AFFAIRES DE SUE
V^ier, il pourra retendre jusqu'au jour que la réponse dudil Empereur lui pourra être donnée à Vienne, pourvu qu'on ne prît point le chomiu de l'y amuser pour pousser ce[M'[ulant leurs desseins en Poméranie; et on ne fera do ce côlc-ci aucune nouveauté {MIT la voie des armes, jusqu'à co qu'on ait eu cette réponse qu'il fera savoir en toute diJigencc, en sorte que s'il est possible Sa JAajeslé la puisse avoir avant la On de mare.
En nixièine lieu, ledit sirur président saura que l'Empereur et rélecleur de Brandebourg eonnoissent si bien Tinjustice do leur entreprise en Poméranie et le tort quelle leur fait auprès de tous le» princes de l'Empire et de tous les Alleniaufls bien intentionnés pour le repos et le bien de leur patrie, qui voient rompre de cette »orUî, sans sujet, une paix qui a tant coulé de sang et «le travaux
quérir, que jusqu'ici ni l'un ni l'autre n'en ont osé publier le
itable motif, qui <-sl sans douU- «le reehasser. s'ils ijnnvoienl, comme a accoutumé de dire Volmar', les Suédois dans leurs rochers; mais ils ont lAcbé dans tous Irurs discours et leurs écrits do colorer cet injuste attentat par une protestation qu'ils n'ont autre but que de nécessiter le roi de Suède à prendre des pensives plus piiciliques. C'est en ces termes que l'Empereur a répondu par écrit au premier oflice (jue l'ambassadeur d'Espaiiiio lui a fait pour la paix, duquel écrit on adresse une copie audit *ieur président. C'est aussi aux mêmes termes que l'électeur de Bnuidelxmr^ a éeril à M. l'Electeur de Colofine et à d'antres priuc«s; e.t, à dire vrai, il ne peut guère parler d'autre manière SOT Paltaque d'une province dont il a déjà reçu ù Munster des récompenses au delà de sa juste valeur; et néanmoins on a d^uis peu recouvré une pièce qui noircit bien toutes les belles couleurs qu'ils emploient pour déguiser cette action : c'est un mémorial présenté par les ministres de Brandeboiu'g aux Etats des PfX)vinc^8-Uuie8 à La Haye, le 9 du mois de janvier de cette ■nDéCt dont on adresse une copie audtl sieur président qui verra qoe 1a troisième instance desdits ministres est que l'accommodetneul entre le roi de Suède et leur maître ne se fasse point qu'à condition que la Poméranie soit restituée à Son Altesse