‹ AustricheChapitre 94 sur 179 · TOSCANE · texte numérisé non relu

TOSCANE

lay» m (^oéchelles au coiiitc d'Argeuson' le 2 janvier do la ipn'^senlo annéo, tï laquelle est jointe la copie d'uu docret donné lu juule établie provisiouuoliumcnt pour lo g:ouvcrnoment }s Pays-Bas, daté d'Anvers le 31 décembre 1748, et adressé en [criglnal au consoij de Luxembourg pour lo réUiblissement de Tabbé et religieux rde Saiut-IIubert dans cette abbaye» ;\ l'etFet 'd'en jouir conformément à une convention signée h Versuilles entre lo Roi et le feu empereur le 2â mars 1738, dont copie est pareillement ci-joinlc.

Le sieur Blondel trouvera aussi, avec les pièces jointes à la 'présente instruction, une lettre du comte de Maurepas' du 9 du présent mois, tendant à obtenir de la cour de Yiemie des ordres au commandant d'Ostende pour lever les difficultés qu'i| Ifail d^admetlre et reconnoître pour agent de la marine de France là Oslende le sieur Charles Sauvage qui a résidé dans celte ville, Comme commissaire de marine de la part du Hoi, peudauL que >tt Majesté en a conservé la possession. Le sieur JMondcl verra, ïar la copie d'une commission du feu roi en forme d ordre datée ^du 5 juin 1715, les molifs qui [tortèreiit alors à [«oiirvoir le sieur Puon de Leze du titre de commissairo de la marine de Fraaco daus la ville d'Ostende. Il appuiera sur ces mêmes considérations pour tâcher d'obtenir de faire envoyer h Bruxelles les irdrcs nécessaires pour ladmission du sieur Sauvage.

Il trouvera de plus avec la présente instruction un mémoire qui a été remis ici do la part du Roi au marquis de Slainville \ au sujet du passage des courriers de France pour Rome par les Itals de Toscane, et quelques autres pièces sur celle mémo iro, savoir: un règlement fait sur ce sujet le '4 août 17/i6 TEmpcreur comme grand-duc de Toscane ; une ordonnance publiée en conséquence h Florence le d septembre suivant; une lutLre du comte de Richocourt au marquis de Sluiuville datée

I. Le comto d'Art,'easo&, né en 169i, mluiatre des affaires étratigères de 1744 1147, mourut en 1157.

S. Le comte d« Maur«p.-i8, ne on 1701, mort en 1784, était alors mioistre de la ^-auuribe.

3. L* marqQÎs de Slainville, père du comt« do Stainville, qui devint duc de jCîioiieul et miaislre des affaire* étrangère»; il euit alors envoyé près le roi do TtsQce par rËmp«reur, eu sa qualité de fpraud-duc de Toscane.

M. BLONOfiL» 174U.

de Florence le 20 février dernier; et la lettxe du comte Lorona'. du lendemain 21 février, au marquis de Puyzieux.

Il y a Heu d'espérer de quelques conférences que I« marqoi* de Stainville a eues en dernier lieu sur celle matière Mie le sieur Dupaïc, intendant général des postes de France, qu'ils t««mineront ensemble celte affaire à l'amiable an moyen de* ordrwj à donner de part et d'autre pour réformer les abus qui se wali introduits par rapport au passage des coun'iei*s de la malle de Eome par les Étals de Toscane ; mais si lors de l'uiTivée du sieur j Blondel à Vienne, il resfoit encore des difficultés à cet égard, Wm manquera pas de rappeler aux ministres de la cour de Vieniic les représentations qu'ils ont du recevoir sur ce sujet par le canal du marquis de Stainville, et de voir si Ton peut espérer que Ici choses soient rétablies sur le pied où elles éloient avant la dernière guerre. Sa Majesté s'en remet à son zèle pour employer el faire valoir les raisons et considérations alléguées en faveur d'un usage immémorial et qui, dans la suite comme par le passé, ne pourroil qu'être avantageux à la Toscane.

Si le comte Lort'iizi n'a pas traité lui-même cette maùere avec les minisires de la régence de ce grand-duché de FloreDW, c'est que, depuis lélévatioii du grand-duc au trône impérial, il» ont interrompu tout commerce avec lui, parce qu'il croyoil, étant ministre de France, pouvoir se dispenser de reconnollre eu U personne de ce prince le titre d'empereur, fis n'ont pas A\i présumer que depuis que le Roi a reconnu lui-même ce titre parlo traité de paix d'Aix-la-Chapelle, le comte do Lorenzi ail voulu pei ftisterà qualifier ce prince simplement de grand-duc de Toscane» il a même reçu des ordres exprès de Sa Majesté de même que loi* les minisires de France dans les cours étrangères, iinmédit^' iement après la conclusion du traité de jmix, de se conformer la reconnaissance que Sa Majesté avait faite du titre d'emperea3 Il est cependant arrivé par quelque malentendu de part et d'auti que le commerce n'est pas encore rétabli entre les ministres <i' la régence de Toscane et le comte Lorenzi, lequel s'est peul-^t^**-figuré que, comme rinlcrruplîon étoil venue de leur part, c'étoit

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