‹ AustricheChapitre 23 sur 179 · I. IiMmciion d« Colb«rt · texte numérisé non relu

I. IiMmciion d« Colb«rt

S. Bmai ntr ht Mœurs, ch. CLXxxvm.

I. Voir UmLY, tthtoirr de la formation lerritonaU de$ Était de l'Surope ceniw^ ïl, p. 13. Pari*. f816.

IRENT COLBERT, lilGO.

gemcnls solennels, mais il faisait en outre lag-uerro «\ un allié de son allié.

Les choses en étaient à ce point lorsque la paix fut conclue le

7 nnveinhre 165<> fntro la France d l'Espagne '. Le contrat de mariage de Louis XIV avec rinfanle Marie-Tliêrèse, fille aJnéc du roi d'Espagne, fut signé le mi^mo jour. Par un article de leur traité, les deux rois avaient déridé « d'employer sincèrement ol efficacrtment leurs ofBces, leurs interpositions et leur crédit pour la prompte pacification de tous les troubles de l'Empire et du Nord. •>

La Suède en avait appelé à Louis XIV contre l'Empereur, invo- (pianl la garantie des traités de \Vest])halie. Le lloi le notilia à la dépulalioD de la Diète de l'Empire el déclara que si, avant la fin du mois de février l(i60, l'Empereur n'avait point donné sur ses intentions des explications satisfaisantes, il ferait entrer ses troupes en Allemagne avec l'appui des alliés qu'il y avait.

Comme il n'y avait pas de ministre de France à Vienne, ce fut l'ambassadeur d'Espajçne en cette cour, le marquis de La Fuente, qui fut chargé d'y engager la négociation. Le ministre dirigeant en Espagne, don Louis de Haro, qui depuis la négociation des Pj'rénées était en grande conlianco avec Maxarin, envoya des instructions h cet effet au marquis de La Fuente. L'une des principales était de rétablir les relations entre le rai de France et l'Empereur. L'électeur de Mayence y travaillait de son côté, ainsi que son chancelier le baron de Boinebourg el le prince Guillaume de Fiirstenberg, frère de l'f'vÊqne de Strasbourg et Tun des principaux conseillers de l'électeur de Cologne.

Cependant, comme le temps pressait et qne les « consultations des Étals de l'Empire navoient pas accoutumé d'être courtes, de quelque importance qu'en fiit la brièveté ", Mazarin résolut d'envoyer un agent à Vienne pour s'entendre avec le marquis de La Fuente el s'éclairer sur les intentions de l'Empereur. Il choisit le sieur Gliarles Colbert, intendant d'Alsace et président du conseil souverain de celte province, 11 était frère cadet de Jean-Raptisle Colbert, qui fut contrôleur des finances, et il devint lui-méinf, mi M)79, secrétaire d'État des affaires étrangères sous le nom de marquis de Croissy. 11 était autorisé à voir au besoin l'Empereur et ses ministres, pourvu toutefois que l'Empereur eût au préalable notifié son avènement au lloi et que Colbert en eût entre les mains la preuve écrite.

,\ ses instructions, qui embrassaient toutes les affaires du temps, était jointe une lettre particulière de Mazarin, qui cuntenait, dans ses dernières lignes,, une insinuation faite pour donner à réfléchir à la cour de Vienne. 11 s'agissait de la marche du grand-vizir Kupruli-

t.^VALFnEY, |W., liv. III.

niTEnRE DES TURCS.

Mohammed contre la Transylvanie. Le prince d«^ Transylvanio, fîeorpes Rakocry 11. s'oliiit ligué avec les Suôdois contre Ic.a Polontii!». La Porte le dostilua ; il |»rit les armes, l'ut battu et, au couirui-ucement de l'ann^^e 16tl0, le grand-vizir uienaeait sa principunté avec une aninV «pif l'on eslitniiit ^U^ t tO,0(Kt liointups.

Le? instructions de Colherl sont dulées du 12 f(''vner KJfiO, Mazarin t'Unt premier ministre et Loinéiih? de Urienne secrétaire d'État des

lires étran£ri"^res.

I»OUH SKnVIR n'iNSTRUrrtON AU SIF.IJH COLBKHT I>K VANMfcHKS, IIDENT AU CONSEIL SOUVEHAIN n'ALSACK, sV,N ALLANT HK J.A PAET 1>L' nOI EN LA CUUh 1>E VIENNK, i^ FiSiVRIEH il)60'.

Sa Majestc a tant de satisfaelinn dos services que lui a rendus «It^pui.H plusieurs années eu tfMjles nerasituis le sii'ur r.ollH'rl, présideut eu saii conseil souverain d Alsaci;, et preiul d'ailleur» Uni de confiance en sa suffisance, en son alTectioii et en son apjilicatiou uu\ affaires <pii lui sont couiinises, de (|ueI(]iH' lutlure et MOsidêration qu'elles soient, que s'agissani aujourdhui d'une ndgorialion d'une grande imporUuiee et dans laquelle la lidélitô nVst |ias moins nécessaire que la dextérité [lour les »:randt's ntri-

ueuces qui peuvent s'en ensuivre, dans lesquelles non seideinent relt4' couronne, mais pres(jue tous les autres Klats de la chrétienté se trouveront intéressés, Sa Majesté a jeté 1rs yeux sur U personne dudil président pour lui confier cet emploi, s'assurani ne pouvoir faire un meilleur t-hoix et qu'il s'en acquit lera ronnno il M fait en toute autre rouconlre à son entier rruileiileineiil.

Sa Majesté désire qu'aussitôt que ledit sieur r'-olhertaura rre;u celle dépêche, après avoir pusse par Francfort et Maycnco jar le

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