Marre. xvinr, 15-18 (xvr
même de les admettre à la pénitence ecclésiastique; il n'en est pas question davantage dans le quatrième Évangile. Il s'agit de l’admission des convertis dans l'Église, et conséquemment du baptême.
Mais on doit dire que l'autorité apostolique nest point épuisée par là, et que, si l'Église peut refuser le baptême aux indignes, comme elle l'accorde à ceux qui sont bien disposés, elle garde sur les baptisés, relativement au péché, un pouvoir qui se manifeste aussi sous une double forme, positive et négative, par la concession ou le refus d’absolution, selon le besoin et l'opportunité. Ces textes montrent que la communauté chrétiennes’est, dès l’origine, attribué un tel pouvoir, et qu'elle croyait le tenir du Sauveur ressuscité, comme la mission de prêcher l'Évangile.
Le pouvoir tendait tout naturellement à se concentrer dans les chefs de l'évangélisation et dans les directeurs des communautés. Son origineet son évolution dans l’histoire de l'Église se dessinent avec assez de netteté devant le critique ; pour la foi, elles sont légitimes, puisqu'ellesreprésentent un aspect du Christ qui vit et de l'Esprit
qui agit dans l'Église depuis le commencement. Vous voyez, Monsieur le Supérieur, en quel sens l'historien peut admettre que rien, dans le régime actuel de la pénitence ecclésiastique, n'est étranger à l'institution du Christ.
Le concile ! décrète que l’extrème-onction est un vrai sacrement, institué par Notre-Seigneur, insinué dans Marc?, promulgué par l’apôtre Jacques ?, « frère du Seigneur », et que les anciens qui, d'après Jacques, doivent faire cette onction, ne sont pas les plus âgés des fidèles, mais les prêtres ordonnés par l'évêque.
Je n'ai pas besoin de vous dire, Monsieur le Supérieur, que l'état historique de la question est beaucoup moins simple et moins clair. Les Pères de Trente eux-mêmes ont hésité à dire que les onctions pratiquées par les apôtres, durant la mission que Jésus leur avait confiée pendant quil prêchait encore lui-même