LA LORRAINE
conique l'Emporeur demanda, coninip il a él»'' di( ci-dessus, e le Koi voulût bion garantir l'ordw ik: succession qu'il avoit bli dans su maison, on so contenta de répondre simplement e c'éloil une matière étrangère à l'objet du congrès; que d'ail- UM îl n'y avoit nulle parité entre ce i]ue l'Empereur avoil jugé à pos de faire dans l'intérieur jIp sa famille et e.o que toute l'Kurope et lui-mèine pers«*nuellement a\T>ient fait par rapport lin succession dans les royaumes de France et d'Espagne ut exigé omme une chose nécessaire à leur stireté '. L'Angleterre a témoi- ;né èire «ussi djins les niAmes disposi lions, et Sa Majesté ne Iroit pas encore qu'il lui puisse convenir de se lier d'avance les Bains sur un cas à venir et pcut-êlro même fort éloigné. Non tiroro une fois que le Hoi ait en wio de profiter de l'événement e la mort de l'Empereur sans enfants niAles, pour exciter des roubles, mais p^ircc qu<^ en général la prudence no permet pas e prendre dos engagements aussi prématurés.
A regard du prince de Lorraine, l'on peut croire que quelque iTection que l'Empereur ait pour lui, il ne prendra aucune déternination eu sa faveur tant qu'il pourra espérer d'avoir des sucie»fteurs. Cependant Sa Majesté veut bien eonlier d'avance au iearducde Uichelieu ses plus secrètes inleiilions sur ce point, die regarderoit comme contraire k ses intérêts tout ce qui pour- Dit, en contribuant à l'élévation de la maison de Lorraine, lui onDcr des moyens de faire. uaîU*<? du tnnibie dans le royaume U sur les frontières; et si elle croyoit qu'elle pût prendre dès à résent dans celle vue des mesures solides, elle ne halanceroil pss an momenl à y travailler; mais ce seroit d'avance donner h 'Erapereiirdea moyens de rendre les intentions du lloi suspectes par conséquent de faire réussir ses vues par les mêmes moyens ne Ton avoit jugé propres si en empêcher le succès; d'ailleurs qnatité d'étranger dans la personne du prince de Lorraim* et ïnlérét persuuuel des maisons do Saxe et do Bavière ' y feroient
1. La rvooociatioa r<*speclive du rni d'Espagne à In oournnne de Rrimc*, et dii
i d« France A la couronno d'Kspafrne, pour cujc et leuni dcsccQdniits.
i. L'>« deux archiduchesses, tlllo« de Josojdi 1", bt:riti^rr8 prosomptivestfn vertu
la (oi LfopoUiine. exclues par la PmffmntiijUf Sanction Je C'iinrU-a VI. uvnivat
I, Manc-Jo«e[)hi?, fn 1719. lo prinr.e électoral de Snxe, qui retrna en Pologu»
nattre sans doute des obstacles insurmontables sans que Ton ftt de la part de Sa Majesté d'autres démarches que de les entretenir lorsqu'ils seroient une fois nés. Ainsi le sieur duc de Richelieu gardera le plus grand secret sur ce que Sa Majesté lui confie, et il sera seulement très attentif à s'instruire de ce qui pourra se passer par rapport au prince de Lorraine, du degré de confiance et d'amitié qu'il acquerra auprès de l'Empereur, enfin de ceux des ministres de ce prince qui seroient instruits des vues et des espérances de la maison de Lorraine afin que, sur le compte qu'il en rendra exactement au Roi, Sa Majesté puisse régler sa conduite et ses résolutions sur des principes certains et l'instruire à mesure de ses intentions.
Si sur cet article, le sieur duc de Richelieu doit observer do grands ménagements, il n'en a pas de moindres à garder dans la manière de s'expliquer sur les affaires de la religion dont on a expliqué précédemment la situation. Sa Majesté, toujours également disposée à protéger la religion catholique, souhaiteroit que, sans contrevenir ^ ses engagements comme garante des traités de Westphalie, il lui fût possible d'agir dans cette vue do concert avec l'Empereur. Ce devroit être même un des principaux fruits de l'union si heureusement établie entre elle et ce prince ; mais l'expérience a fait connoître dans plusieurs occasions que la cour de Vienne, employant les spécieux prétextes de la religion pour le succès de ses vues, abuse aisément de ce qu'on lui confie qui peut regarder l'avantage de la religion catholique, et qu'elle profile des ouvertures qu'on lui fait pour inspirer aux protestants des défiances des intentions du Roi. Rien n'est plus préjudiciable à la religion catholique même que cette conduite, puisqu'il est aisé d'imaginer que les protestants, ayant lieu par là de croire qu'ils seroient abandonnés par ceux des garants des traités de Westphalie qui sont le plus en état de soutenir leurs privilèges, croiroient n'avoir plus de ressources que dans eux-mêmes; en sorte qu'ils se porteroient aisément à des partis violents qui pour-
sous le nom d'Auguste III ; Marie-Amélie, en 1722, le prince électoral de Bavière, Charles-Albert. Leurs contrats de mariage stipulaient une renonciation à toutea prétentions à la succession d'Autriche et la reconnaissance de la Pragmatique Sanction.