Marru. xvi
2, Luc, xxrr, 32.
ER ne
apôtres à la foi de la résurrection, comment pourront-elles servir de support aux prérogatives du Pontife romain ?
Vous savez déjà comment je réponds à ces chicanes. Les déterminations particulières du principe d'autorité dans l'Église ne reposent pas sur une interprétation purement littérale et logique des textes, parce que ce n’est point sur des textes, mais sur des faits, ou plutôt sur une foi vivante que l'Église a été fondée, et c'est par cette foi qu'elle subsiste, non par les textes, si ce n’est en tant que la foi les utilise en les interprétant. Il est trop évident que les arguments théologiques ne s’édifient pas sur la précision du sens historique, mais sur une interprétation qui est suggérée par le développement même de l'Église. L'argument biblique est, en réalité, un argument de tradition, et l'argument de tradition est, au fond, une assertion de foi. La primauté du Pape est voulue du Christ comme l'institution de l'Église, et elle se présente à l'historien dans les mêmes conditions. Elle grandit et se transforme avec l'Église. Au point de vue de la foi, le Christ a voulu son développement. Au point de vue de l'histoire, ce