LIMITES DE L ALSACE
le Taulre. il fut qtieHtîoii du rétablissement dos t'hTtours de
kivière et de Cologne, rEmpeiTur diiïora lonc^temps d'exJÎ'culcr
^ll4' [larlie du traité, préteudant la faire dépondre de la satis-
LOtion qu'il domaiidoit sur phisiours g^riofs tant do rélocteur
latin quo do Tévôqu*' (!•' Spiro, do la noblesse de Sonabe, de
la marquise de Badr, du [trince de Montbéliard et de quelques
particuliers. Tous griefs peu fondés et fendant à détruire la sou-
vi«rainolé que lo Uni avoil acquise sur l'Alsace, ainsi que le duc
du Richelieu le pourra voir dans lo mémoire cl-joinl contonanl
llous ces griefs avec les réponses qui y furent faites en 171G. En
iméinti temps que le Roi prétendit avec raison que le rétablis-
icnt des électeurs do Bavière cl de Cologne qui avoit été
tîpulé purement et simplement dans le traité de paix, ne
levoit dépondre d'aucune nmdilion. Sa Majesté sentit bien qu'il
rétoit pas possible de répondre aux différentes prétentions que
'Kmpereur appuyoit et même qu'il fomentoil, sans entrer en
[uelque manière dans la discussion dos limites do l'Alsace et de
'ètondue de la souveraineté du ïloi sur celle province; eUe
rignoroit pas non plus combien il étoit délicat relativement &
l'Empire de traiter celte question sur le fondement des traités de
Testphalio, parco qu'ils rontîi'ruiont plusieurs oxceplions embar-
ra«sxmtes sur losquolles S;i Majesté no pouvoit pas céder sans
ir^judicier h ses droits, et qu'il éloit impossiblo pour ainsi dire,
le Houtonir en discussion réglée sans alarmer plusieurs princes
le l'Empire. C'est aussi pour cette raison quo, d'un cftlé, le Roi
Ta jamais cru qu'il convint à ses intérêts quo colle quostinii fût
•xaininéo p^ir des commissaires, et que, de rautre, elle proscrivit
^u comte du Luc, comme nu point iniporlanl, do se fonder tou-
|nurfi dans ses conférences avec les ministres de l'Empereur sur
'le traité de Ryswick dont l'explication éloit hii*n plus simple et
bien plus claire; Sa Majesté ordonna on mémo temps h son
Ambassadeur d'établir toujours les limites do l'Alsace à la rivière
le Queich; mais elle l'instruisil aussi des condescendances
[u'clle voudroil bien apporter on les restreignant à la Lautcr;
?llc lui recommanda copendant de n'en poinl faire l'ouverture
lui-mAme, persuade que ce seroit un moyen de rendre la cour
le Vienne plus difFicile sur les prétentions qu'elle appuyoit ^
POBIL D«» WUTHUrT. OlfLOMAT. I. — 15
mais seulement do se charger d'en rendre compte au Uoi lui en faisoit l'ouverture. Le conile du Luc ne put faire usage qu'impurfaitument de tout ce qui lui fut prescrit alors, non seulement parc« que sa santé ne lui permit pas de rester à Vienne, mais encore parce que dans la seule conférence qu'il eut sur ce sujet avec le prince Eugène et les autres ministres de TËmpereur, il ne fut pas difficile de remarquer que m croyant pas la discussion favorable pour eux, ils éviloienl de la laisser aller aussi loin qu'elle le pouvoil. Sur ce principe, il sera aisé au sieur «lue de Uichelieu de régler sa conduilo ilu manière que lorsqu'on lui parleroil des affaires d'Alsace, il ue laissftt entrevoir aucune sorte de facilités sur des droits lolaloment décidés par les traités et confirmés par la jouissance, et qu'il fît seulement voir en général que le Roi n'a jamais soutenu sur cela et qu'il ue soutiendra jamais en elfet qui- lt qni est de la justice et de l'équité la plus étroite : remettant à parler plus au long sur ce point lorsque les ministres de l'Empereur, en témoignant des dispositions droites et équitables, l'auroient rais en état do pouvoir demander les ordres do Sa Majesté.
Pour ce qui est des limites de Flandres, le sieur duc àv Richelieu sait qu'après la conclusion du traité do Bade, des commissaires, de paît et d'autre, s'assemblèrent h Lille, où l'on traita des demandes réciproques qui sont contenues dans les mémoires que Sa Majesté fait joiudre à cotte instruction. Mois sur les premières réponses qui furent faites aux demandes des commissaires de l'Empereur, ils trouvèrent des prétextes de rompre les conférences. Depuis, le comte de Kœnigseck' clai**venu près Sa Majesté en qualité d'ambassadeur de l'Empereur^ ce ne fut que peu de temps avant son départ pour retourner a Vienne, qu'il se détermina à remettre les mémoires contcn-Hii-t les demandes de sou maître. Il y fut répondu sans délai et 1< baron de Fouseca * ayant été envoyé ensuite à Paris po^xi
1. Le comtti de Kœni^eck, né en 1673. Lictitonaal généml, Btnbaseailpur ^ France en 1718, puis à Varsovie, la Haye et Madrid. Mort en 1751.
2. L« baron de Fonseca, qui fut miaistre plénipotentiaire au congrès de &*>' •ons en 1728.