‹ AustricheChapitre 70 sur 179 · LA FRANCE ET L ALLEMAGNE · texte numérisé non relu

LA FRANCE ET L ALLEMAGNE

rôirnl (lonnor ii la religion tvUhoii(|u<'. uue atleinlo cousidôrable. Ainsi iJ est uécessaire à tous égards de se reufermor avec les ministres de l'Empereur dans les assurances générales que le Roi désire toujours de conlribuor au bieu de la religion en tout ce qui du sera pas contraire aux stipulations du traité de Westphalie.

Le sieur duc de Richelieu ne doit pas ignorer que, même par rapport aux princes de l'Empire en générjil, il soroil dangereux de témoigner trop d'empressement à soutenir leurs intérêts. Encore imbus dos préjugés que la cour do Vienne a su leur inspirer dans tous les temps, ils se porteroient à regarder cet eniprcssement comme un eiïel de l'envie que le Roi auroit de prendre uue f»art principide aux affaires intérieures de l'Empii-e cld'y fomenter la division pour ses intérêts particuliers; et c'est par celle raison principalement qu'il faut, en se bornant h des expressions générales, laisser aux princes de l'Empire, sans les y inviter, laliberté de recourir de leurs propres mouvements aux bons oflices du Roi, et se contenter de leur faire connoître que Sa Majesté sera toujours prèle, comme garante des traités de Westphalie» à leur donner des marques de sa prolecliou.

A l'égard de Texécution de Thorn, Sa Majesté, comme garante du traité d'Oliva qui a accordé aux villes de la Prusse polonoise, les privilèges que l'on prétend qui oui été abolis par celte exécution, ne pourroit pas se dispenser d'employer ses bons oflices à la réquisition dos puissances prolestantes ; et le Roi rendroit la foi do

engagements suspecte si elles avoienl lieu do douter de la «încérité de ses dispositions h cet égard. Le sieur duc de Riclioiieu doit aussi s'expliquer dans cet esprit; mais il doit s'atlucher d'ohord à rcconnoîlre, d'un côté, les sentiments des ministres de l'Empereur sur cet événement, et de l'autre jusqu'à quel point les protestants sont irrités, et si véritablement leur ressentiment iroil jusqu'aux effets. Cette connoissance est absolument nécessaire k Sa Majesté pour régler ses démarches et la mettre eu état de donnera son ambassadeur des ordres positifs.

Ain.si la conduite que lo sieur duo do Hirhelieu doit tenir

rapport à la situation présente de la cour de Viennes sur les lairt's d»' l'intérieur «le l'Empire, se btuin' dans ce momeni à

écouter beaucoup, à s'instruire cl à se reufermer dans des discours généraux tels qu'ils viennent de lui ùtrc prescrits.

A Têtard des afFaires du dehors de l'Empire il est prcsqui» impossible que celle d'Ostcode dont ou a ci-devant rapporté Torigine, ne donne lieu à quelque mouvement considérable en Europe, parce que, à quelque point de foiblesse que la république de Hollande paroisse être réduite, rétablissement do la Compagnie d'Ostende intéresse trop essentiellement la consei'N'ation de cet Etat pour qu'il ne se porte pas à quelque résolution violenl« contre les vaisseaux de cette Compagnie, avant qu^elle ail pu acquérir de plus grandes forces.

Eu général, le sieur ambassadeur remarquera aisément que le roi d'Angleterre, comme garant du traité de la Barrière, peut s'expliqueravocplus de force que Sa Majesté, qui n'est pas en i^Ut de rien faire déplus, quant à présent, que de représenter dans les occasions à la cour de Vienne que, si l'affaire d'Ostende donnoit lieu à ce que les Etats générau.x fussent troublés dans leurs possessions ou droits en Europe, elle ne pourroil alors, aux termes du traité de hi Haye, éluder l'effet de ses engagements que la république de Hollande seroil en droit de réclamer. C'est uusâ dans ces termes que le duc do Richelieu pourroit s'expliquer dans les occasions pressantes où il ne pourroit rester dans le silence sans inspirer des défiances des intentions du Roi. différanloopendant de le faire lorsque les circonstances lui permettront de demauder et d'attendre les ordres de Sa Majesté.

Plus la cour do Vienne a paru attentive depuis quelque temps à ménager les moyens de flatter la couronne de Sufcde, plus le sieur duc de Richelieu doit veiller attentivement à la conduite <lu ministre de cette couronne, qui a paru personnellement assw déN'oué depuis quelque temps aux ministres de TEmpereur. Il "^ seroit pas difficile d'inspirer à la Suède des défiances de leurs intentions en lui rappelant les temps où elle avoit trouvé dims la cour de Vienne les plus gi;inds obstacles h son étaldîssementda"* l'Empire, et ensuite au maintien de ce même établissements <&' sorte que l'on feroit aisément sentir à la couronne de Su^*** qu'elle n';i rien de solide à attendre de la partdelacour deVieii"*^*' qu'elle doit au contraire regarder comme son ennemie nature ^"-^

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