‹ Autour d'EmersonChapitre 14 sur 53 · G) III · texte numérisé non relu

G) III

to Ibid, 57-58.

ÉMERSON: ET NIETZSCHE 47

- ration des cercles se déroule, le générateur éternel de-

meure» Et cela est bien. L'âme sans cesse veut créer la vie, une vie aussi vaste et parfaite qu’elle-même.

En vain, car il n’est pas de terme au mieux. « Aussi

n'y a-t-1l ni sommeil, ni halte, ni fixité; tout se renouvelle, germe et pousse. » La Nature a horreur de ce qui est vieux. « Dans la Nature tous moments sont nouveaux — le passé est toujours englouti et oublié; seul le devenir est sacré. Il n’y a de sûr que la vie, la transition, l'esprit en action (!).»

Mais il n’y a «ni hasard, ni anarchie dans l’univers ». Tout s’y fait «par système et gradation».«Chaque dieu est là qui siège dans sa sphère. » Le jeune mortel entre dans la cour céleste. Les dieux sont là qui lui font signe et voilà que pleuvent les illusions. Comment résister à ces volontés supérieures et conserver le contrôle de ses pensées et de ses actions? Tout change à tout moment et nous trompe.Puis l'air s’éclaircit, les nuées s'élèvent et les

dieux sont toujours là sur leur trône, seuls à seuls avec nous (?).

Le Mouvement et le Repos, voilà les deux secrets de

3 la nature. «La Nature ne se contredit point, quand même elle feint de contrevenir à ses propreslois. Elle garde ses __ lois tout en paraissant les dépasser. La direction est \ sans cesse en avant... autrement tout va à sa ruine {*).» & Notre malaise, le sens de notre désarroi dans la chaîne des causes provient de ce que nous ne voyons que le mouvement. « Mais le frein n’est jamais ôté à la roue. Partout où il y a excès d’impulsion, le Repos ou l’ Iden- E tité insinue sa compensation (4). »

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