I. M. de U Bnune
278 LE. MARQUIS DE MIREPOiX, «737.
journellement le comte de Terring sur ses intérêts persoonds et sur les affaires générales.
Le sieur marquis de Mirepoix, dès qu^il aura passé le Rhin, continuera sa route dans un entier incognito jusqu'à ce qu'il soit arrivé à Vienne.
Fait à Versailles, le il décembre 1737.
L'empereur Charles VI mounille 20 octobre 1740. L'archiduchcsso rie-Thdrôso fat, conformémont à la Pragmatique Sanction^ proiraée sûuveraino de tons les Étals autrichiens, (]ctle succession fut conlestéo par l'électeur de Saxe, Augustr* HI, roi de Pologne, qui revendiqua les droits de sa femme, fille de Joseph l*', malgré la renonciation fonnelle qu'il en avait faite pur son contrat de mariage en 1719 ; ello le fut aussi par l'électeur de Bavière, Charles- Albert. « Il arguait du contrat de mariage d'un il*' -les aïeux, Albert le Magnanime^ avec l'archiduchesso Aline, tille de Ferdinand V\ 1546 Les Bourbons espagnols réclamaient la Bohème et la Hongrie en vertu d'un pacte conclu, en 1617, entre Mathias et Ferdinand II, d'une part, Philippe III, de l'autre, et qui excluait la postérité féminine de Ferdinand II au prollt des filles issues do Philippe III. Le roi de Sardaigno s'appuyait sur le contrat de mariage «Je son trisaïeul avec une fille de Philippe II pour revendiquer le Milanais*. » Enfin, le nouveau roi de Prusse, Frédéric II, réclamait la Silrsie. Il l'envahit et s'en empara au mois àw décembre 1740*.
M. de Mirepoix, qui était «»ncore à Vienne, fut rappelé dans ce même mois de décembre 1740 et partit, laissant à Vienne, pour chargé d'affaires, M. Vincent, qui y demeura jusqu'au mois de mai 1744. Lorsqu'il quitta Vienne, à cette époque, la guerre existait, en fait, entre la France et l'Autriche. La France s'était, au mois de mal 1741, engagée à soutenir l'électeur de Bavière, et avait promis, par
f . UniLY, I, 427.
t. Voir : Frédéric II et Marie'Théétf, par M. ut doo m Brooub, Paris, 1883.
tw
.ONDEL, n*9.
une convention de juin 1741 '. de soutenir loroi de Prussf». UtJfamj^ française s'approcha de Vienne et prit Prague. La France prétendait cependant n'ôlre point directement en guerre avec l'Autriche et n'agir que comme auxiliaire de ses alliés. La guerre fut solennellenieDl déclarée, on 1714, par un manifeste daté du 26 avril.
Elle se termina par les traités d'Aix-la-Chapelle. 18-23 oclobrp
Pendant la guerre, François de Lorraine, grand-duc de ToscaDe, époux de Marie-Thérèse, avait été élu empereur, en 1745. Par de» traités séparés, l'Autriche avait cédé la Silésie au roi de Prusse. Par le traité d'Aix-la-Chapelle, elle cédait Parme, Plaisance et Guaslalla. qui étaient constitués en principautés pour Pinfant don Philippe, IIIj de Philii)iKï V et d'Elisabeth Furnése, né en 17â0 et marié en 1738 à Louise-Klisaheth de France, ftlje de Louis XV. Cette cession éUil faite en conséquence de la restitution opérée par la France fl l'Espagne des territoires qu'elles occupaient en Belgique et en Italie. Des négociations s'ensuivirent et aboutirent à des conventions d'esôctilion signées à Nice le 4 décembre 1748 cl le 91 janvier 1749.
C'est alors que la France, jugeant à propos de renouer les rcUtions diplomatiques avec la cour de Vienne, y envoya M. Bloadel, qui, né en ItiyB, avait été admis à l'Académie politique fondée par M. de Torcy et avait, depuis 1717. été envoyé à Madrid, Hanovre, Turin , .Mayence , iManheîm. Linslruclion suivante lui fut donnée , M. Brularl de Sillcri, marquis de Puysieux, étant ministre des affaire étrangères.
1. Le texte do ce trtùté & été publié |>iir H. HAsaoK, Méntoirt» de Bemù, Ptr* 1878, t. I. p. 402.
t\EPniSE DES RELATIONS.
lOlRE POLR SERVIll D INSTHUCTIO.S AU SIEUR nLOîïDKL, GEI<TIL- IIOMMK OnniNAïaK de la maison du roi, allant a VlEJtNE, EN OVALIT^. DF. MINISTRE UIAHOÉ DES AFFAIRES DE SA MAJESTÉ EN ATTENDANT L ARUIVftE DE l'aMBASSADECR, QUELLE SE PROPOSE p' ENVOYER POUR RÉSIDER DE SA PART A LA COUR IMT'ÉRLMK. MABS 1749*.
Los difficultés qui avoient suspendu l'cxociition dos rostitu-
lions el cessions stipuiôos par le Irailé de paix signé à Aix-la-Cha-
peUe le 18 octobre do Inniiée dernière ayant été entièreoaent
levéeH pur les conventions et déclarations signées depuis, et !es-
dites cessions et restitutions s'étant faites en cnuséquence on
Italie et dans les Pays-Bas, le Roi a lieu de juger que TEmporcur
et l'Impératrice, reine de Hongrie et de Bohême, ne désirent pas
moins que Sa Majesté de cimenter celle heureuse réconciliation
par des prévenances réciproques sur tout ce qui peut contribuer
à établir la coniîance et une étroite con'espondance de part et
d'autre pour l'avantage commun des deux cours et pour l'iilTer-
misscmont du repos général de l'Europe. Sa Majesté a regardé
comme une première marque de ces dispositions de la cour de
Vienne l'attention que rRmpereur a eue, depuis la signature du
Lnulé de paix, de lui faire parvenir la notification do son élévation
[h In dignité impériale, ce qui a été suivi de l'arrivée à Paris du
réiairo de légation de l'ambassade de l'Impératrice à Aix-
te-Chapelle, pour être chargé dos affaires de Leurs Majr-stés
Impériales auprès de Sa Majesté, en attendant qu'elles pussent
loi envoyer un ambassadeur. La mort subite qui a enlevé ce socré-
llairc de légation le lendemain de son arrivée à Paris no lui a
permis de notifier sa commission qui avoit été seulement
loucéepar le comte de Kauuilz*; mais Sa Majesté ne fait aucun