entre les Turcs et Russes, cette dernière puissance a recherché l'amitié et la confiance de la république de Venise. Les Russes, qui ont vexé notre commerce dans l'Archipel, n'ont pas donné le moindre sujet de plainte aux navigateurs vénitiens. Depuis la paix, on a eu des notions vagues que les négociations respectives continuoient, et on a observé des symptômes d'intelligence et de bonne volonté réciproques. On apprend d'ailleurs que plusieurs cours soupçonnent, dans le moment actuel, une coalition entre celte république et la Russie et ses adhérents.

Il ne seroit pas étonnant, en effet, que les Vénitiens, guéris de leurs anciennes frayeurs, ne se portassent à insulter l'empire

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