Rapfiorl il« Saujon, du 6 décembre 16S
bass.ido, il on enverrait une semblable à celle qu'il rncovrail et que, jMuir la paix, il ('i-oiilorait Saiijnn. Mais relui-ci, ne recevant point d'instruction, deiiianfla son congé, qu'il obtint.
La diète, qui devait s'assembler pour régler les articles indécis dos traités de iG18, ne se rL^unil qu'au mois de décembre le.*»? h. Ratisbonne. L'Empereur y vint nu pf^rsonnc et Louis XIV y envoya M. de Vaulorte pour y traiter de l'exécutian et de l'afTermissement de la paix. F,e reoés rendu à la suite de rctte dirte. le 17 mai 16S4, confirma les traités de 1R4)S; mais l'Empereur continua d'y contre- %enir en assistani les Espa.^nols. Louis XIV lui lit adresser des représentations pur le comte de Vignacourt, qu'il lui envoya à cet effet. Ces ropréstutalions furent inutiles. La dépntation de la diète, chargée de suivre les afTaîies nlatives à l'exécuHoii de la paix, s'étant réunie à Francfort, le Roi cliar^jea le sieur de Orave!, son ministre prés de la diète, d'y porter plainte en son nom et do représenter « qu'il étoii vraisernblabli^ que ce Prince [rEuip<T<Miri ne se portoit à de pareilles infrattions en faveur des Espagnols que pour assurer le mariage de Léopold * son fils avec l'infante héritière de la couronne d'Kspagne* el faire revivri- ainsi en la personne {|r> ee jeune priiiee toutt? la puissance de (Iharles-Qninl par la réunion de tous les Kials de la maison d'Autriche, di* sorte que les Princes de l'Empire ne pouvoien( prendre trop de justes mesures pour prévenir un événemeni qui serait immanquableineiil suivi de la perte do leur liberté. •
La France et rAulriche étaient donc, sinon en étal de guerre, au moins en élat d'hostilité, lorsque Ferdinand lll mourut le 2 avril lt>57. Mazarirj songea l'i profiter de celte circonstance pour agir sur les électeurs et faire sortir la couronne impériale de la maison d'Au- Iriclii', Tel fut TobjcLde ta mission donnée au maréchal de Gramont l't il .M. de Linrme lires de la diète électorale cpii s'ouvrit au mois d'août tt>o7\ Us ne réussirent point à faire écarter l'archiduc Léopold. Il fut élu Empereur sous le nom de Léopold I", le IR juillet !838 ; mais les Électeurs, sous l'inlluence des ambassadeurs français, lui imposérenl une capiliilation par laquelle il promettait de maintenir les traités de 1048, de s'ahslenir de tout secours aux Espagnols et de favoriser le rétablissement di^ la paix entre la France et l'Espagne. En mCme temps, les envoyés de Louis XIV signèrent le 15 août t658 avec les électeurs de Mayence, de Cologne et de Bavière, le roi de Suède, le duc de Brunswick et le landgrave de Hesse-Cassel, le traité qui constituait la céîèljre al!tanc<^ de la /Jf/uc du Rht'n,
Malgré les engagements qu'il avait contractés, le nouvel Empc-
1. Léopold, né en 1U40, dii second mariage de Ferdinand. Empereur en iUSS. .
2. Marie-TliHPèse, fille de Philippe IV roi d'Espagne; elle épousa Louis XIV'.
3. Voir Vau^iiby : Hugues de Lionne^ t. II, iiv. II. Paris, 1881.
GUERRE DU NOHI>.
St
^TCiir ne rhangfia rien ù la conduite tic .son prédécesspur. 11 ne noiifla IK»inl au roi do Franco son élôvation ù l'Ernpire. Il en rôsulla que le Hoi ne le reconnut point, n'entretint avec lui aucuno relation, et évita infime « dans Irs écrits publics do le qualifier Emporeur, comme L»'il eût ignoré qu'il y en eût un au monde ' ». L'Empereur continua ^d'enfreindre la paix, et il se disposait à envoyer un corps d'armée au secours de l'Espagne lorsqu'il apprit la nouvelle de la trêve qui prérrda la paix des Pyrénées.
En m«>iDe temps, il avait pris parti contre un allié de Louis XIV, la
Suède, alors engagée dans la lutte connue sons le nom de la Grande
Guerre du Mord. Charles X-Gustave, due des Deux-Ponts, cousin do
Cbnstino de Suède, avait été choisi par les États de Suède pour
^^urréder à cette prince.sse. « Charlp.s-Gusfave, dit Voltaire *, ne
[connaissoit que la guerre. Il marcha sur la Pologne et la vainquit
i\ec la rofime rapidité que nous avons vu son petit-tils la subjuguer,
let il la perdit de même. Les Danois, alors défenseurs de la Pologne,
[jHircc qu'ils éloienl Itmjours eaneniis de ta Sui-de, tombèrent sur
[elle; mais Charles X, quoique chassé de la Pologtie, marcha sur la
[mer glacée, d'Ile en île, juscpTii Copenhague. » Le Danemark fut
contraint à la paix et la signa h» 2(i février HVàH ù IheskiUle. L'inler-
Iveoliou de la France et de l'Anglelerre rendit cette paix moins oné-
ri»usc. Mais le roi de Suéde recomment;a la guerre cinq mois après.
I#cs Hollandais vinrent au secours des Danois et forcèrent Charles-
Gui^lave à évacuer le Danemark, au mois de novembre trtof*. D'aulre
part, il était attaqué par l'électeur do Brandebourg : après s'être allié
avec la Suéde contre la Pologne pour obtenir la souveraineté de la
Prrj&se dm-alo, cet électeur s'alliait maintenant h la Pologne contre
la Suéde afin de la ronserver*. Il comptait en même temps profiter
de la détresse des Suédois pour leur prendre la Pomèranie qui leur
avait été cédée par les traités de t(>lH. Pour cette entreprise, qui
,con9(istait ù chasser les Suédois de rAllemagne et à anéaiilir une
lûv* cJau«e$ des traités de Westphalie, il avait obtenu l'allinnce do
frAiltricIn», et signé à eel elfet avec elle un traité, le 5> fi'vrier 1658.
[Léop^dd convoitait pijur lui-même ou pour son frère la couronne de
^uIogDi*, et il espérait, en secourant les Polonais, les contraindre à
lui .ittribuer. C'èlail eneon* une contiavi-nlion à ees traités qu'il
il, pur la capitulation de hYancfort, promis de resperter. Uuanl à
l'électeur do Brandebourg, il convient d'observer qu'il avait conclu
'|r* 54 février Ifi.^Ki une alliance défensive de six ans avec la Finance, et
[qu'en attaquant la Suéde il ne manquait pas seuhMnenl à des unga-