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à TEmpiro, il soutuMuIra plu» vivemonl rnoorc que TEmpelîr les prôlenlions de la ronronne impi'«riiilo sur ritjilir, ^A l'cparil iles ininislrcH, THnipercur léiiioijîne plus do conpour le comlp do Kinsky que pour les autres, ajipt'lt's jnisilres de la Conféreuco ; ceux donl elle osl composée sont, ulre !e comte de KinHky, le princo de Dietrichstein, le prino^ Salm. gouverneur du Roi des Ilomuius, le eomle d'OrIling, réftidenl du conseil auliquc, le comte de Walleustein el le coinle de Kaunitz, vice-chancelier de l'Ivmpiie; le marquis de Villar» les couootl tous, et il soroil inutile do lui dire ce qu'il remarqui^ lui-m<>mo sur ch.icun de ces ministres. L'inteution de Sa Majesté est qu'il ne [lerde point de temps pour w rendre à Vienne, ot qu'aussilùU'iprës son arrivée il envoie ujvanl l'usage, en donner part aux minisires; qu'il rriiilr> les aitcs ordinaires et qu'il df-mande ses audiences conformément qu'il a déjà fait lorsqu'il a été ehargé des ordres du Iloi en Ue cour et à ce qui est contenu dans Icntéiiiuireque Sa Majesté Joindre à celte instruction .
Lorsque le marquis de Villars aura sa première audience de unpen'Ur, après avoir n-ndu la lettre que le Rni écrit de sa , ii lui dira cjne Sa Majesté ne lui a point donné d'ordre plus exprès que de bien faire connoltre à ce prince le véritable déjiir qu'elle a de maintenir avn- lui une pnrfaile intellif^ence ; qu'elle est nécessaire pour le bien f;énéral de la ehrélicnlé, et qu'étant rétablie sur un fondement aussi soliile. Sa Majesté s'as- •uro que rien ne sera capable de l'altérer; qu'elle croit pouvoir en jngor aiAsi sur la connoissatice qu'elb' a des sincères iutende l'Empereur; que de son côté elle est très disposée h er autant qu'il peut dépendre d'elle h cette iminn et h à ce prince les marques d'amilîé quil doit attendre de proximité du sang et des alliances étroites qui l'unissent h « llajesté.
A l'égard di- rimpératrice et du roi des Romains il se servira,
* les audiences quil en aura, de tous les termes les plus
obligeants et les plus capables de leur faire connotlro l'estime et
Viimitié de Sa Majesté, aussi bien que le désir qu'elle a de leur
•D duoner des marques.
tOÊCOta. on txjnmccT. uirtuMAT. i. — 10
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.K MARQUIS DE VILUARS, fi
H n'y a null*' difficuUé sur les cérémonies qui s'observenl aux audiences de rEmpereiir. de rimjwralricc et du roi dosi Uoinainn; mais ce dernier étant encore archiduc, on prétendit iatruduirtun nouvel usage h la réception qu'il avoit toujours faite aux envoyés du Hoi jusqu'au jour que le marquis de Villars en eut audience en Fumiéo 1687; il se souviendra qu'à cette audience rarchiduc, présentement roi des Komains^ le reçut ayant son chapeau sur la tôle ; que d'abord le ^rand maître de la maison de l'Empereur voulut faire passer ce traitement comme une omission de la pari de re prince el qu'ensuite le prince de Snlm avAul sonlciiii que le cérémonial dcvoil cire réglé de cette sorte, lu marquis de Villars ne prit d'audience de congé que de l'Empereur et. de l'Impératrice; la qualité de roi îles Romains lève présiiitcmeiil cetli" difficulté à l'égard de ce prince, et il n'y a pas lieu de croire que l'ardùduc Charles, second fils de TEmpereur, prétende recevtjîr les «envoyés du Roi do cette manière; si néanmoins le marquis de Villars apprend que ce soit Tusagc à l'égard des autres envoyés, il lu infirmera Sa Majesté; mais il .ilt^'ndra ses ordres avant que de demander l'audience de rarchiduc.
11 esl 1res essentiel que pendant son séjour à Vienne il coniienne ses domestiques dans un tel ordre que jamais plus ils ne se trouvent compris, s'il esl possible, dans aucune querelle; l'expénenco a fait voir que souvent on cherche à leur en susciter, et l'allention à les éviler doit être plus grande en celle cour qu'en quelque autre que ce puisse être. Sa Majesté no doulo pas de l'application particulière que le marqufs de Villars y apportera.
Quant à sa conduite personnelle, il sait que le service du Roi demande qu'il entre, autant qu'il lui sera possible, dans un commerce libre avec les principaux de cette cour et, quoiqu'il ne soil pas aisé aux envoyés de Sa Majesté, toujours suspects à Vienne, d'élablii' cette sorte de confiance et de fanïiliarité, elle s'assure cependant que le mai'quis de Villars sera plus propre que personne k l'acquérir; s'il y réussit, il en tirera de grands secours pour le service du Roi et sera souvent informé des choses qu'il auroil le plus de peine à découvrir par d'autres voies