‹ AustricheChapitre 93 sur 179 · ALLIANCE DE L'ATTRICHE ET DE LA RUSSIE · texte numérisé non relu

ALLIANCE DE L'ATTRICHE ET DE LA RUSSIE

de RuAsie, remit ici, nu mois do septembre 1747. un acte en forme de dt'fclaralion, portant que ledit trait»'' entre les rours de Vienne et de Pt'«tersbourg, auquel ce prince avoit (dv invité d'accéder, ne contenoil rien de plus que ce qui étoit porté dans la copie qui en avoit Hû produite, sans qu'aucun article séparé ou secret eilit été communiqué à Dresde de la part des deux cours contractantes, et qu'au cas qu'un tel article séparé ou secret existât , et qu'on invitât le roi de Pologne à y accéder, en ce cas, ce prince ne se prèteroit en aucune manière à rien qui pftt, de façon quelconque, être contraire aux engagements qu'il avoit pris avec Sa Majesté.

Cette déclaration du comte de Loss n'étoit pas une assurance positive qu'il n'eût pas été signé d'article secret ou séparé entre les cours de Vienne et de Pétersbourg avec ledit traité d'alliance défensive, mais seulement que le roi de Polofme n'en avoit pas de connoissancc ' ; le ïioi a suspondu à cet égard son jugement; et ce que Sa Majesté voit présentement assez clairement, c'est que «oit que ce traité ait été accompagné ou non de quelques

licles séparés, il est seulement question présentement d"y en l^jouter d'autres qui puissent avoir pour la suite leur application aux intérêts des puissances contractantes; et que c'est ce qui a suspendu et suspend encore l'accession du roi de la Grande- Bretagne : ce prince paroissanl Irès-éloigné de donner les mains A aucun engagement qui exposAl l'Angleterre au danger d'être entraînée de nouveau dans une guerre qui achëveroil do répuiser. Le aieur Blondel pourra dans ses premiers entretiens avec les ministres de la cour de Vienne, lâcher de les faire expliquer sur l'état oh se trouvera pour lors cette négociation, et de découvrir quels peuvent être les articles qu'il est question d'ajouter à ce traité d'alliance do t7'46.

Sa Miijeslé remet à la prudence du sieur Blondel d'entretenir aussi les ministres do cette cour sur ce que le landgrave de Darmsladt y a présentement recours pour se dispenser de restituer au landgrave de Ilesse-Cassel, en exécution des traités de

1. Le traité de t746 coDtenoit un article très secret concernaDl la Turquie, ciaq Brtiela* Mcrela dont deux concernant la Fraoce et la Pologne, uo article Bépur^ concerniiot le Holatein. — Martbns, I. p. 160.

In j)aix de Weslphalip, le bailliag:c de Braubach cl la paroisse dt Calzeti Kllonhoffon contre un équivalent do 1800 florins de revenu. Il sera joint iV la présente instruction une note snr a'Ue affaire ; mats comme il parolt que les intérêts de lu maison de Cassel seront appuyés k Vienne de la part de la Suède comme garante du traité do Westphaîie, il y a lieu de juger que le ministre qui s'y trouvera de résidence de la part de celle couronne, se trouvera autorisé pour on donner au sieur Bloudel de plus amples éclaircissements.

Sa Majesté fait pareillement joindre à la prosente instruction un mémoire que le sieur Pallavicini, ministre de Gènes auprès d'elle, lui a fait remettiM? au sujet de nouvelles difficultés qu'il paroît que Ton fait îi Vienne par rapport aux fonds qui, en exécution du traité de paix, doivent être restitués aux Génois avecis jouissance des intérêts, comme avant la guerre ; mais il pourra être plus particulièrement instruit sur ce sujet pai* le sit'ur Ceresola. qui est chargé de suivre à la cour de Vienne, delà jjarl de la république de Gènes, l'affaire des fonds réclamés par le» Génois dans les différents Ktats de rimpératrico; et l'intentiod de Sa Majesté est qui) appuie do ses offices les représentations et instances dudil sieur Ceresola dans tout ce qu'il estimera conforme à la lettre et à l'esprit du traité de paix et des déclarations et conventions faites en con.séqucnre tant à Aix-la-Chapelle qnà- Bruxelles et h Nice ; mais qu'il conseille en môme temps au sieur Ceresola de ne point former de diflicultés qui serviroieut à aigrir la cour de Vienne contre la République ou à lui fournir Je» prétextes do suspendre le payement des arrérages des fond» qu*? les Génois ont sur les diiïéroutes banques, et il y a toute appA" reuco que c'est précisément co que cherche la cour de Vienne.

Pour ne laisser rien ignorer au sieur Blondel de co qui pc^** lui être utile pour presser les ministres de la cour de Vieni** par rapport aux difficultés qui restent à régler pour le bon voi^* nage, et la hoiuie correspondance entre la France et les Paj-^-B^ autrichiens, il sora jointà la présente instruction, outre la co|> dont il a été fait mention ci-dossus de la lettre du marquis Chayla et du sieur de Séchelles au comte de Grune en date 21 février dernier, l'extrail d'une lettre écrite par les sieurs

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