Cor. xr
les paroles : « Ceci est mon sang de l'alliance, qui est répandu pour plusieurs », ont été ajoutées, par le rédacteur du second Évangile (car je n’ai point prétendu que ce fût une interpolation, et Marc tout entier contient des retouches et des additions de ce genre), dans un récit plus simple qui était ainsi conçu ! : « Et pendant qu'ils mangeaient, prenant du pain, il le bénit, le rompit, le leur donna et dit : « Ceci est mon corps. » Et prenant la coupe, il rendit grâces, et la leur donna ; et ils en burent tous. Et 1l leur dit: « En vérité je vous dis que je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai nouveau dans le royaume de Dieu. » J'ai fait observer que ce récit concordait avec celui de Luc?, sans les additions qui y ont été importées de la première Épître aux Corinthiens. Dans ce récit plus court, il y a bien l'idée de la mort prochaine, mais non celle de l’expiation, et rien ne fait prévoir le renouvellement de la cène en dehors du festin messianique, dans l'avènement du royaume céleste. L'origine de la cène
À. Marc, xiv, 22-23, 25.