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(81 — xII, 11, (9) — vu, ü.
(10) — vu, 36-50.
(11) — xIX, 1, 10.
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gue (1) auraient-elles cette consolante douceur, si le = berger qui court dans le désert à la poursuite de la brebis perdue, ou le père qui ouvre ses bras au fils coupable n’était la figure du Fils du Très-Haut apportant aux hommes le pardon et le salut? Dans l’Évangile de S. Luc comme dans les épîtres de S. Paul, le personnage de Jésus est tout d’une pièce, il est impossible d’y séparer le dieu de l’homme; l’un et Pautre s’y confondent pour former le Sauveur du monde. : da :
Les Juifs cependant, d’après $S. Luc, ne se laissaient pas {ous convaincre par ces actions surnaturelles. Ils contestaient le pouvoir en vertu duquel le Christ chassait les démons et prétendaient qu’il le tenait de Béelzébuth lui-même (2). Les miracles de guérison ne leur paraissaient pas suffisants et ils voulaient autre chose.« Cette race est une race mauvaise. Elle demande un prodige, mais on ne le lui donnera pas (3).» Quel miracle voulaient-ils donc? Après avoir raconté que Jésus reçut le baptême de la main de Jean, Luc rapporte qu’il se retira pendant quarante jours dans le désert et qu’il y fut tenté par le diable. «Si tu es le Fils de Dieu, lui dit le Mauvais esprit, commande à ces pierres de se changer en pain. » Puis il le transporte sur le faîte du temple de Jérusalem et lui dit : « Situes le Fils de Dieu, jette-toi en bas, car il est écrit qu’il a ordonné à ses anges de te garder et de te porter sur leurs mains de peur que ton pied ne se heurte contre une pierre. » Jésus repousse
(4) Luc, XV, 1-73 I1-92.
ces suggestions du tentateur (1). Ce sont des prodi-
ges de ce genre que veulent les Juifs, c’est-à-dire des.
actes éclatants, qui subjuguent l'admiration et imposent l’obéissance. Celse, plus tard, trouvera de même que les miracles du Christ manquaient de prestige. Satan, dans le désert, offrait à Jésus la domination sur la terre entière et la gloire de toutes les couronnes. Voilà l'idéal des Juifs; ils répugnent à lPhumilité et à la pauvreté de ce Sauveur, dont les gens de Nazareth disaient avec mépris : « Est-ce que ce n'est
pas là le fils de Joseph (2)? »