‹ AustricheChapitre 7 sur 179 · la*anietîoQ da duc da Rich«Iieu, iliU · texte numérisé non relu

la*anietîoQ da duc da Rich«Iieu, iliU

INTRODUCTION

Rien, en 1648, nï^Uil slIpulL* au sujet de la Lorraine. La France l'avait rniiqiiîseï et entendait la ^'"artler. Lo dur servait l'Espagne, l'Autrii'lie lo prott'geuiL II s'ensuivit des difficultés qui tiennent une plare considérable dans les relations des deux cours, et qui ne furent terminées qu'en 1738. par la cession de la Lorraine à la France. A l'époque an camnienre ce recueil, les afTaires de Lorraine se ratlachent à celles d'Espagne et par Ih k toutes celles de lEurope.

Malgré les engagements qu'elli* it pris, l'Autriche continue de soutenir l'Espagne dans les g-uerres que celle-ci poursuit encore contre la France. L'idée de réunir les deux monarchies et de reprendre les traditions de Charles-Quinl existe loujours à Vienne. La France en voit un signe dans les prétentions qu'a l'Empereur « du mariaf^e du roi de Hongrie, son lils, avec l'infante d'Espagne, par le moyen duquel il espère un jour joindre en sa personne ce qu'on a vu autrefois en celle de Charles-Quinl^ empereur et roi d'Espagne ' ». Les procédés de l'Empereur font que jusqu'à la paix des Pyrénées» en 1639, la France ne renoue point les relations avec lui ; et même après celte paix, comme il a négligé de notifier au Iloi son élection à l'Empire, la France ne le ri'Citnnait point et ne lui «'nvoie point de ministre.

Le premier qui paraît à Vienne, le président Colhert, en 1660, n'a qu'une mission temporaire. Les Etats du nord de l'Europe sont en guerre. La Pologne, le Danemark, le Brandebourg sont ligués contre la Suède ; lu Suède est alliée de la France : elle invoque la garantie des traités de Westphalie, La France se demande ce que fera l'Empereur, et elle déclare que si avant le mois de février, il n'a pas fait connaître ses intentions jiacifiques, les troupes dti Roi entreront en Allemagne. Le président Colbert est chargé de s'eiKjuérir des intentions de t'F^mpereur, et, s'il y a lieu, de négocier la paix du Nord. L'instruction qui lui est donnée est remarquable par l'étendue des objets qu'elle embrasse. Toutes les questions européennes y sont traitées. Elles le sont sous une forme toute technique, sans aucun appareil de composition, sans aucun ellorl de siyle, sans aucune rhétorique de chaueeilerie.

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