II
crélaire. Il s'en Irouve un «le l>«nrninrk en (jualité d'envoyé, c'est le baron de Berkenlin, homme d'esprit et de quelque lidéruture, fort rt^pundn dans !«' commerce du monde, quoiqne d*nn caraclèn* sérieux et austère; zélé extrêmement pour le lulhénmisme et pour le protestantisme en général : toujours prAt h faire eorps et à ameuter les ministres des puÎAsancflA de sa religion, pour s'élever contre ce qu'il imagiuc ue lui être pas avantageux; ù l'exeeplion de ce qu'a de désagréable pDur le ministère ili' l'Empereur en général, et pour le sieur de Barleijslein en particulier, celte partie de ses sentiment et de sa rotuluile, il est assez estimé et bien venu auprès de lool le monde.
Tour rontiuuer de donner au sienr marquis <k' MirepoLv àe$ notions des minisires étrangers à Vienne di^ «{uelque considération, il convient de faire mention ici des barons Zech etLandzinski, envoyés l'un du roi de Pologne Auguste ÎIl et rautrodc la Czarine.
Le premier, sujet assez capable et qui montre de la droiture, est à Vienne une espèce de ministre de famille; mais si cet él»l lui donne quelques agréments, l'ascendant que sou maître a loiss^ prendre sur soi à la cour de Vienne, depuis le traité qui a firécédé. son introduction en Polottui-. -, lui rend son ministère asse* diffnrile, sentant dans presque toutes les occasions où il soiilicwt les inlérélR de ci' maître, que la cour impériale obtiendra tôt ow lard à Dresde ce qu'il conteste à Vienne. Aussi reconnoît-on q« ^* tAclie de concilier les devoirs de son ministère avec l'attention «l*^ ne pas donner prise sur lui au comte de ZinzendorlT et au bafO** de Barlenslein. Ce n'est pas qu'il ne soit sensible à la hauie^** qu'il éprouve de la part du ministère impérial; il s'en cxpliq**^ même s;ins feinte avec ses amis, 11 trouve une sorte de ressoUf*^^ en l'impératrice Amélie, belle-mère du roi son maître; elle p^^
4. Le comle de Tessin, attaché au parti franrais en Suèilc, mitûstre âVi*** j
et ensuite à Paris (1730-17(3), où il ftign» la convention de cMnmerce euir^ France cl In Suortc du 2S iivril 17il. Il lut l'un des gouverneurs de Gu&inre II I- 2. Traite diilliîince eiUrn l'Empereur et l'électeur de Saxe, l'rêdêric-ABp'**' depuis Auguste III. 16 juilk-i 1733.
POLOGNE ET HUSSJE.
^♦fS^nrlqiipfois dans co «lu'il est r^hars^ô do iK'^nricr. Code jirincoHso. quoique sépor^îo do la cour, n'allant occupor l'ajipartomcnl qu'elle s'y psI résorvô qun pour des jours de cérémonie ou pour des événemonls de famille, nu i ii ii jH-rdu des ^«f^ards de l'Empereur pour elle, ni de la vénéralion qu'elle mérile si justement de tout le monde. Elle a beanrnup d(\ pouvoir sur IVspril du comlr de Zinzendnriïqtii fait profession d";ill.'icheinen( et de respect pour rlle. Une chose peut faire juger du bon esprit du baron Zech, c'est que ce fut contre »on gré qu'il conclut el signa rMlliance de son maître aver rEmprri'iir. II est persiintlr que la cour do Vienne le ronsidéreroit et ména^'croit beaufoup davonlQfire s'il n'éloit qu'électeur de Saxe, La dignité qu'il a acquise par la couronne de Pologne l'a mis dans une entière dépendance de l'EnipereiU' et de la Czarinr.
Cette priueessr a pour ministre à Virnnr. coimue on t'a dit. le baron Laiulzinskî, né Polotiois el catfioliqiie. Qnaml on Ta pratiqué, il est diflicile de sVnipéehei' de penser qu'il doit les succès qu'il peut avoir dans ses négociations à Vienne, un CTédil el à TasciMidanl que la puissanen qui l'emploie a su «'établir en cetle cour, beaucoup plus qu'à ses talents.
L'Empereur considère son alliance avec la Russie comme la plus essentielle pour ses uffaires politiqin*s. cl il essaye par toutes sortes de moy»Mis de persuader h Sa .MMJrsté que c'est In seule cii|ialdi' de pré\»'nir les elfels des iuquiéUnb'S el des mnu- >"aisc» dispositions des puissances protestant«'s de l'Allemague et du Nord, qui, déjà silres de trouver l'Angleterre et la Hollande indisposées contre lui, el peu contentes de la face que donni^ à l'Europe une intelligence si parfaite entre les cours de France el de Vienne, se croiroîenl en étal de liuit tenter en faveur du protestantisme, .si elles pouvoient compler que la Czarinc les favorisoroil; ce qui ne manqueroit pas d'arriver, suivant les raisonnements des impériaux, si la cour de Vienne ne tenoit pas celle de Pétersbourg étroitement liée à elle, parce que, selon eux. la Czarine ne sauroit demeurer neutre et simple spectatrice de ce qui se passeroit de considérable dans les parties de l'Europe (pii avoisinenl ses Etats. C'est en vue de ces considérations que II» minilitres impériaux cherchent à nlToiblir l'inquiétude (lu'on
Lh MAUULl^ HE MIKKPOIA, ITa
peiil proiidre des avantages que les Hussiens pcuvi'nt ninporlor diiiis la guerre conlrc les Turcs *.
Cet ai'ticle seul demanderoit uue instrucliou particulièi'e d forl élendne au sieur marquis de Mirepoix. Les ordres que Sa Majesté peul lui donner à cet égard dépendent de racc-uplalioo ou du refus de su médiation que les ministres de la Porte oui requise foiinellemont ; Sa Majesté dans cette circonstance oe peut montrer qu'une entière impartialité pour les puissances qai voudroienl s'en rapporter à son équité et à sa justice. Au re*l« le sieur marquis de Mirepoix réglera sa conduite avec le liaroD Laudzinski sur celle que ce ministre aura avec lui. Il coiivieul qu'il lui notifîe son arrivée, ainsi qu'aux autres ministres étrangers, et qu'il lui rende la visite qu'il en recevra: mais après ch premii'res démarches d'usage et de politesse, il n'entre tiendra avec lui de liaison qu'autant que ce ministre le préviendroit par lies avances de sa part et qu'il paraitroit désirer de se rapprocher
Le Roi ayant toujours fait paroltre plus d'attachement au Saitil-SièLÇi' quauruni* autre puissance, le sieur marquis df Mirepoix doit témoigner beaucoup de considération au nonce Passionei* Ce ministre ne cache point qu'il auroit plutôt dè8iré éln- employé en France qu'à Vienne ; il souffre impatiemment, les formalités et les hauteurs de la cour impériale, mais il c!*t iudisci'L't, et il seroit dangereux de s'y fier. 11 est ordinaîremi'ui assez instruit de ce qui se passe dans l'intérieur de la cour, étant lié d'amitié avec le chevalier Garelli, premier médecin dei l'Empereur. Le sieur marquis de Mirepoix n'aura pas de pein» à obtenir de lui la communication de la plus grande partie des choses qui vienneuL à sa connoissance. Il reste à prévenir lonkbassadeur du Rui que le nonce est odieux à Barlenstein qui n'ignore rien de ce qui échappe chaque jour à ce prélat dans \vS conversations pour donner du ridicule à sa faveur.
La situation des atlaires ne demande pas que Tambassadeui du Roi entretieuno avec le sieur Zeno, ambassadeur de la répU'
1. La Russie et In Turquie éUuent en ^erre depuis i736. Les Russes arain pris Azof, occupé la Crinn^t* et pris Otchakof. Par une convention du 9 janvier 17' l'Autriche s'eng^agea à entreiirendre, de son ci^të, des opérHtions couU% la Tïzrqu et ù ne paa faire la paix sans le consentcmeol de la Russie.
;NISE, ALLEMAGNE.
lîqnc d© "Venise, d'autres liaisons que celles qui seront néces-
saireB pour l'engager à no lui pas cacher les négociations avec
rtimpereur relatives aux airaires des Turcs et à lui faire part
id«?» atU ordinairement assez frais que les Vénitiens reçoivent
|.do Turquie. Il est assez indiiïérent que le sieur marquis de
iMirepoi.\ remette les lettres de sa correspondance aux ministres
Vienne ou à l'ambassadeur de la République. Celui-ci écrit
icoup plus souvent par les courriers allemands que par
le» sieus propres, les paquets ne sont donc pas moins sujets
par une voie que par l'autre à rinlerceplion que la cour de
Vienne en voudroit faire. Celte observation faite ici au sieur
ambassadeur du Roi lui exprime assez ratlontion qu'il doit
ravoir h co que de pareilles lettres soient conçues de sorte ou
chiiïréeA si parfaitement qu'elles ne puissent transmettre à la
ronnoissance »les impériaux rien que ce qu'il voudroit bien
qu'ils sussent des intonlions de Sa Majesté et de la fonduilo
d© la Franco.
La mémo précaution n'est pas à négliger pour toutes les autres correspondances que le Roi lui recommando d'entretenir avec la plupart de ses ministres dans les pays étrangers; elle [Miroll nécessaire par rapport non seulement à Vienne, mais encore à la fiaviëre, où l'on a lien de soupçonner que l'on pratique l'ouverture des lettres, sinon ordinairement, au moins dan» des conjonctures critiques aux yeux de la cour do Munich. Les ministres du Roi avec qui il ptirotl utile que le sieur marquis de Mirepoix soit dans un commerce de lettres assez irégutier, sont, outre le marquis de Villeneuve ', ceux qu'elle [lient à Berlin et k Slockholm, à Ratisbonno el Munich, quand il *y on aura, àManheim, à Turin, à Venise, à Florence, à Rome, à Londres et à la Haye. 8a Majesté ordonnera que ce qu'il pouriroil ètro bon qu'il apprît d'Kspaçfne lui soit écrit immédiatement, , do m^mc qu'elle se réserve de faire écrire au sieur comte do Vaul- I prenant oc qu'elle jugera à propos qu'il sache des négociations du [•leur marquis de Mirepoix. La correspoiidance ilirectc entre eux îur procureroit pas des informations plus promptes, attendu
1, Ambassadeur Je France :> CouKUiitinople.
BVBIL DBS IKSTKUCT. DIPLOMAT.
LE MARQLIS DE MIRBPOLX, 1737.
la longueur du tempe des ordinaires respectifs de Vionne et de Madrid.
C'est ce qui rendroit très peu utile au sieur ambassadeur do Roi d'étendre c«tte même eorrespondance jusqu'à Lisbonne. Il trouvera dans les ordres ou instructions qu'il recevra de la p«it du Roi chaque semaine, tout ce dont il conviendra qu'il soil informé concernant le roi de Portugal '. Les intérêts et les désirs déco prince trouvent assez d'appui et de complaisance auprès de l'Empereur son beau-frère. De pareilles dispositions sont quelquefois préjudiciables à la prééminence des principales couronnes M de l'Europe entre lesquelles le Portugal n'est point compté. " C'est principalement à Rome que le roi do Portugal cherche à établir ses prétentions sans même garder aucun ménagement. Les impériaux sont presque toujours spectateurs indifTérenls el quelquefois favorables. Les Espagnols , ou sont eux-mêmps brouillés avec Rome, parti qu'ils embrassent aussi volontiers et aussi fré({uemment que les Portugois, ou n'agissent pas c^nsé* quemment. Le Roi ne regnrderoit pas comme une chose indifférente de pouvoir faire prendre d'une façon permanente à la cour do Vionne le système d'un concours et d'un concert absolu des ministres de l'Empereur avec ceux de Sa Majesté en tout ce qui peut concerner l'honneur et les intérêts communs des couronnes. Si ce concert est nécessaire, c'est principalement lors du conclave prochain*; Sa Majesté Impériale n'a encore expliqué aucune de ses vues à cet égard, mais l'amlrnssadeur du Roi doit toujours déclarer que Sa Majesté est sans aucune prédilection pour aucun des sujets dignes du pontificat, et ne souhaite trouver en relui qui y sera élevé d'autre dispo-sition particulière pour la France que colle do se reposer sur le zèle et les soins (V© Sa Majesté pour mettre la dernière main à raffermissement la saine doctrine et de ta paix de l'Eglise dans son royaume. peut n'être pas inutile que lo sieur marquis de Mirepoix, traitant cette matière, fasse sentir avec ménagement que 1
1. Jean V, né en 1699, mort en 1750. Epousa, en 170^8, Marie-Antoinette (Ti triche, fille de Lëopold «t sœor de Charles VI.
2. Clémeni XII, élu ea 1730, avait soiiante-dix-huit ans qxiand il devint pajiK " Il ne mourut qu'en 1740, » quatre-vingt-huit ans.
ITUGAL.
^rtaiix agîsfmnt'flans lo conclave, soit uuis avec les François, SHparéâ d'eux, ceux-oi ne se prAloront point aux voies do
liaiitcuretde contrainte que coux-I,\ voiidroient premlre. ^P D» ce qui a élé dit ci-dossns touchant lo Portugal, le siour
marquis de Mtrcpoix no doit conclure aucune sorte d'indispo- Ksiiion dans Tcsprit du l\oi à rég:ard de oellr^ couronne. Dès lo Hiour que, consentant à oublier tout ce qui avoit donné lieu au H|[tisto mécontentement que Sa Majesté conservoil de ses pro- MkédéSf elle a bien voukn nommer un ambassadeur pour la cour Hfle Lisbonne, en même temps que don ïjuis d'Acunha a pris le ^caractère de celui du roi df Portugal auprès d'elle, elle a repris iipotir ce prince tous les sentiments qu'il peut justement désirer
^m Ce seroil donner à ce mémoire une étendue trop {grande et ^■tapcrflan que d'y parler do plusieurs ministres de princes d'Italie ^HH^Alleuiagne qui résident à Vienne, leur intérêt n'ayant point
de rapport direct avec la France.
jH Le sieur marquis de Mirepoix ne tardera peut-être pas à cn- "lendre parler de la répétition que fait lo due do Wurtemberg de plusieurs terres ou seigneuries situées en Franche- Comté et on Alsace, possédées ei-devant pur la branche de su maison qui avait la comté ou principauté de Montbéliard * ; mais lo Hoi no voulant point que celle aiïaire soit portée à Vienne, le sieur marquis de Mirepoix n'entrera dans aucune discussion sur cette matibrc, et n'écoutera ce qui pourra lui être dit, que pour eu rendre compte.
Le sieur marquis de Mirepoix écrira rég:ulièremeut tous les ordinaires pour tenir h* Roi informé de tout ce qui se passera Uus la cour oii il va résider et du succès de ses soins dans Texé» Uition des ordri^s que Sa Majesté lui aura donnés.
f e(»tiile-pruici»'r ou [irinciiiauty île MoiilbeliarJ, «juî reluvait de ta Praoohe-
ceriainM seigueuries (filaaionl, Ilêricotiri), apaaa^fâ de 1a bruacha
<»d«HI« de la mai»oa de WurU'ntberg, avait ë(è réaxù aux possession* wurleml>i<r>
^«obe* lorarjue la branche cadette avait «lé a|)[keléu à j rvgoor. Heuui à la Praoce
Liiuis XIV, ce c«mté avait «té mis aons séquestre, «d 1723, par la Fratic*, 4
tl» U protcstaûou élevée contre son retour à la ligne ducale pur les barons
de l'Espénuice, issus pur lidtnrdise du deruier comte apaua^. Lu traité de 1135 la
nadii to Wimemberg. — Voir IIihly, II, p. 279.
ÎT6
LE MAHQUIS L»E MlHËPOtX, 1737.
L'intention du lloi est que tous ses ambassadeurs el miaistrea au dehors lui rapporlenl, au retour de Ipurs emplois, une relation exacte de tout ce qui se sera passé de plus imporlanl dans les négociations qu'ils auront conduites; de Télat de$ cours et des pHys où ils auront servi ; des cérémonies qui s'y observent» sotL dans les entrées, soit dans les audiences ou dans toutes autres rencontres; du génie et des inclinations dcsprijices et do leurs ministres et enfin do tout ce qui peut donner une coniioissance particulière des lieux où ils auront été employés et des personnes avec lesquelles ils auront négocié. Ainsi, le sieur uuinjuis do Mirepuix aura soiji de préparer un ménioiro de celte sorte, en i'urme de relation de Temploi que Sa Majesté lui confie, pour le remettre à son retour entre les mains du Roi.
Le Roi ne juge pas nécessaire de porter plus loin ses piemiëres instructions au sieur marquis de Mirepoix à qui SaMajeslé se propose d'en faire parvenir d'aussi fréqucutcs et d'aussi détaillées qu'à aucun autre de ses ministres dons les cours étrangères. Il est même vraisemblalde qu'il n'arrivera point à "N'ienue sans y trouver des ordres de Sa Majesté sur ceux des points qui sont le plus en activité*
S'il s'arrête à Nimcy, il ne parlera point aux commissaire^ de l'Eniperfur pour les limites et enclaves de la Lorraine, qui n'ait eutreleuu ceux du Roi. Ce que ces derniers lui dii'outd*l'état de la négoeiaLion servira do règle aux réponses toujours renfermées dans des général ilés, qu'il fera au propos du comte de Kœnigseck-Erps el de son collfegue.
11 n'en a point de particuliers à tenir au roi de Pologne, duc de Lorraine, et si ilans les beures qu'il séjouniera à Luuéville il estime devoii' prendre quelque counoissance de l'état des choses conséquentes do la cession de la Lorraine, il les tirera du sieur de la Galaiztère et non do ce prince.
Le sieur marquis de Mirepoix doit rechercber quelque entre' tien avec le sieur miuéchal du Rourg, gouverneur et commandant pour le Roi à Strasbourg, afin de s'instruire s'il ne reste rien à désirer à la France pour le parfait accomplissement des conditions do la paix sur les frontières respectives, el si réci-
WDRTEMBERG ET BAVIÊHE.
proqiiemenl les Allemaiirls (avec fondement on non) n*ont rîpn à souhailer d'elle. Il sera bon aussi qu'il sache du dit sieur maréchal s'il a lieu ou non de se louer dos personnes qui, soil pour l'Emporour, soit pour l'Empire, sont rhargôes des commandemeuis des troupes ou des places sur ces frontières.
Comme la route la plus ordinaire h* fait passer k la vue de Stullgard, il est apparent que la cour de Wurlembcrj^ frra trouver quelqu'un à son passage dans le Heu le plus voisin sous prétexte do lui faire des compliments, mais, en elFet, pour lui parler des terres et seigneuries que la maison de \\'urtemberg réclame. Il recevra les marques d'attention qui lui seront données au nom de laditn rour, avec beaucoup dv. politt'ssp p1 de témoignages de M'usibilité. Du reste, il laissera sentir que raiïaire des terres ou seigneuries en question n'est point de celles qu'il est chargé de tniiler à Vienne et que le Roi complo qu'elle se terminera sous les yeux de Sa Majesté.
Il est autant à désirer que le sieur marquis do Mirepoix évite de pa.sspr à Munich qu'à craindre que l'électeur dr Bavière ne «oit sensible h ce soin que prendra un ambassadeur du Roi allant à Vienne de ne le point voir, surtout lorscpiil se souviendra que la personne qui a été à Vienne de la part du Roi pour consommer la négociation do la pacification ', a fait la même chose, lie «'étant point arrêtée à Munich en allant, et ayant évité au retour de passer par cette capitales Au milieu de ces doux inconvénients, le Roi estime qu'il peut permettre au sieur marquis de Mirepoix de passer à Munich qui est certaitifinL'nt sur la route la plus ordinaire et lu plus naturelle, et dont on ne peut guère «'écarter sans que cela pai^oisso affecté; mais le sieur marquis de Mirepoix aura raltenlion de régler sa marche de façon qu'il u'ail qu'nne très-cxîurte entrevue avec l'électeur, à qui il ne dira rien que de général, quoique s'étudianl à le bien convaincre do \à haute estime et de la sincère affection du Roi qui, sachant qui* le .sieur marquis de Mirepoix ne pourroit s'arrêter longtemps à su Cour, ne Pu chargé que des témoignages de ses sentiments pour lui, Sa Majesté s'en remettant à ce que lui mande sans doute