LE RETOUR ÉTERNEL
On retrouve dans le monisme emersonien, et dans le fatalisme transcendant qui en découle, les éléments essentiels de la doctrine nietzschéenne du «retour éternel». Tout est pareil, « l’univers est mathématique. Il n’y a dans sa courbe vaste et fluide aucun hasard (?) ». Tout est déterminé. « Je puischanger, mais je ne passe pas (5)», dit l’arbre dans la Chanson du Pin.«L'univers comme un
perroquet répète à satiété la même note (4) ». Pour connaître un élément, explorez-en un autre; Dans le second le premier reparaît (5).
De là à formulerla doctrineduretour éternel, iln’y avait qu’un pas. C’est dans le beau poème métaphysique inti-