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quera avec eux dans le mémo esprit qu'il aura fait avec TËmpercur; et il n'oubliera Heu pour leur faire sentir que runion en Roi et de rKmprreur étant aussi nécessaire au maintien de la paix dsins toute l'Europe en général et en particulier au bien di» la religion, Sa Majesté est persuadée que ce prince contribuera dr> son côté au succès de tout co qui pourra resserrer les ntpudft de celte union.
Les ministres de l'Empereur répondront vraisemblablement h CCS assurances d'une manière qui ]»araUra d'abord ne tlevoir lai.vser aucun doute au sieur ambassadeur sur la sincérité et la droiture de leurs intentions. Plusieurs considérations que l'on traitera d'abord bistortqnement et sur b'squflles on donnera ensuite des ordres au sieur duc de Uithelieu, jieuvent avoir part il c+^s premières démonstrations :
1" Les alliances que le Roi a contractées depuis sou avènement an trône ;
i" Les engagements dans lesquels Sa Majesté est entrée ;
'6* L'état actuel de la maison d'Aulrîibe et de sa puissance ;
i* Les aiTaîres présentes de la religion dans l'Empire ;
S* Les affaires du dehors de J'Allemaf^nie ;
Lorsque la cour de Vienne a lémoii^né tant de peines et
d'inquiétudes sur les liaisons étroites qu'elle voyoit se fnrmtT
«*nlre le Roi, le roi d'Angleterre et la république de Hollande,
**ï|p a Jugé sans doute qu'aussi long^temps que ces trois puis-
•*««nrrs seroient aussi intimement uni^'s ensemble, elle tenternil
vainement d'éluder ceux de ses engagemenls qui paroissoient
^ g^èncr. L'on a ressenti un des premiers effets de cette uninu
'<^t^ de la négociation qui fut entamée à Vienne pour obtenir
■ •^x^ jiédition des investitures éventuelles des Ettils drslinés à
' ■nfant Don Carlos. I^a cour de "Vienne ne négligea rien pendant
* ^x>tir» de cette négociation pour semer entre le Roi et le roi
** 'Angleterre des détiances qui pussent disjoindre leurs offices et
**JÎ «Iniiner de» moyens d«' dilfécer re.\|»éditîon des inveslilnres,
^'■"^^^îsemblablement dans l'espérance qu'il naltroit des éVêne-
••*<-*nta qui la meltroient en état de se dispenser de satisfaire à
*^** engagements; mais lorsqu'eUp vit que ses efforts étoienl
**'***iles, et que le lloi et le roi d'Angleterre, unis par des pnran-
]j; DL'i; DK lUCHKI.IKU, 172».
lies el par des ençajumieiils <M>ininniis. ag'îssoioiit d'un ]iaf conrert, elli' s«' délermina ennn ù donner les Inveslitun-s «lunl OD solliciloit rexpéditinn depuis pins d'ufi an- La considération des iiilérèls de la cour de Vienne au dehors n'a pas été sans dnule le plus grand molif de ses inquirhidcs sur les alliances du Roi ; elle a craint que les liaisons de Sa Majesté avec le roi d'Angleterre et la république de Hollainlr, ne portassent insensiblement Sa Majesté à prendre de» eofrag^f iTu-nls qui, fui donnant dans les affaires de l'Empire une |»«rl dtrerle el (uinripale, lui îirquéri'roienl aussi des puiiisans el des amis puissants en Alli'ma^m»',
Les alarmes de la cour de Vienne n'otil pas été peu auj^^mentées par les soupçons qu'elle a eus que le Iloi avoit pris des lîjiisons étroites avec le roi de Prusse dont elle «'onnoit la formel é et le zt^lc pour la religion protestante, et qu'elle a vu se inellre à la tète du parti protestant el en soutenir les droits avec la plus grantle vivacité.
Les efforts que celte cour a faits iodirectemeni depuis qiieî(iues années pour se rapprocher <le la cour de Berliu el l'iittai'her à ses intérêts, sont une preuve de l'ajjpréhensinn qu'elle a que réioignement du roi de Prusse ne le porte « prendre dt.'S liaisons dont les suites pourroient donner alteiole a lîiuUu'ité qu'elle a, et qu'elle t'iiercho à augmenter dans I Empire.
Les engagements du Roi sont tels aussi que l'Empereur ae pourroit jjresque tenter d'augmenter sa puissance au dehors sîios y trouver îles obstacles de la part du Roî. principalement "lu côté de l'Italie, où ce prince a paru dans tous les temps avoir les yeux attachés; et où l'on sait la peine qu'il u eue de voir réserver un établissement pour un prince du sang de France'. que la cour de Vienne peut croire qui sera dans tous les temps soutenu el appuyé des forces de Sa Majesté; mais indépeiulaniment de ce que Ton sait des engagements du Roi, les rours soupçonneuses et jalouses se portent aisément à croire que reus qui sont connus servent à en cacher d'autres, que l'on rviàn'