LE SAINT-SIÈGE
ml pour le maintien des droits du Saint-Si^pre. La ronsiiii les nonces de la cour do Home sont ordinairemenl à ieane, fait qu'ils ont beaucuup plus de moyens que les autres liniairea étrangers d'élre instruits de ce qui se passe dans întériour do la cour impériale et de pénétrer le secret de ses âsolulions dans les atTaires de quelque importance pour les litres cours; ainsi le sieur Blondet ne peut trop s'attacher à se rocurerdes accès familiers auprès de ce ministre de Sa Sainteté, lour parvenir, s'il est possible, à mériter sa confiance et l'engager lui faire pai't de ce qu'il sait et de ce qu'il pourra encore prendre sur les principes et les dispositions de l'Empereur, de Impératrice et de leurs principaux ministres par rapport aux lijels auxquels Sa Majesté peut prendre quelque intérêt.
Il doit, par les mêmes motifs, se lier autant qu'il pourra avec •xubas-videur de Venise, afin que cet ambassadeur lui fasse part 08 avis qu'il recevra et particulièrement do cvux dr Turquie, afin qu'il veuille bien se prêter à faire passer quelquefois [>UH son enveloppe des paquets pour le comte Desalleurs, amiCiir do Sa Majesté à Conslanlitiopb' ; mais comme les nbassodeurs de Venise à Vienne se servent jiius souvent des urriurs allemands que lies leurs [»roprea pour leur eorrespondanoe avec le baylo de la République à la Porte ottomane', les tre« no sont guère moins sujettes par une voie que par lautro 'interception que la cour de Vienne poiirroil eu vouloir faire 5 de certaines ciiTonstauces; et co doit être au sieur Blondel avertissement pour chilTror si parfaitement ses lettres par elque canal qu'il les fasse passer & Constantinnple, qu'elles pnÎMCUt transmettre à la rounoissance des ministres impérien que ce qu'il voudroit bien qu'ils sussent des îutentionâ Sa Majesté et de la conduite de la Franco. La même précaution n'est point à négliger pour toutes les ire» con'esponduuces qu'il doit entretenir avec les ministres de Majesté dans les principales cours d'Allemagne, comme h. ich, t^ Dresde et <i Berliu; et c'est pour cet usage qu'elle fait remettre les tables de chilTre qui seront jointes à la pré-
1. L* bayte, tiuv de rnmhusatJeur do Venixe A CoDstAntiaople.
seiUo iiislruclion; une do ces tables devant être ré»f*rv'^m «a correspondimco avec le ministre et secrétaire d'htat ayant k déparlement des affaires étrangères et n'être employée que pour ses lettres, sans qu^il doive jamais 8*en ser\'lr pour les pièces qu'il croira devoir y joindre, ces pièces pouvant être chiffré** avec un de ses autres chiiïres qui lui sera indiqué pour cet usage.
PeMidant que Ton copioit la présente instruction, le Roiaeo lieu déjuger parb's relations des entretiens que le sieur Durand' a eus à Londres avec les ministres du roi de la Grande-Bretagne au sujet de la fermentation qu'il y a depuis quelques mois dans les cours du Nord, que la négociation qui s'est lié© entre les ministres de ce prince et ceux de Vienne et de Russie durant le séjour qu'il a fait à Hanovre, a eu pour fondement le traiUJ d'alliance défensive conclu le 32 mars 1746, à Pélersbourg, entre rimpéralrice de Russie et l'Impératrice reine .de Hongrie; que le roi de la Grande-lVretagne n'ayant pas accédé dans le temps à ce traité ainsi qu'on se l'étoit proposé lors de sa conclusion, il a été question, depuis que le rétablissement de la pai.x généraloa été regardé comme assuré, d'engager ce prince à ne pas su^ pendre plus longtemps son accession et à convenir en même temps de quelques nouveaux articles pour rendre cette alliance appHca» ble aux événements qui pourroient survenir dans l'Europe w préjudice des intérêts des puissances contractantes. Comme le sieur ïtloitJtil peut n'avoir pas connoissance de ce traité, il en sera joint une copie à la présente instruction afin qu'il voie clairement et distinctement les stipulations qui y sont contenue». La communication en fut donnée dans le temps par les ministres de Russie, au Roi, au roi do Prusse et à quelques autres cours, et lo comte de Loss, qui, on qualité d'ambassadeur du roid^ Pologne électeur de Saxe auprès de Sa Majesté, paroissoit agir ^ cet égard de concert avec le sieur Gross, ministre plénipolcutia^T'^
1. Durand de DistrofT, né en 1714 d'une famille parlementaire, attaché àT^*^ bossade de France au Congre» d"Aix-la-Cb»peUe, envoyé à Londres comme cb^** d'affaires après ce traité, puis à La Haye à la ûa de 1749, résida eu l'olo^'n^ 1755 à 176fi, fut nommé garde des archives en 1762, puis ministre a Vicon^