‹ AustricheChapitre 66 sur 179 · LA. PRAGMATIQUE SANCTION · texte numérisé non relu

LA. PRAGMATIQUE SANCTION

(rantant plu» que l'on en ignorn l'étendue, et cette double rniiidératiou peut beaucoup conlrihuer à relenir les minislrcs âv 'Empereur, ni à les empêcher de donner h leur mallre «les onseiJ.s doul ils aeroieril en quelque manii-re responsables s'ils nnoient h avoir des suites fâcheuses.

Il est vraisemblable que si ce prince avoil quelque projet en

Uî, il seroil. personnellemetit reU>nu par la n''fIexion île l'étal

so lrou\e sa maison. L'on ne peut pas ignorer Tinquirtude

il eftlisurles suites qu'auroil sa mort si elle amvoit sans qu'il

«ùl d'enfnnts mfties capables de soutenir la grandeur de sa

laison. puisque prévoyant que cet événement sentit suivi du

iirlage des g^rands Etats qu'il a .'icquis, non seninnifiit îl a fait

rcoiinoilre j)ar les Klats des royaumes de Ilnn^ric et Ar

tohéme, et par la plus grande partie des autres Hlnls qu'il pos-

•de. Tordre de succession qu'il a établi '; mais que même duus

crainte que les puissances étrangères ne eontribuassmit ibms

le temps h faire annuler les dispositions c|u'il avoil faites, il a

fait demander., par ses ministres au congrès. t[uv \v Ittij, U- roi

l'Angleterre et b- roi irEspaj^'in* voulussent bien garantir celle

lispusilion, sr foiulanl siw ce qu'il avoil iiarîinti lui-même Tor-

Ire de succession dans les royaumes de France, tl Espagne et

cl'Augleterre ; en sorte qu'il est aisé de juger par ces dilFérenles

lêmarches et par les marques daireclion que rEmpereur ddumi

lu priucc de Lorraine ([uil a fait venir à sa cour^ que eu

•ince, occupé de réflexions sur l'état de sa maison, ne croira

que ses intérêts, dans une partdlli» circonstance, puissent

lui permettre de former aiuuus projets qui pourroienl avoir

les suites longues et contraires k son repos vl à celui de sa

laîsou.

1. La Pragmatique mnction de Charles VI avait été recDanue **a 1720 par les kl* dfl la Bassin-Autriche et do lu Sitésie ; en i'221, par ceux d^ la Croatie; eu

lis, fttir cttut lie la Huni^ie, de la Transylvanie; en 1723, par ceux de la Bohème. U fut |iroclam*ie, l*> 20 dr*cemhrt> 1724, comme la loi organique de la nionarcbio iirichinnn*. C'est alora que Charles VI s'occupa de la faire reconnaîtra par les liuaacMA «tran^res.

2. Krai)i;ot!t-Etieane de Lorraine, né en 170S, fils et héritier préftomptif A« L«<o !•• liorraine, avait été appelé à Vienne en 1723 et destino à efi<)u»«r l'ar»

• Marir-Therèae, héritière presuiuptive de Charles VI, eu vertu de Is rojfmiiti^ue $ancti»n.

A quelque degr»5 de puissauce que l'Empereur soil par par les grandes acquisitions qu'il a faites, Ton n'ignore pas qm», nonobstant les secours qu'il a eus de plusieurs princes du dedans et du dehors de l'Empire, les dépenses de la guerre oot mis un g^rand dérangement dans ses finances, et que d'ailleurs oeux qu'il relire des Pays-Bas, de la Uongrie, du royaume d(> Naplos et de Sicile et du Mtlanois suffisent h peine à renln^li»'ii «les places et des troupes nécessaire» pour la garde de chacun de ces pays; en sorte que, indépentlamment de ce que chaque ijortif de ses nouvelles acquisitions lui est même à charg-e pendant h paix, il ne seroil pas en état do soutenir les dépenses de U guerre, surtout lorsqu'il ne Irouveroit pas les mêmes ressourc^rs que l'Angleterre, la Oollande et plusieurs princes de l'Empire lui ont fournies jM'iidatil le cours de la ih-nnère.

A ces cunsidératious se joint encore celk» de la situation présente des aiïairt's de la religion dan* TEnipire. Lors de la conclusion des traités do Westphalie, ceux qui y eurent la principale pai'l regardiîrent comme un point essentiel à l'équilibre et à la balnnce en E«ro[H% 1rs privilèges et les droits que l'on procuni aux princes et États de l'Empire, el qui» fixant les droits de la cour de Vienne, empécheroient k jamais que le corps germanique et cette corn*, qui ne pourroient agir que sur des principes el des intérêts communs, ne formassent un seul et même corps, qui seroil en edet devenu formidable à toutes les autres puissances do TEurope. C'est aussi parcelle raison que le feu Roi fil depuis avec plusieurs princes de l'Emidre un grand nombre de traités fondés prinr!palem<Mit sur la garantie et la manutenlion des traités de Westphalie, et que dans ceux que l'on conclut méinc à présent, on y rappelle loujours les mêmes Iruilés, comme une base nécessaire à la Iranquillilé publique.

D'un autie cùté la cour de Vienne, gênée par les bonifs étroites que ce traité avoit mises h son autorité, a loujours cherché les moyens d'en éluder TelTet, en altérant l'esprit de ses stipulations par des ititerprélations conformes h ses vues. Elli' < jirofité de toutes les occasions pour parvenir k ce but; et, oblig[f<? pendant les temps de guerre à des ménagcraeuls pour les priuft'S de l'Empire, qu'il lui importe alors de tenir attachés à sesiolt'-

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