PAIX DU NORD
Ir quelle apparr-nre il y avoil tîVspérer le rétablissement du »pos dans l'Empire, se Irouvo aujourd'hui dégagé de toute
des foi
ibr*
occMpalioii il
j^Biîuerrips H victorieuses qui sont aux portes de rAJImuigne, lyanl même une ligue toute fomiée do plusieurs princes de l'Mmpire, et que si la guerre s'y rallume, il pourra arriver que l'Empereur n'en sortira pas à si bon marché qu'il fit à Munster, m les Couronnes alliées ne laissèrent pas de tirer des avantages *ès considérables, quoique celle-ci fut alors chargée en mémo temps d'une autre pesante guerre; ils savent, d'autre paiH, qu'ils l'onl pas la même commodité d'appuyer l'Empereur que nous la ^uêde. à cause de la grande distance de leurs Etats, et qu'ils ne >euvenl. en tout cas, que lui donner des assistances d'argent donl ils sont assez épuisés et en ont besoin pour eux-mAmes, se »a>'aiit encore sur les bras les guerres d'Angleterre et de Portugal; de sorte que si l'intérêl est la rî'gle la plus certaine pour Buger de la vérité des intentions des princes, on ne peut presque [pan douter que le roi Catholique ne s'emploie de bonne foi jl «vec franchise en ce rétablissement de la paix, au moins dans TEmpirc; car pour celle de Pologne, on y pourroil considérer uae réserve, vu même le procédé qu'ont tenu jusqu'ici les ministres auti-ichieus aux traités de Prusse dont ils n*ont cessé l« IniTerser l'avancement par toutes sortes de moyens et de rhiranes, et cela pour parvenir plus sûrement et avec plus de lilc à la succession de la couronne de Pologne : connoissant que si une fois l'Empereur est désanné et hors de ce >yaamr-lù, il ne lui sera pas si aisé de porter les Poloiiois à Vlire, ou l'archiduc son frt'rc, pour leur Roi, que quand il les ieiidra comme duns sa déj)endance et sous le joug |>ar la néces- Wlé qu'ils ont de son appui contre la Suède; et ainsi il pourroil être que l'acquisition dans leiu* maison d'une couronne si puUsanle donneroit les mêmes sentiments au Hoi Cutholiquo et robligeroit, en ce fait-Iù particulier, à régler sa conduite et relie de ses ministres sur celle qu'a tenue jusqu'à présent TEmporeur.
En douzième lieu, ledit sieur Colbert saura que M. l'Electeur deMaycnce ayant pénétré que les ininislres de l'Empereur éloient
MKITIIU, Om IXtITUrCT. btl'I.UMAT. I. — 4
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fâchés aujourd'hui du cnnscil qu'ils donnt^renl à Francfort h. leur maîIiT do no pas doiiiirr pari au Roi dp son élection, parre qu'il a rompu toutes mesures el commerce avec cette couronne, el que s'ils croyoienl qu'il fût encore temps de faire celle notiGeation à Sa Majesté par une lettre que lui écriroit l'Empereur et que Sa Majeslé y voulût répondre de sa pari à raocoutumée. l'Empereur y seroit toul disposé, ledit sieur Electeur fil, il y a environ six semaines, savoir ici cette particularité sur laquelle il lui fut mandé que l'Empereur, écrivant ladite lettre. Sa Majesté y répondroit fort honnêtement; et ledit sieur élccleur nous a. depuis, fait savoir qu'étant maintenant assuré de celle réponse. il ne doutoit pas que la lettre ne lui fût bientôt envoyée pour la faire tenir au Roi.
Après toutes ces lumières qu'on donne audit sieur Colherl dont il pourra se prévaloir avantageusement j>our le bon succbs de ses négociations, il reste maintenant à l'informer de deux choses, l'une du sujet de son voyage, el l'autre de ce qu'il doit faire de sa part pour parvenir au but que se propose Sa Majeslé en son envoi.
Le sujet de sa mission est que, comme le mois de février court déjà (ibuit la fin a été dési«;;uée pour exécuter la résohilion et la garantie due et promise au roi do Suède), Sa Majesté, considérant d'ailleui's que les consultations des Etals do l'Empire n'ont pas accoutumé tl'être courtes, de quelque importance qu'eu fût la brièveté, elle a résolu d'envoyer une personne expresse à Vienne pour s'éclaircir par l'entremise du marquis de La Fuente, si l'Empereur veut faire la paix, ou, pour mieux dire, une réconciliation avec la Suède el quand, el où, cl à quelles conditions; ou bien s'il a dessein de continuer la guerre et d'attaquer de nouveau au printemps les lîtats (jue la couronne de Suède possède dans l'Empire.
On prend la voie de Tambassadeur d'Espagne pour tirer cet éclaircissement puur doux raisons : l'une en considération et en conformité de Tarticle CI du traité des Pyrénées, qui porte que les deux rois auront conjointement et de concert en celle allaire; rauire, parce que la dignité du Roi n'auroil pu permettre d'envoyer uue personne de sa pai*t à rEmpercur même,
tlume de notifier
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Uint quMl n'aura pninl s.ilîsfail h la lion h Sa Majesté.
Ce n'csl pas (jue l'une ni l'autre de ces misons doive retenir cdil Rieur Colbert (le mai-quis de La Fuenle le jugeant à propos) de parler et traiter avec les ministres do FEmpereur chez ledit niarqui.s ou en autre lieu tiers; au contraire, on eroit important qu'il dispose les clioses adroitemeul a ces sortes d'entrevues, avcjc Itt dignité du Roi, qutuid même il verroit par le rapport du
qui» de La Fuent»* qu'il n'en peut rien réussir de bon; afm qîie lesdils ministres ne puissent pas publier un jour dans TAllemagne^ <pron ne U'» u informés de rien et que si on leur eût parlé «»l fait des propositions équitables, la paix auroil été indubitablement conclue; comme, d'aulro côté, il nous sera a\'aiilâgeux. quoi qu'il arrive, de pouvoir dire avec fondement de vérité que l'on n'a rien omis pour porter les Impériaux à un bon accommodement. Ledit sienr (jolbert pourrott aussi, en nn bcAoiUf voir l'Empereur même, présupposé qu'on lui eût auparavant mis en main la lettre qu'il doit écrire à Sa Majesté ou qu'il eût certitude, par un duplicata qu'on lui pourroit donner, qu'elle eût été envoyée, et le prétexte de ce duplicata seroit le doute que la première ne se fût égarée.
Il ne doit donc s'adresser, arrivaul à Yieimc. qu'au seul marquis de La Fuente, chez lequel pourtant il s'excusera do loger s'il en étoit pressé, afin de ne lui pas donner celle iticonimodilé. et lui présentera la lettre de M. le Canlinal, hupjeîle étant laissée à cachet votant, afm qu'il la voie, lui donnera matière et information suffisante pour bien introduire sa négocialiuD avec ledit marquis.
U ne faut pas douter que dans la suite les ministres impériaux, ou eux-mêmes ou par la bouche dudit marquis, soit que l'Empereur veuille la jwiix ou la continuation de la guerre, ne fassent, en cotte occasion, audit président de grandes plaintes et l«ura aiM'Usalions accoutumées contre la Suède, c'est-à-dire des goarres injustes qu'ils diront que ce Ilot-là a entreprises contre tous ses voisins et auxquelles il ne veut jamais mettre fin. (>'est poan]Uoi, hitni qu'à tous les discours de cette nature ledit sieur GoUieri} jus^ju'à ce qu'il soit éclairci de ce qu'on peut esj)érer «le
la paix, no doive répondre que roninin étant là de la pari d'un Roi qui offre sa médiation pour un bon accommodrmonl entre FEmpcreur et ledit Roi, c'est-à-dire avec grande retenue et sans lémoigner de passion, il est important néanmoins qu'en passant à Francfort il ramasse tous les manifestes, mémoriaux, ou écrits présentés ou pul>liés dans celte ville-là par le président Biernokloii pour la justification des armes de Suède tlaiis les guerres de Pologne et de Danemark^ el que dans son chemin il les lise exactement pour posséder le plus qu'il pourra la matière et ne demeurer pas court aux objections que lui pourront faire les Impériaux, observant néanmoins, quand il sera obligé d'y répliquer, de le faire comme de la part el selon l'esprit des Suédois pour l'avoir ouï dire de la sorte à leurs ministres.
Quant à l'autre accusation que la Suède ne veut point mettre fin à toutes ces guerres, il faut quasi la traiter iihilôt de moquerie et la recevoir avec riséo qu'autrement, parce que les Impériaux savent bien on leur conscience, particulièrement pour la paix de Pologne, qu'il n'est rien que la roi de Suède n'ail fait depuis longtemps pour la pouvoir avoir, et qu'eux seuls sont la cause, par les traverses qu'ils y ont données, et ouvertement et sous main, que jusqu'à présent elle n'a pu se conclure, non pas même se traiter, si ce n'est depuis un mois. Après cela ledit sieui' Colbert leur pourra sérieusement remontrer que quand même la Suède n'aui'oit jamais fait aucune protestation de sa disposition à la paix, comme elle ne cesse d'en faire tous les jours ; quand elle n'auroil pas donné parole au Roi do se porter à toutes conditions justes cl honnêtes, comme Sa Majesté répond qu'elle fera, la présomption néanmoins de sa propension à la {faix seroit en sa faveur, n'étant pas à croire qu'un roi prudent, attaqué et comme assiégé de tous côtes par tant de puissants ennemis, veuille, de sa propre volonté, demeurer longtemps en un éliit pareil, mais plutôt mettre toute pierre en œuvre pour obvier à de plus grands dangers par sa prompte réconciliation ou avec tous ou au moins avec une partie de ses ennemis; et comme l'Empereur est sans doute le plus puissant de tous et le plus à craindre pour lui , puisqu'il peut même donner le braide qu'il voudra à la Pologne et à l'électeur de Brandebourg, il est bien
RELATIONS AVEC LA COUH DE VlEiNNE.
waispmblaLlo que le roi de Suëde D>'est pas si aveugle à des vérités si évidentes qu'il ne souhaili^ |irincipalement et avec passion df pouvoir se pacifier avec l'Empereur et par même moyen
;ir aussi de la guerre avec la Pologne.
Apre» la discussion de ce point, il est vraisemblable qu'il sera aussitôt parlé du lieu du traité, et que r£mpcreur probablement voudra que ce soit en Prusse, comme l'écrit qu'il a donné au marquis de La Fueiite le désii^ne assez; les raisons qu'on ronsid»*re qu'il a pour le désirer de la sorl<' sont, preraièroment, afin que le« plénipotentiaires ayant là comme sous leur main les grands du royaume de Pologne qui sont alîeclionnés à l'Autriche et qui favorisent ses intimations secrètes pour la succession à la muronnc, puissent d'autant mieux se prévaloir des personnes, dea affaires et du temps pour promouvoir cet intérêt si cousidé-
Le de sa maison.
La seconde, afin que les Etals de l'Empire (que l'Empereur a Çenséâ et pour avoir pris les armes sans leur avis et leur conliement et pour divers autres attentats contre leurs libertés et leurs priviR'ges) n'aient point de part à ce traité, de crainle qu'ils Ht! se veuillent servir de cette oec4isîon pour y faire insérer des contraires à l'atitorité impériale et à ses prétendus droits, r»l arriva à Munster; et ce fut aussi ce que le défunt Empereur eut plus de peine à y supporter; et, à. dire vrai, il n'y a Dul doute que si les Etats de TEmpire étoient enlemlus et avoient part en cette affaire, ils ne pressassent extraordinairemeut l'Empereur par de continuelles rcraonlrances et protesloliuns à donner le repos à leur patrie.
Quand on a demandé ici l'avis du président Bierneklou sur ce poiut du lieu du traité, qu'il croit aussi bien que nous que FEmpert^ur voudra être fii Prusse, il a dit qu'il ne jugeoil pas qu'il lâl nécessaire que ledit sieur Colbert résistât à cette intention de l'Empereur, puisque déjà on en est demeuré d'accord par un ronneiilement mutuel de tous les intéressés; mais seulement que sieur Colbi^rt lArliAt de bien observer par tous les discours î*on lui tiendra quri est le véritable dessein des Impériaux. Si l'Empereur incline sincèrement à faire la paix sans délai, on ra se contenter du lieu qui a déjà été choisi dans ta Prusse,
M LE PRÉSIDENT COLBKHT, 1060.
demouranl poiirtmit à la volonlé des Élab de l'Empire, splon la ronslitution de leurs afTuires, ou d'envoyer quelqu'un de leur corps ru Prusse pour y assister à leur nom, ou de tenir correspondance du lieu de leur assemblée à Francfort avec ceux qui seront en Prusse pour ménager dans ledit traité les intérêts de rEmpiro.
Mais en cas que ledit sieur Colberi s'aperçoive que Tinlention des Impériaux soit d'amuser seulement le tapis par de belles apparences et do vouloir en effet continuer la guerre, ou bien qu'il apprît, avant qu'arriver à Vienne ou lorsqu'il y sera, que les Polonois eussent conclu un accommodement avec la Suède dans lequel l'Empereur n'eût pas été compris, comme cela pourroit être arrivé, l'assemblée ayant dû commencer le 2 janvier, en ces deux C4is-là, il faudra réser\'er au Roi et au roi de Suède et à tous les Etats de l'Empire la faculté de consulter on commun sur le choix et la commodité du lieu du traité.
L'embarras et la difficulté sera bien plus grande sur le temps que sur le lieu, car nous no pouvons {>as suspendre, à notre bon plaisir et commodité, l'effet do la garantie qui a été promise, et que le Roi est, eu toutes façons, résolu de tenir et de prôler au roi de Suède. Il n'y a que la paix ou une assurance certaine qu'elle ne peut manquer de se faire et, cependant, une cessation de la part de l'Empereur de toutes hostilités dans l'Empire, qui puisse ou doive retenir le Roi de faire entrer ses armées en Allemagne au printemps, s'il voit que l'Empereur et M. l'électeur de Brandebourg prétendent aloi*s pousser de nouveau leur progrès dans la Poméranie ou ailleurs contre les États que la Suède possède dans l'Empire en vertu du traité de Munster. On n'est pas résolu ici de leur laisser impunément prendre cet avantage sans les obliger par une puissante diversion à songer plutôt de se défendre eux-mêmes qu'à inquiéter autrui. Ce point-ci est. ce semble, le plus important et le plus délicat que le sieur Cnlbert ail à traiter et à bien assurer, parc4? qu'il est le plus pressé et c^^lui qui souffre le moins do délais pour éviter de part et d'autre les nouveautés que l'action des aimes des deux côtés peut produire, et qui reudroient, après, la conclusion d'un aoconunodement plus épineuse et plus malaisée; et là-dessus ledit sieur
PAIX Dl
RK
ÏoIIhtI se doil proposer pour objet tJo rapporter quoique diose fit» Vienne qui vaille l'elfel d'une trêve, puistjut^ h> dt'Faul rie pouvoir il«s parties intéressées ne permet pan de faire silnl un traité formel de paix ou de trêve. On entend par là que l'Empe-
Ircur et l'électeur de Brandebourg ne couliruieronl pas à faire agir leui*8 armes dans l'Empire contre aucun État qu'y posslnle la Suède, jusqu'à ce qu'il y ait eu lieu cl temps de s'assembler pour faire la paix et de la conclure ou de s'y détromper qu'elle ne se peut faire. Il prendra pourtant gai*de de porter cette proposition avec délicatesse et avec dijui^nilé, parce qu'il semble pour l'ordinaire que celui qui fait instance d'une suspension a mauvaise opinion de ses allaires, et il ne faut pas qu'il courre
I risque de laisser prendre cette croyance à l'égard du Roi et de •on parti : faisant remanjuer que Su Majesté ne parle de la sorte qne comme un bon et sincère médiateur qui n'est pas encore entré enjeu et qui veut éviter, s'il est possible, les maux où l'AI-
B lemagne se trouveroit replongée en cas que r£mpereur n'arrèUmt
H pas Taclion de ses armes. Sa Majesté soit obligée de ue larder pas aussi à faire agir les siennes. Et ledit sieur (lolherl n'aura pas g^rand'peine à insinuer lout doucement que le Roi, exécutant la résolution qu'il a prise d'assister le roi de Sutîde pour la
■ manutention du traité de Munster, il le peut et le voudra faire de telle sorte que, suivant toutes les apparences, on ne puisse pas douter que le succës n'en soit bfureux. Il pourra même bire remarquer que l'on ne se résoudroit pas aisément à parler
H de trèvo ou de suspension, si on so pouvoit imaginer que l'on dût imputer cela à la moindre appréhension des armes de l'Knipereur; mais que le seul motif que l'on a en cela est l'envie que
Éle lloi a de voir la cbrétienlé jouir d'une pleine paix, et satisfaire à l'engagement dans lequel il est entré avec le Roi Catholique par le moyen de ce qui a été arrêté entre leurs deux principaux ministres. Il informera cepeudanl bien parti«ulii'renn"nl M. Télecleur de Mayeneo et les ministres de Cologne du contenu on cet arUcJc, alin qu'ils agissent uniformément de leur côté par les moyens qu'ils peuvent avoir ptnir n^lenir l'Empereur d'attenter ei^pHiâ aucune nouveauté, jusqu'à ce qu'on ait pu voir si la paix peut faire, et si lus Espagnols procèdent sincèrement, ,M. le
LE PRÉSIDENT COLBEHT, lfi«0.
marquis de La Fuente ne s'y emploiera pas moins que loftdil soigneurs électeurs, romme il y a lieu «le le croire et que ledit < sieur Colbcrl doit témoigner avec affeclion au marquis de La Fuento qu'il est incapable d'en douter; voire ce sera là une véritable pierre de touche pour bien juger de quel pied VEsrpagne marche pour l'exécution de ce qui a été promis et urix'té en notre traité de paix.
Eu cas qu'il soit parlé audit sieur Colberl et qu'on mette sur le tapis la question quels sont ceux, ou tous ensemble ou chacun en particulier, qui doivent avoir part à ce traité et y être compris, il doit savoir deux choses qu'il fera remarquer : l'une que le roi de Suède a souvent fait de-s déclarations publiques, qu'il a confirmées en particulier au Roi, que son intention est de traiter ensemble et tout à la fois avec l'Empereur, les rois de Pologne et de Danemark et l'électeur de Brandebourg ; la seconde, que le roi de Danemark, à l'instigation principialement do l'Angleterre et de la Hollande, a choisi de faire un ti*aitu séparé auquel on travaille présentement en Danemark; que si aujourd'hui l'Empereur, le roi de «Pologne et l'électeur de Braudeliourg (qu'on ilit avoir ou persuadé ou au moins consenti que ledit roi de Danemark trailftt son aiîaire aéparémentl veulent la rappeler à l'autre traité commun, il est indubitable que cela apportera un grand retardement et à la négociation et à sa conclusion, et ce sera même une preuve que les Impériaux ont plus la guerre en tète qu'un bon accommodement. Sur quoi ce[K'ndant ledit sieur Colbert leur pourra remontrer que depuis la défaite des titiupes suédoises dans PUe de Fiouie, le roi de Danemark a plus de forces qu'il ne lui faut pour se défendre et en a même aases poor attaquer ; qu'outre cela il a l'assistance des Ilollandois et beaucoup d'autres commodités poiu' la continuation de la guerre s'il y est obligé; 4 quoi il pourra encore ajouter que l'ambassadeur de Suède en cette cour a parlé au Roi d'une manière louchant ce traité de Danemark et les conditions auxquelles son maître étoît disposé et résolu de coodkaetndre, que Sa Majesté ne pe«l douter que ce différend b« smt trî^s aisé à assoupir et à pacifier, povrrtt que Tes Danois. eufié« ilu dernier succès de leurs arases, me pré-