ETES DOTE
parler des intentions du Christ, dit que le ministre dusacrement doitse conformer à l'intention de l'Église. Les Pères de Trente ne faisaient certainement aucune différence entre les intentions de l’Église et celles de Jésus. Les intentions de l'Église, en effet, sont, pour le croyant, les intentions du Christ immortel. Mais il ne faut pas contraindre l'historien à retrouver ces intentions dans l'Évangile, comme si le Christ les avait expressément manifestées au cours de sa vie terrestre. On perçoit encore sans difficulté, dans le Nouveau Testament, que l'Église n'a été fondée et que les sacrements n’ont été institués, à proprement parler, que par le Sauveur glorifié. Il s'ensuit que l'institution de l'Église etdessacrements par le Christ est, comme la glorification de Jésus, un objet de foi, non de démonstration historique. L'historien peut constater seulement que l'Église est la continuation vitale et logique de l'Évangile. Il peut vérifier aussi que le Christ a toujours vécu et quil vit encore dans l'Église, mais il n’accomplit cette vérification que par l'expérience de la foi, non par l'examen critique des textes et des faits. C’est, Monsieur le Supérieur, la distinction que j'avais voulu
n 4 4 vois faire accepter; elle me paraît expliquer suffisamment le langage que j'ai tenu, parlant en historien, dans L'Evangile et l'Eglise. Je vais maintenant en faire l’application à chaque sacre-
ment.
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Le concile ! décrète que l’eau naturelle est la matière indispensable du baptême, et, comme vous me l'avez fort bien dit, que le passage de Jean? où il est question de la nouvelle naissance par l’eau et l'esprit doit être entendu au sens propre; que le baptême est indispensable au salut, et qu'il oblige celui qui l’a reçu à observer tous les commandements de l'Église.
Ce n’est pas sans peine que les théologiens arrivent à fixer le moment où Jésus a institué le baptême, et l'historien, il faut l'avouer, n’est guère moins embarrassé pour déterminerl’origine de ce rite chrétien. Les paroles les plus explicites sont celles qui sont attribuées, dans la