‹ Autour d'EmersonChapitre 19 sur 53 · DEP O · texte numérisé non relu

DEP O

Les champs sont le laboratoire de la nature dont l’a- griculteur est le chimiste. Le paysage est un arsenal plein de forces que le laboureur capte ou déchaîne « attelant à l'œuvre la bête, l’oiseau, l'insecte, le rocher, le vent, l’eau, la neige, combattant les éléments avec les éléments », et, jusque dans la disposition de ses champs, révélant l’ordre du cerveau humain :

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Il plante où le déluge a labouré;

Ses serviteurs sont le vent et les nuées; | Son œil découvre les dieux cachés EN Dans le sapin de son champ (1).

Dans l’usine de la nature, l’homme des champs joue un rôle analogue à celui del’enfant qui, dansles manufactures anglaises, est chargé de rattacher le fil des bobines quand le métier s’arrête. « Agent de liaison », dirionsnous aujourd'hui, encore plus qu’artisan, l’agriculteur actionne une machine qui dépasse toutes les propor-

tions connues. Il faut une longue expérience pour en connaître les rouages et le fonctionnement. Botanique, géologie, l’ost complet des éléments est mobilisée par le laboureur. L'air, le ruisseau, l'éclair, le ver de terre et la gelée, travaillent et peinent pour lui. Il met au travail des forces énormes et séculaires. À la moindre de ses fonctions participe la nature entière (?). Emerson, dans une goutte d’eau, découvre les profondeurs de la mer.

De même n'est-il pas si petite étendue où le ciel entier ne #

tienne etsurlequelneluise ununiversstellaire. «En unseul nn

arbre ne germe pas moins l'essence de pomme ou de poire ‘1008

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