‹ Autels mortsChapitre 170 sur 177 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

tendre, vous avait fait donner par des mains sûres, vous apparteniez sans le savoir à la véritable Église. Mais, malgré les soins d’un père très bon, très droit, très soucieux de votre bien, il vous manquait de connaître et d’aimer Dieu.

« Le voici. Je vous l’offre et je vous le donne sous les voiles qu’il a lui-même choisis;; nous n’aurions pas pu, sans ces voiles, porter l’intimité qu’il veut, de Lui à nous... Là encore il faut le bénir. Il faut le bénir de tout... Avec lui II vous apporte ce sentiment profond de la vie intérieure dont II est à la fois l’auteur et l’aliment. Il vous apporte aussi la vérité, non plus comme la forme insaisissable et toujours fuyante de vos aspirations et de vos désirs, mais substantielle et vivante. Et cette vérité ira jusqu’à votre cœur : c’est l’amour...

« Recevez- le humblement, pieusement, comme la divine réponse à tous vos désirs, à votre ambition de tout connaître et de tout posséder. Le monde a fui dans vos mains

-comme l’eau. Il vous avait laissée dans l’angoisse et la désolation. Jésus-Christ vient à vous comme l’espérance éternelle, éternellement satisfaite. Ne craignez pas. Jamais un être quel qu’il fût n’a regretté les pas, même douloureux, même incertains qu’il fit vers Lui. Jésus-Christ ne trompera jamais personne. Ouvrez-lui les portes de votre âme, parlezlui des présents et des absents. Confiez-les à sa Providence et à sa tendresse... Priez à votre manière. La plus simple sera toujours la meilleure. Il aime les pauvres et les enfants.

« Souvenez-vous que son église est notre demeure; qu’il y est la nuit et qu’il y est le jour; qu’il vous a arrachée aux autels vides de sa présence pour vous attacher aux autels vivants; et qu’il vous offre cette hostie, chaque matin, le pain de chaque jour, pour soutenir votre âme et l’empêcher de défaillir. Venez puiser aux sources du Seigneur, avec confiance. Il ne manquera jamais à votre soif. Vous vous abreuverez pour l’Éternité à cet océan d’amour, et vous penserez toujours;

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