‹ AustricheChapitre 90 sur 179 · LIMITES DE LORRAINE · texte numérisé non relu

LIMITES DE LORRAINE

IctK-os et pnssivos de co duché : le Roi compU'' quo lo sieur Blondel, on passanl à Lunéville, recevra du sieur de la Galaiïière ', qui est plus que personne au fait de ce qui s'est passé dans les conft^ri'nccs tenues par rapport à ces deux objets, par lus commissaires do pai't et d'autre tant h Nancy qu'à Lun«iville, «n exécution du trnilô de paix de 1738, des notions exactes sur co qu'il n'a pas dépendu du Roi ri du roi do Pologne, duc de Lorraine, que tout co qu'il a él6 question de régler dans ces conférences ne l'ait été avant la inorl do roinjiereur Charles VI, qui ohligoa de les interrompre vers la fin do l'annéi^ 1740. Il ne

'témoi^^nera cependant pas aux ministres de la cour ilf Vienne, qu'il ail été prévenu do la part de Sa Majesté qu'ils pourniient remettre avec lui ces affaires sur le tnpis, et il se contentera d'écouler ce qu'ils se porteront d'eux-mêmes <\ lui dire et do se charger d'en rendre compte, faisant entendre seulement qu'on le doit faire aucun doute que Sa Majesté et le roi de Pologne

^Tie scùfMit sincèrement disposés à donner les mains aux expédients qui seront jugés les plus convenables pour terminer, h la satisfaction réciproque des deux parties, tout ce qui resleroit

lencore h régler en conséquence du traité de paix do Vienne d« <798, puisque ce traité a été expressément rappelé et renouvelé par le dernier traité de paix d'Aix-la-CliapeMe.

Lo sieur Rlondel verra aussi quels propos les ministres de

^cettecour lui tiendront sur les autres points de l'arlicle xvni» de ce dernier traité de paix qui ne regardent (lasdireelement les deux

rcours» comnn^ les prélenlions d'arçenl du roi de la Grantle-

[Bretagne, comme électe^ir de Hanovre, sur la couronne d'Es- )agne, et les prélenlions de l'électeur palatin ; il y a lieu de juger [ne le premier de ces deux points ne sera pas oublié dan» les Kouventions qui se feront vraisemblablement enlre les cours de ^nndres et de Vienne, par rapport h leurs inléréls réciproques; mi» Sa Majesté s'ititéressanl parliculiL'remeul à ce qui regarde Ja Uisfaction do l'électeur palatin*, le sieur Rloudel ne peut trop

I. IC.â* la Ootnizière, ué en 1697, ronUredes requêtes en 1716, intendant àSois- ^131, chancelier et garde des sceaux de Lorr&ina flous StanialAfl, commÏA- Iniicutiou du traite de 1738.

ies*Th«odoro de Neubourg-Salzbach, né en 1724, électeur palatin députe

faire fonnoîlre au sieur de Beckers que cet électeur a fait paaw depuis peu de tomps on celte cour pour y faire dos représentalions et instances au sujet de ses prétentions, que Sa Majesté le regartlanf loujours comme son fidèle allié, et voulant continuer de lui donner en toutes occasions des marques réelles et distinguées de son amitié et de sa protection, est disposée à lappuycr de SCS offices toutes les fois qu'il croira qu'ils lui seront utiles pour porter et déterminer la cour do Vienne à avoir de justes égards pour celles des prétentions de cet électeur que les ambassadeurs plénipotentiaires de Sa Majesté à Aix-la-Chapelle ont tenté inutilt-ment de faire régler par le traité de paix. Le sieur Beckers a la réputation d'un homme sage et de mérite; il a élé ci-devanl employé par Pélecteur son maître à la cour de Berlia, et il a paru qu'il y avoit acquis l'estime cl la conBance du roi de Prusse. L'union est toujours très étroite entre ces deux princ4?«, par l'intéi'él qu'ils ont également do s'entendre et d'agir de conccrl dans li^s affaires de TEnipire; le sieur Blondel doit cependant rerannoîlre par lui-même le caractère et les dispositions personnelles du sieur Beckers pour y proportionner sa confiance, selon qu'il jugera que ce ministre pourra en être digne.

II examinera scrupuIi*U8om«:'nt la conduite de celui de rélt>oteur de Bavière*; il s'attachera particulièrement à se rendre cer tain ai l'union entre ce ministre et le sieur Beckers est aussi intime qu'elle doit Têtre pour les intérêts communs des cours Je Munich et de Manheim.

Il marquera toutes sortes d'égards au ministre du roi de Prusse ; mais 8a Majesté s'en remet à sa prudence pour se conduire avec ce ministre do façon h ne donner aucun ombrage àla cour de Vienne, et à n'en faire pas prendre au roi do Prusse. L? sieur Blondel lAcheni de lirer du ministre de ce prince k* counoissaiiccs qui sont utiles pour le service de Sa Majesté, saD* cependant se livrer avec lui à un© confiance trop étendue. H l'assurera dans toutes les occasions que l'intention de Si Majesté est de maintenir le roi son maître dans l'acquisitioo

1. Maximilien-Josepb, aé en 1727| fils de Charles-Albert (rempereurCliM'l*'^'''' et do rarcbiJiichewe Marie-Anjélie, fille <Ie Joseph I*', avait, en 17*5, Buccéd»***' père.

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