LA MAISON DE BAVIÈRE
comme tHrnng«>re, leur esl indifftTonle; et ayant h souhaiter que )«• prince rpoux lîr riiérilièro parvienne à la rouroîitn' imp«''riale, il» nuroiont reg;ard6 la chose comme plus facile pour un prince de maison électorale que pour un qui ue tenoit au eorps germanique que par de très<pctits fiefs. Mais ces sentimons des ministres et des sujets de l'Empereur pour la maison de Bîivière lui soûl fort inutiles aujourd'hui. Il faut que les preuiierrt rej^ardtjut et traitent réiocleur comme te prince le jilus oppost- en inlentiomi aux vues de l'Empereur et aux intérêts do sa maison: »a couduile, ses démarches et ses écrits qui ne respti'ent que gi'andeur, indépendance et courage dans un déféré fort au-dessus (le celui de su puissance; la crainte où il a tenu lu cour de Vienne qu'il ne se joignît aux couronnes alliées dan» la dernière guorre; sou intelligence apparente avec la cour de Madi'id; le hruit qui semble prêt à se réaliser du mariage de sa fille avec le roi des Deux-Siciles; la mission qu'il vient de faire auprès du Roi, du romle de Terring. un de ses principaux ministres, et beaucoup d'autres circonstances no font qu'augmenter l'aversion et les inquiétudes de l'Empereur h. son égard, II ne faut pas di^uter qu'à Vienne on ne les témoigne au sieur ambassadeur du Uoi et qu'on ne lui marque grande curiosité de ce «pfest vrnu /aire auprès du Roi le comte de Terring. Le sieur marquis de Ilirepoix tranchera le plus qu'il pourra ces matières et se conlentrra d'assurer qu'un des uhjels de l'aUenlion du Roi les plus auivis esl di' conlrihuer à détruire les soupçons et les jalousies •éciproques qui règinnl h Vienne et à. Municli, et à rendre ces deux cours contentes l'une de Taulre. Il ue sera pas facile d'y parvenir, les vues et les prélenlions de l'élecleur Idessanl la Cîoiir de Vienne dans les points les plus iuléressants et les plus «onsibles, c'est-à-dire la eouronne impériale que la maison de Duvièro ne parolt pas disposée à laisser passer sans coucurrenoe »ur la léte do rhéritier des États de l'Empereur et Findivisibilité de ces Klats sur partie desquels cette maison soutient avoir des tlruils bien fondés au défaut des màlos de cellr d'Autriche.
Sa Majesté, après avoir donné à son ambassadeur celte juste idée de ce qui cause et maiiiti«*ndrii vraisemblablement longtemps l'opposition des maisons d'Aulritho et de Hiivière, n*a
plus qu'à lui recommander de considérer toujours que rattention do Sa Majesté se partage entre ne pas abandonner Télecteur aux suites de l'aversion et des inquiétudes de l'Empereur, et ne pas donner lieu à celui-ci de supposer que pour le présent, ni pour l'avenir, Sa Majesté veuille manquer en rien à l'union et à des engagements avec lui. Le sieur marquis de Mirepoix sentira donc avec quelle dextérité et quelle délicatesse il lui conviendra, pour le bien du service du Roi, de traiter tout ce qui, sans qu'il y donne lieu, s'offrira à discuter concernant la maison de Bavière, car l'électeur de Cologne * n'est pas vu à Vienne de meilleur œil que son frère. Il y a été même maltraité dans les derniers temps en la personne de ses ministres à qui on a refusé des audiences, et même l'accès à la cour, jusqu'à ce que leur maître ait paru avoir oublié tout ressentiment contre le feu comte de Plettemberg, qui de l'état de favori et de principal ministre de l'électeur, étoit passé au service de l'Empereur.
Le Roi ne sait pas si actuellement il se trouve à Vienne quelqu'un de la part de l'électeur de Cologne, autre que des agents; il y a toujours eu un envoyé de celui de Bavière : c'est, depuis six à sept mois, le marquis de la Pérouse, homme qui paroit avoir beaucoup de douceur et de sagesse ; Sa Majesté permet prescrit même à son ambassadeur, pour lui, tous les procédés qui pourront tout à la fois et flatter l'électeur son maître et ne point eiïaroucher ni inquiéter lus ministres de la cour de Vienne.
Ils sont plus satisfaits des deux autres électeurs ecclésiastiques, assez dociles à ce que la cour de Vienne souhaite ou exige d'eux dans le cours des affaires tant de l'intérieur de l'Empire que de celles que ce corps politique de l'Europe peut avoir avec les puissances étrangères.
Il sembleroit qu'y ayant à Vienne un vice-chancelier de l'Empire', c'est-à-dire un substitut de l'électeur de Mayence, cet officier devroit être entièrement dans sa dépendance; mais cet emploi se trouve toujours rempli par quelqu'un que la cour de