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sait, de trouver une certaine satisfaction d'’esprit dans l’équilibre apparent de la théorie et des faits, peut-être aussi une satisfaction de cœur dans l'idée d'une religion tout intérieure et vivante ; mais, même auprès des ecclésiastiques qui tâchent de suivre le mouvement des idées et de la science contemporaines, l'ouvrage de M. Harnack a rencontré plutôt crédit que réserve et défiance. Il a été discrètement loué par des personnes qui ont hautement blâmé L'Évangile el l'Église.
Peut-être le docte professeur a-t-1l bénéficié d'un mot mal compris qui se lit dans la préface de sa Chronologie de l’ancienne littérature chrétienne. [l a écrit là, que, en ce qui regarde l'origine des livres du Nouveau Testament, la critique revient « vers la tradition ». La portée de cette déclaration fut grandement exagérée par quelques exégètes conservateurs, qui s'imaginaient trouver dans M. Harnack un allié.
Ceux-là se sont tus devant L'essence du chrislianisme. Mais il y a eu chez d'autres beaucoup plus qu'une tolérance bénévole, plus que la justice rendue à l’ampleur et à la solidité d'infor-
mation d'un savant qui ne le cède à personne