‹ AustricheChapitre 47 sur 179 · ENT DE LA PAÏX · texte numérisé non relu

ENT DE LA PAÏX

pntx néfpssaire, et pour lors los inierfil» de ee prince ne les ont jamais empochés do lu conclure.

Il ne faut pas reprocher à la mémoire de la feue reine de la Graado-Bretugne le parti qu'elle sut prendre liabilenient pour finir, à l'avantage de ses peuples, une guerre qu'ils n'étoiont plus 611 état de soutenir, et pour assurer le repos général de l'Europe en déterminant le sort de l'Espagne. Mais ce qu'elle fit ii propos à Ulrecht sera dans les temps à venir un exemple pour ses succeafleura, et si quelqu'un d'eux engage la maison d'Autriche à renouveler la guerre, il ne se croira pas moins en droit que cette princesse de faire la paix lorsque les intérêts de l'Angleterre le demanderont.

Les Uollaudois ont enseigné les premiers cette route, ils la suivront encore toutes les fois que le bien de leur Etat l'exigera; car il est certain cpje si les iiriiires règlent rarement leur conduite on matière d'ICtal par les souliments d'amitié ou de recounoÎBSance, ces motifs agissent encore moins sur les républîijues. Il «e prépare d'ailleurs entre l'Empereur et le» Provinces-Unies des sujets d'ombrage et de division qui n'existolenl pas avjiiit Tacquisition que ce prince a faite des Pays-Bas espagnols, el ces mêmes ombrages uniront encore plus fortement les IIol- Umloiauvec le roi de la Grande-Bretagne*.

L'avéoement de ce Prince à la couronne a été célébré h Vienne comme un événement heureux pour la maison d'Au- Iriche, parce qu'il est 1res ordinaire qu'on soiL plus touché do Télal présent que des réflexions h faire sur l'avenir. Ainsi cette cour, irritée de la conduite que la feue reine d'Angleterre avoit lenuo k son égard, ne prévoyoit qu'un changenienl favorable dan» les sentiments opposés de son successeur. Elle comptoil ftur rattachement déclaré do ce prince pour la maison d'Au-

I. George I*^. It 6udt dis d'Rroest-Augustd, ëlec((>ar do Hanovre, qui arait \a dr L<^opold (tn 16!12 le litrn i<lcctoraL Erne«t>Au^uâte était mort en 1608. ifir* Q« r«coaiiul nOftor^t» <m ltlr« t^ectoral qu'en 170Â. II fut appelé en Hit, «•n vertu du Itîli iIa sui.'cesoion protetitante (23 juin 1701) à succéder eu Angleterre à K>a amère-côosine In roine Anne. U ^tait donc en m^me tempa roi de la Gruidê- Bretagneet électeur de IlanovrA. U n'j avait entre In* deux Ktuta qu'union jtcraonoHli». Lee deux pouv»»rn»«iuenu demeurèrent separt's. — En llOti, George joignit aux Eutt qu'il arait ht^ritéa de son père, ceux de son oncle er lienu-pkro, Oi^orge- OBiUanme, duc de Zell.

triche, sur rcn^a^'cmont qu'il a pris, en recevanl la dij^nilé cieftorale, d'unir toujours dnns les élections îi TEmpin» sou sulFrage à celui de cette maison. Mais il peut arriver aisémeut que les projeta d'un roi d*Anglctorro, électeur de l'Empire, soient contraires aux protestations faites pai" un duc d'HanoNTc, ardent el attentif i'i mi-nager la protection de l'Empereur pour acquérir de nouveaux litres.

Si l'un promet tout pour y parvenir et s'il sVngage même contre les lois et contre les ronstilulions de l'Empire qui veulent que Féioction soit libre, l'autre se croit aisément dégagé d'une obligation qu'il n'a pu contracter valablement contre la disposition de ces lois solennelles. Si l'un se fait honneur de son attachement inviolable pour la maison d'Autriche, l'autre se laisse aisément persuader qu'étant devenu roi, il doit à son honneur de se faire le chef des prrtlestants d'Allemagne el de leur procurer rallernalive qu'ils désirent depuis longtemps inutilement dans les élections des empereurs, car ils n'ont point encore eu de conjoncture si favorable pour Tob tenir depuis que les hérésies se sont malhoureusem<'iit réiiandues dans l'Europe et qu'elles ont servi de prétexte aux changements arrivés dans les Etats d'iVllemagne.

La maison d'Hanovre, que l'Empereur a rendue plus puissanté qu'elle n'a jamais été en autorisant In réunion des doux duchés de Zell et d'Hanovre el l'élevant à la dignité électorale, acquiert encort^ un nouveau degré de considération p»U" sou avènement an trôa(? d'Angleterre. Sou nom et ses avis en seront plus respectés des princes protestants de l'Empire, et comme elle n'a pas le même avantage en Angleterre, pins le roi de la CirauJe-Brctagne trouvera de diflienllés à gouverner ses nouveaux sujeUs, plus il croira de son intérêt de faire une figure considérable en Allemagne, et pai* cette voie de se rendre absolu diins son royaume.

Il entretient déjà dans ses Etats héréditaires un corps do troujms assez nombreux, obéissant aux seuls ordres de ce prince, indépcndiini de l'Angleterre, également prêt à servir en AUeningiit^ ou bien à passer la mer suivant la volonté du Roi son niiiUrj».

lNGLEterre kt la

iC roi de Prusse, jEfondre du roi do la Grandc-Brelag'nc ', a de

soixuntn millo hommes sur piod, et I union pai tant [»Uis grande entre ces deux prini^cs qu'elle est fondée sur rialérèt commun, et sur rcspérance qu'ils oui l'un et l'autre d'Agnindir leur» Etuis par leur mutuelle intelligence.

Ils *ont assurés du roi de l)am>mark*, intéressé lui-même à s«» ménager l'aiipui de deux alliés on étal de le garantir de la vengeoncM'. du roi de Suède.

S'il arrive donc que les troubles du Nord' Unissent par une jiaîx que le Roi lAchera de procurer par ses offices et que l'ICmp«*mur pareil désirer, le parti protestant se trouvera formé et peul-iVlro en état d'exciter dans l'Empire des guerres plus fAcheuses que celle» qu'on aura pris soin d'éteindre; car il connoîl se» forces, cl certainement elles sont plus jurandes que celles des princes catholiques. La maison de Bavière étoit autrefois lenr principal soutien; mais sa loiig;ue proscription et la mine de ses pays héréditaires ne lui permettront de longtemps de marquer avec succès son zèle ordinaire pour le bien de la religion*.

ik'pui» les traités de Westphalio, les catholiques onl acquis

1. L*41«et«ar de Brandebourg, Frc^dëric lll, avuii obifiiiti le titre roynl vn ITOO prix de »on allinuce arec Léopold. Il se proclama roi le 15 janvier 1701; lia ce titre royal oe s'appliquait qu'aa duché «ouverain de Prusse qui n^ fiiiHait point partie du Saint-Kmpire. Pour ses possessions eu Empire, ]« nouveau roi, que Toa i|aalifl.%il de Roi m Prusse, demeurait sous la suzeraineté du l'Em|)rrpur. Il miMirai «a 1713. Son HU Fr«'dériC'Ouillautue vit son titre royal reconnu & Utrecht par Ia Franco et l'Kfipajçne. Il était (Ils d'uue princesse do Hanovre, Sopliie-Churlo4te. et il avait épousé Sopliie-Durothée, Qlle de Ocorge I", dont il eut, eu 1714, un flls qui fiit le gnnd Frédéric.

1. Frédéric IV, fils de Christian V, auquel il avait succédé en 1699. La Norvkfçe était alors unie au Danemark.

S. En 1709. le roi de Su^de Charles XII avant été vaincu h. Pultava par l« tsar Vimtm l**, Frédrnc IV s'allia contre lui, pour le dépouiller, avec In Russie, la Saxe •C la Pologne. Battus en Suède, lus D.iooiB ruport^rant la guerre en Allemagne et a'MB|MPer«nt des possessions nllrmandes de la Suéde, sauf Stettiii et Str.'d»uud. C*|Mn»dant Charles XII, qai s'étnit réfugie chez le» Turcs depuis 17U9, revint à In fln de 1711. Le Danemark, la Pologne, la Russie reformèrent leur alliance contre

, JL» y<M<— , 1* Hanovre et l'Angleterre aceéilërent ù cette ligue, et ta guArro

h VtUttmr de B.iviére, Mas I^mmanuel (1670-1726}, s'élant alHé à Louis XtV, fbt Biis an ban de l'Empire en 1701$; nés tlU lurent retenus prisonniers, ses fOtats panaféa. Il im fui rétabli que par les traités de Raaladt et de Bade en 1714.

LE <:OMTE DU LL'C, ilWi.

deux voix dans !•» collège («leclonil '. Comnn» ils seroit-ol suihrieurs en nombre eu cas d'éleclion d'un empereur ou d'un roi des Romains, il y a lieu de croire que les prolcslanls ne se commettronl pas à proposer ralloniative sans avoir auparavant pris leurs mesure» pour assurer le succès de cette nouvoaulé*. Ils commenceront ù répandre quelques discours sur la nécessité dont il est de songer h l'élection d'un roi des Romains et de prévenir, par cette juste préc^iution» la confusion générale où TEmpirc se trouvcroit exposé si l'Empereur mouroit sans laisser de successeur. Les catholiques penseront et parleront comme eux, et si le corps de l'Empire décide que l'élection d'un roi des Romains soit nécessaire, les protestints se serviront alors utilement de leur puissance pour demander el j>eul-ôlre ]»our obtenir l'alleriialive. En ce cas, il ne seroit pas sur pour les catholiques de iMunpter sur le sulfrage de Saxe; car ils voient tous les jours que le roi lie Pologne continue, comme électeur, à donner sa voix avec les protestiiuls. Ces derniers n'omettroient vraisemblablement ni promesses ni espérances pour l'engager à se joindre à eux dans une occasion si importante, et ce prince feroît un grand elForL sur lui-même s'il résisLoit à l'nfTre de lui procurer la Silésie et de lui en garantir la possession*.

La couroniui! impériale, devenue comme héréditaire dans la maison d'Aulrirlie, ébranlera cerlaincmenl la disposition de tous les Etals tjue cette maison possède, si elle est transférée dans une autre, indépendamment (lu choix et de la décision de l'Empereur, et ce prince ne sera maître de Tompêcher qu'autant qu'il conservera la paix el qu'il prendi'a soin d'enlietenir avec le Roi uuo unifin fiarfaile. Car, en renouvelant la guerre, il ilépendroit des

i. Le huitième collège, créé en 1648 en faveur dô la Maison paJatiae, el le collège de Saxe, dont l'électeur, Frédéric-Auguste I)*', s'éLiit converti au catholiciarae en 1fiî)7 iflo de se faire élire roi de Pologne. Il y réjrna sous le nom d'Augu!it<4 II. On comptait auparavant comme voix catholiques : Mayence, Trêves, Cologne, Biilii^me, Bavière; — comme voit protestantes: Saxe, Brandebourjr. Brunsvrick- Hanovj-e.

2. On •désignait ainsi l'héritier présomptif à la couronne impériale. Il était élu par le collège électoral. Ou entendait par alternative, l'éleclioa «uccesaive d'un catholique et d'un protestant.

3. La Silésie faisait partie de la couronne de Bohême et ^toît pue^e avec cette couronne à la maison d'Autriche sous Ferdinand F»' en 1526.

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