‹ AustricheChapitre 98 sur 179 · IÎ · texte numérisé non relu

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la coriespotulaiiee entre les deux cours, n'ont point

Shcîennc amitié du Roi pour Leurs Majestés Impùrialos.

e Sa Majesté fera toul ee qui dépendra d'elle pour eiilreteuir

resserrer de plus en plus Tunioii et la bonne intelligence heu-

semeut rétablie par le traité d'Aix-la-Chapelle. Le marquis

aulrfort aura soin de jeter dans ses eonversalions avec le»

liiusli'es impériaux, lorsqu'il en Lrouvera des occasions natu-

sUes, que le Roi n'est nullement aiïoclé des anciennes défiance»

i, depuis le ri'gne de Charles-Quint, avoient fait regarder la

iison d'Autriche comme une rivale dangereuse et implacable

maison de France ; que l'inimitié entre ces deux principales

issunces ne doit plus èlre une raison d'hUat, et que Sa Majesté

I au contraire très persuadéi* qu'elles trouveroieut leur sûreté

leur convenance réciproques dans une alliance sincère et dans

m parfait concert qu'elles cinienleroîent entre elles; que cette

nlelUgence solidement établie préviendroit nécessairement à

'avenir les guerres, qui, en épuisant les finances des souverains,

HDl toujours si funestes aux peuples qui en sont les victimes ;

joe les engagements que le Roi pourroit prendre dans la suite

nreclarour de Vienne, n'ayant pour motif et pour but que lo

Bpos public, ne devroienl pas être incompatibles avec ceux que

deux cours auroient déjii contractés avec d'autres puissances.

U y a deux objets principaux sur lesquels le marquis d'IIau-

îort tftchera d'acquérir des coimoissaures certaines qui puis-

l fixer le jugement à porter des vues politiques di^ la cour de

inné. Ces ileux objets sont : V le maintien de la paix; 2" Télec-

1 d'un roi des Romains.

Quant an premier point, il n'est que trop vraisemblable que

'îOur de Vienne qui ne s'est prêtée que forcénu>nl jmx négocia-

JO» d'Aix-la-Chapelle et qui n*a pas dissimulé la répugnance et

^cg^el« avec lesquels elle voyoit garantir au roi de Prusse

ilé&ie, et au roi de Sardaigne les cessions qu'elle lui avoit

« par le traité de Worms ', ne perd point de \ue le projet do

ût* d'Aliiaoce du 13 oepicmbro 1743, signe A Wornus eoUe Ia Siardtkigna.

et l' Angleterre. L'Autriche, pour obtenir rallUoce de la S«rdaigrne, lai

jt la viUe et une {>artie du duché de Plaisance, le Vigenarasque et une

dudi^ de Pavie ; cesaioiu garaotieii en partie (lar l'article XII du traité

rerouvror le plus 161 qu'elle pourra ce qu'elle a cédé malgré elle dans le cours de la dernière guerre, el en particulier la Silésie. Gel objel lui tient tellement a cœur que, noit par ellemême, »oilpar le Ciinal de la cour de Dresde, elle a fait fairr au Roi dc^puis 1 745 jusqu'en i 748 plusieurs propositions de paix particulière el des oflVes même d'abandonner à la France quelque» places dans les Pays-Bas autrichiens, pourvu que Sa Majesté voulût bieu ne rien stipuler en faveur du roi de Prusse et oh»e^ ver une exacte impartialité par rapport aux discussions que I'Iidpératrice reitie de lloiij^rie et de Bohême pourroit avoir avec ce prince. Maish^ Roi, qui n'a jamais cru qu'il fût ni de sa g^loire, ni de son inttîrèt de livrer le roi de Prusse au ressentiment de la cour de Vienne el de ses alliés, lors même que Sa Majesté a'avoll pas encore garanti la possession de la Silésie, sera encore! bien moins disposé dans la suite k laisser enlever cette province, aprës en avoir solennellement promis la garantie par l'article XXU du traité d'Aix-la-Chapelle, conjointement avec les autres puissances contractantes. Au restera l'exécution près de cet article, la cour de Vienne peut être assurée que le Roi n'est entré avec lacourde Berlin dans aucune liaison qui doive causer ni ombrage ni soupi^on à Leurs Majestés Impériales,

Le marquis d'IIaulefort ne fera aucune difficulté de tenir ce langage aux ministres impériaux, s'ils font tomber la conversation sur celle matière. Du rt'ste il fera de son mieux pour pénétrer si la cour de Vienne a pris avec colles de Londres et de Russie et le.s États généraux quelques nouveaux engagements contre le roi de Prusse , dont ces quatre puissances veulent certainement, lorsque les conjonctures le leur permettront, diminuer les possessions el le crédit en Allemagne.

Il y a tout lieu de croire que l' Impératrice-Reine ne négligera rien pour profiter de ces conjonctures lorsqu'elles se présenlerontf mais elle n'est pas encore eu étal d'exécuter à cet égard ses desseins. On n'ignore pas que nonobstant les secours considérables que ses alliés lui oui fournis en troupes et en argent pendant la dernière guerre, les dépenses qu'elle a été obligée de faire ont mis un grand dérangement dans ses finances; el d'ailleurs l'Angleterre cl la Uollaude, épuisées elles-mêmes par le^

ALLIANCES DE I/AUTHICBË.

?non» qu'elles ont faits en sa faveur, ne seroienl pas en état de lui procurer acluelleuienl les ressources nécessaires pour reprenliro les armes avec apparence de succès ; mais on sait que ces

fcl& puissjinces, plus unies que jamais, travailleront, chacune is ses États, à rétablir leurs finances et qu'elles s'assurent kprix d*argeQt la «lisposilinn de plusieurs corps de troupes ries princes d»» l'Cmpire. Il seroit hi«'n essentiel que le marquis d'IInuleforl put découvrir quelles sont les stipulations des dilTékils traités qui ont été conclus avec ces princes. 11 ne sera Pitsisemblablement pas difficile de savoir quelles sont les condi- 66ns dont on sera convenu par rapport aux subsides, et cette coniioissauce est d'ailleurs assez peu intéressante ; mais il seroit Btrèmement important de pénétrer quels sont les articles secrets (jui auront été le véritable objet de ces traités, et la dépense à laquelle les puissances dites maritimes se sont engagées à colle occasion.

■ II seroit aussi fort à souhaller que le marquis d'Hautuforl pût démêler quel a été l'objet principal de la mission du comte Bentinck* à Vienne. On a affecte de répandre que ce ministre hûilaudois navoit eu à traiter que ses allaires personnelles, ou ce qui a rapport aux places des Pays-Has dites de la Barrière ; mais bcn des gens préten<]ent qu'il a eu à négocier sur des points oeaucoup plus essentiels, et il nr seroit pas impossible i]u'l\ eiU été question des mesures à prendre de loiu contre le roi de Prusse.

fe U se pourroit aussi que «e qui se passe dans te Nord, et dont on va parler plus en détail dans cette instruction, eût un rapport, nu» direct k la vérité, mais plus réel h ce prince qu'à la Suède. Le marquis (rilaulrfort est informé de loutes les démonstram^ guerrières que la Russie fait depuis près de deux ans sur les iëfos de la Finlande. S'il fulloit ajouter foi à des bruits asseï: lemenl répandus, on devroit penser que les démarches de puissaiicc ont été concertées avec les cours dt^ Vienne et Londres, ou du moins que celles-ci les ont approuvées. On prétend même que ces préparatifs militaires de la part des

I, Di|iloiiiatt> huUaudaîs, qui atriiil éti* |iltJaipot»iiliair« uu traité <l'AkX-U>Chik«

LE MARQUIS D'HAUTEFOHT, 1750.

Russes ont été le premier elTel d'un traité d'alliance si^ié à HanovTo au mois d'octobre 1748 entre rimpéralrice reine d« Hongrie, le roi d'Ang;leterrc et la Czarine sous le prélexle de maintenir la tranquillité dans le Nord*. La Suède et le roi de Prusse ayant conçu de justes inquiétudes des desseins de lacuuf de Pétersbourg et de ses alliés, communiquèrent d'abord au Roi leurs conjectures et leui-s aUinnes; Sa Majesté, qui n'n pour but que la tranquillité publique, et qui d'ailleurs a aceédé au traité d'alliance défensive conclu à Stockholm au mois de mai 1747 entre ces deux puissances, donna une attention particulière aux apparences de troubles dont le Nord étoit meDaccet ne négligea rien pour en prévenir les suites. Dans c^tte vue, le Roi envoya ses instructions et ses ordres h ses ministre» à Londres, h Vienne, à Stockholm, à Copenhague et à Constant inople; et ils ont tous agi depuis,, conformément à ses intentions, en représentant fortement à ces différentes cours l'injuslic* cl la frivolité du prétexte dont lu Russie paroissoit vouloir colorer les hostilités qu'elle se disposoit à exercer contre la Suède. Ce prétexte était la craintif (■hiniétîque et aiïectée que les .Suédois ne voulussent changer la forme iicluello de leur gouvernemenl et lui subsliUier une administration ptirement monarchiqut*. La Suède ayant donné à cet égard toutes les assurances qui pouvoient être compatibles avec la dignité, Thonncur et l'indépt'ndance de sa couronne, le Roi a pris toutes les mesures que su sagesse, son amour pour ta paix et la tidclité à ses engagemculs lui ont suggérées; ot ses soins n'ont point été infructueux puisque la Russie a déclaré qu'elle n'attaqueroit la Suède, ni avaul, ni même après la mort du roi qui en occupe aujourd'hui lo trftne, et que dans aucun cas la Czarine ne feroil contre cette couronne aucune entreprise qui n'eût été prôalablemiMit concertée avec le* alliés de celte princesse. Ceux-ci de leur côté n'ont jamais cossé de témoigner leur désir de concourir avec Sa Majesté au maintien du repos du Nord; et le Roi a trop bonne opinion de la pureté de leurs intentions et de leur bonne foi pour douter de la sincérité de leurs déclarations réitérées sur ce sujet. Sa Majesté aà

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