L'AUTRICHE ET L'ANGLETERRE
Ilemi*nl sujet ii des rhiinjïpmciis si friiquonfs, et riiitcrrl qu'il nvoil au contraire h mainlonir ridi'l»'m<'nt la paix nouvellement coiidup.
H y a lien iIp croire que le nieur Cado{j:aii aura fait les mômes
fnslanees, qu'elles auront m^^me irié «rauUnl plus pressantes qu'il
paroîl par la miuilèro haute dont le roi do la Grande-Bretagne
s'fxpliijno au sujet du nouveau canal de Mardirk ', 4jue ce prince
«cherche des prétextes de rupture, «Hanl entraîné par l'intérêt que
le pcirli dominant en Angleterre croit avoir d'atta(|iier et de
[perdre les ministres de la feue reine de la Graudc-llivta^^ne, et
►our «Mît effet d'engager toute la nation dans une nouvelle
uerro. Le .sieur Mandai tâchera donc île s'informer très purti-
lièremcut de Telfet que les nouvelles représentations du sieur
"lailngan auront produit. Il observera soigneusement ses démar-
"hes, s'il est encore h Vienne, et s'il en est parti, il donnera la
léme attention ii celles de l'envoyé d'Angleterre, résident en
l«:î©lle rour. Enfin il n'oubliera rien pour être exactement instruit
«îo tout ce qui regarde une affaire importante aux intérêts du
Roi, de même qu'au bien général de tonte l'Europe,
On assure que le prince Eugène, connoissant parfaitenieul l'intérêt qu'a l'Empereur de consi-rver la paix, répuiseuienl de l'Angleterre ot de la Hollande et le peu de fondement qu'il y ■auroit à faire sur les promesses des Anglois, s'est opposé fortement aux propositions du sieur Stanhope ; que K's ministres allemands étoient également éloignés do les accepter et qu'elles n'ont été appuyées qui; par les Espagnols rebelles nu iloi leur maître, et qui n'envisagent de ressource que dans le renouvellement d'une guerre dont les événements ne sont jamais Li cwndrc pour des gens qui n'ont rien à perdre.
Sur ce fondement, il est du sor\ice du Roi que le prince Eugène «ache que Sa Majesté est instruite du zèle qu'il témoigne pour le maintien de la paix qu'il a signée à Rastadt et à Bade.
i. Louit XIV, par l'article IX <lu tra'iié d'Utrecht nvec l'An(.'|pierre, s'était engagé les rorlilicatkoaa et à combler le port de Duukerque. Tnndis qu'on exécutait
travAil, tl Itt creuser ii Mnrdick un autre port auquel nboutissail un Inrt^e cunnl. Il «n r^aultA de« difllculti'A avec l'Anfileterre, à lu suite desquelles ces truvaus (uniat »Ukp«nduti. (Ju i«it reprit sous la Régence.