‹ Autour d'un Racine ignoréChapitre 22 sur 71 · Réflexions sur les arts · texte numérisé non relu

Réflexions sur les arts

2. En un temps et chez un peuple qui ne croit plus qu'en Napoéon, on nous en voudrait trop de montrer à propos du geste un Napoléon se trompant.

Eh bien, je crois que Napoléon, en fait, a été victime de la pauvreté de notre langue. Nous n'avons qu'un mot, geste, aussi bien pour rendre le mouvement furtif et instinctif de l'homme et le mouvement artificiel de l'acteur. Si nous convenons que le geste, dit de théâtre, n'est pas vraiment un geste, alors, non, Napoléon ne s'est pas trompé. « Je voudrais que vous fassiez moins de gestes, disait-il à Talma.» Il lui reprochait de ne pas avoir remarqué que les hauts personnages ont peu de gestes. « Vous fatiguez trop vos bras; les chefs d'empire

ment de mettre en mimique les Maximes de La Rochefoucauld. Personne ne soupçonna deux choses : c'est d'abord que le geste doit surtout rendre des sentiments, des passions, des états physiques, des conflits, mais non des choses sans vie; — et c'est que Corneille ne voulait pas de gestes.

Naturellement !... Le geste est unrestant d'animalité. C'est le tressaillement de la chair qui vibre et souffre. Mais les héros de Corneille sont en bois, en bronze, en marbre. Ils ont souvent des sentiments pas nature du tout. Ils peuvent dire de fort belles choses, mais ils sont, la plupart du temps, hors la réalité, Corneille ne désire pas du tout que le spectateur s'écrie : « Comme c'est cela ! » mais bien qu'il réfléchisse, puis admire la belle âme vertueuse qui a imaginé des lours de force pareils. On lui nuit en essayant de donner des gestes à ses héros, car il les leur a interdits, composant à leur intention des attitudes figées de tableaux vivants. Ainsi, qu'on prenne

sont moins prodigues de mouvements. Ils savent que leur moindre signe est un ordre et qu'on les guette. Dès lors ils ménagent le geste et même le regard. > Il blâmait Talma de mettre de grands effets sur ces mots de César:

Pour moi qui tiens le trùne égal à l'infamie !

Oui, disait-il, si c'était Brutus qui parlât ; car, lui, le penserait, mais César, quand il le dit, n'en pense pas un mot ; alors quel geste lui donner ? >

Enfin il avait senti combien il était indispensable d'ajouter les gestes — des vrais — à certains rôles muets, par exemple à celui de Néron pendant l'apostrophe de sa mère. Et voici dit M. Alfred Copin, ce qu'il avait trouvé. « Il ne s'agit pas de peindre l'ennui de Néron tandis que sa mère le sermonne. Il y a mieux à faire. Que Néron joue avec son manteau ; qu'il ait l'air d'en examiner la richesse, comme s'il remuait ce manteau machinalement.» On voit que Napoléon avait inventé jusqu'à la psychologie du geste !

la grande scène de Cinna, on apprend que Corneille avait adopté certaines mesures pour statufier son Auguste.

Auguste va nous contraindre d'admirer son invraisemblable clémence (invraisemblable, puisque surhumaine) envers le favori qu'il a comblé de bienfaits et qui a formé le projet de Fégorger.

La scène débute par ces deux vers :

Prends un siège, Cinna, prends! et sur toute chose, Observe exactement la loi que je t'impose.

Pour prononcer ces deux vers majestueusement, voici ce que Corneille a imaginé :

L'acteur allonge d'abord le bras droit, main ouverte, doigts serrés, puis il débite le premier hémistiche. Après le mot «Cinna », il s'arrête. Mais alors, comme il pourrait s'oublier et gesticuler pendant le temps, le souffleur avait ordre de compter à demivoix, « un, deux, trois, quatre, cinq » — sortes àe texte pour immobilité — puis, alors seulement, il achevait le vers. Après « toute chose », il relevait la main, pliait le coude, levait l'index et, lentement, disait:

Observe... exactement... la loi... que je t'impose.

Donc pas de geste 1 Remarquez d'ailleurs qu'on n'en saurait trouver un seul à placer là. Ces deux vers excluent le geste.

Alors, nous savons, maintenant, pourquoi les Horaces gesticules devant Napoléon échouèrent. Les gestes ici venaient à contre-sens : les statues n'ont pas de gestes.

Corneille d'ailleurs aurait eu vraiment par trop d'ingéniosité, lui qui vaut surtout par sa hauteur de pensée, s'il avait songé, pour ses nobles personnages, au geste, lequel, il faut bien le dire, est un peu vulgaire. (De nos jours les artistes à gestes — je ne veux citer aucun nom — s'ils ont la vie, n'ont pas la distinction. Le plus vivant de nos écrivains, Maupassant, n'est ni noble ni distingué, au moins dans ses nouvelles,— pleines de gestes). Corneille donc n'alla point fureter dans les bas-fonds parisiens, ni dans les souvenirs de la Rome du Bas-Empire. De plus, son tempérament flegmatique de demi-Normand ne lui inspirait aucun goût du geste. Il préféra en rester à Pattitude figée du Mystère sacré, comme il est encore joué à Oberammergau, — où l'action est trop lente, et, dans la moitié des tableaux — ceux tirés de TEcriture — absolument nulle.

Et maintenant Racine devant le geste.

Voici une expérience que j'ai tentée, au cours de conférences à l'étranger, notamment à l'Université de Genève.

J'ai dit ceci : < Racine, même dans la tragédie sacrée, même dans Athalie, déborde tellement de vie vraie, les sentiments de ses personnages sont si essentiellement nature (c'est-à-dire tirés du fonds commun à tous les hommes), que je vais choisir, la scène qui semble le moins propre à inspirer, à exiger — ou si vous voulez — à tolérer une adjonction de gestes, et, cette scène, rien qu'avec quelques mots explicatifs, vous la verrez par gestes.

'i24 AUTOUR d'un racine ignoré

« Je vais prendre la visite d'Alhalie au temple. Athalie a été troublée par un songe. Elle soupçonne qu'un ennemi est caché dans ce temple. La féroce femmC;, (féroce mais correcte, comme tous les personnages de Louis XIV), qui a fait massacrer tous les fils d'OchosiaSjFoi légitime de Judée, — du moins elle le croit, — visitant ce temple suspect, se trouve en face d'un enfant qu'elle ne connaît pas. (Nous, nous savons que c'est Joas, fils du roi, caché sous le nom d'Éliacin). Athalie va poser de brèves questions.

« Eh bien 1 après chaque question, je vous mimerai avec des gestes instinctifs, les réponses d'Eliacin, et je suis sûr, qu'à voix basse, vous les murmurerez tous. Cette épreuve démontrera, si elle réussit, que Racine veut des gestes, que chez lui les mots sont si justes et si pleins de vie, qu'on n'eût pu en trouver d'autres plus justes, plus humains:

ATHALIE

Vous êtes sans parents ?

ÉLiAciN, par gestes.

Ils m'ont abandonné.

ATHALIE

Gomment et depuis quand?

ÉLIACIN, par gestes.

Depuis... que je suis né ;

ATHALIE

Ne sait-on pas, au moins, quel pays est le vôtre?

ELIACIN

Ce temple est mon pays : je n'en connais pas d'autre.

ATHALIE

Où dit-on que le sort vous a fait rencontrer?

ÉLIACIN

Parmi les loups cruels prêts à me dévorer.

ATHALIE

Qui vous mit dans ce temple ?

ÉLIACIN

... Une femme inconnue Qui ne dit point son nom et qu'on n'a pas revue.

ATHALIE

Mais de vos premiers ans quelles mains ont pris soin ?

ÉLIACIN

Dieu laissa-t-il jamais ses enfants au besoin ? Aux petits des oiseaux, il donne la pâture Et sa bonté s'étend sur toute la nature. Tous les jours, je l'invoque...

La réussite fut parfaite. Des chuchotements nombreux prouvaient que beaucoup de personnes retrouvaient au vol les vers de la tragédie.

Donc, il faut des gestes à Racine '.Pourquoi lui en faut-il ?

l.«Hermione est une vraie femme. Il faut pour ce merveilleux rôle bien plus de variété de gestes qu'on n'en donne » (Sarcey).

Parce que, étant donné son sang, il pense, il sent, avec une véhémence, une extériorisation particulièrement marquée.

Parce que voulant être sobre, simple, court, employant peu de mots pour exprimer des sentiments, et ces sentiments étant assez souvent généraux, il lui faut les concréter, les préciser, les retenir ou les prolonger, — ou les déguiser, ou les éteindre, — ou les faire éclater, au delà, à côté, en deçà du mot. De général, le sentiment devient alors individuel, personnel. Racine a, par là, créé, oui créé, un instant de vie vraie chez des êtres qui ne peuvent point ne pas avoir de gestes, — mais ne peuvent avoir que certains gestes. Ces gestes, comme tous vrais gestes — arrivent fatalement. (Charcot a montré dans ses expériences, que trois femmes d^àge, de condition sociale, de nationalité différentes, à qui il suggérait d'avoir froid, puis chaud, exprimaient toutes les diverses sensations par des gestes identiques).

Parce que, lorsqu'il compose ses tragédies, Racine est dévoré d'amour, s'épuise, devient neurasthénique, et qu'il a, comme tous les névropathes, trop de gestes.

Et peut-être bien que, chez Racine, il n'y a point que ses héros qui ont la haine facile. M. Jules Lemaître nous dit que les tragédies de Racine, c'est une « ménagerie de fauves bien disants, mais féroces » .

Quand on se donne la peine de relever les mots haine, haïr chez Racine, — même dans ses tragédies

les moins cruelles, — on reste stupéfait de l'énorme récolte qu'on fait.

Rien que les doublés de haine y sont très nombreux. Ne les cherchons que dans sa première pièce, les Frères ennemis :

... que chacun le hait comme le hait son père L'on hait avec excès lorsque l'on hait un frère Quand il hait une fois, il veut haïr toujours.

Quels vers effrayants !

Mais il y a mieux, les principaux gestes indiqués par Racine, exigés par lui et notés encore dans la Maison de Molière, sont atroces !

Oui, et il nous suffira d'en citer deux.

Le premier fut imposé par Racine à son acteur de Britannicus. Cette pièce, c'est une heure de la vie du monstre naissant que sera Néron. 11 s'est affranchi de sa mère, prépare ses crimes. Il commencerait par son frère, Britannicus, lorsque Agrippine apparaît, lui parle en face. Le jeune tigre rentre un instant ses griffes. Il dira, en effet :

Allez donc et portez cette joie à mon frère... Gardes ! Qu'on obéisse aux ordres de ma mère !

Avec Corneille, à ce moment, comme toute personne, quel que fût son rang, ne pouvait prendre congé d'un monarque que par un baise-main, Néron eût tendu la main, l'eût tenue immobile, et Agrippine se fût cérémonieusement inclinée. C'eût été quelconque, et, avouons-le, banal.

Au lieu de cela, voyez donc ce que va imaginer notre beau tigre.

Il tend sa main d'empereur : Agrippine se penche. Alors cette main frémissante, d'avoir paru céder, se baisse, se baisse encore, et Agrippine ne va pouvoir la rencontrer qu'en s' agenouillant presque .

Cela c'était voulu. Racine avait ajouté ce geste à son texte.

Maintenant nous allons le voir mettre de la colère furieuse dans une situation scéniqueoù,tous,non seulement nous n'en aurions jamais mis, mais nous ne concevons même pas que Racine en ait voulu mettre.

C'est dans Mithridate.

Le nom de Monime évoque une douce, adorable, mais bien timide créature. Comme on la plaint de la voir en péril entre sa tendresse pour Xipharès, et la passion qu'elle inspire au terrible roi 1 Or Mithridate,— si soigneusement que Monime cache ses sentiments pour Xipharès, — se doute que, si elle ne l'écoute pas, c'est qu'elle pense à un autre. Cet autre, quel qu'il soit, Mithridate est résolu à le supprimer. Alors, avec sa perfidie doucereuse, il feint de renoncer à Monime ; il se sacrifie au bonheur de celle-ci ; qu'elle dise qui elle souhaite épouser et ses vœux seront comblés.

La pauvre femme le croit sincère et voici qu'elle parle. Soudain elle s'arrête :

« ... Seigneur, vous... changez de visage ! »

Comment, de quel air, sur quel ton, avec quel geste prononcer ces paroles? Inutile de beaucoup chercher;

Monime, à ce moment de crise tragique, n'a, n'estce pas? qu'une pensée: demander grâce, grâce pour Xipharès.

Eh bien Racines entend tout autrement le sentiment qui animera Monime : ce sentiment doit être, advienne que pourra, Tindignation irritée.

(Pas de doute ! Il y a quelques mois, M°" Silvain ayant joué cette scène, en élevant la voix, fronçant le sourcil, brandissant le bras, demandant un compte sévère à Mithridate, un chroniqueur théâtral écrivit qu'elle s'était entièrement méprise. M""' Silvain l'eut belle, alors, d'apporter le texte même où Du Bos, confident de Boileau, atteste que c'est ainsi que Racine entendait qu'on jouât sa Monime...)

Quel trait ! quelle indication révélatrice sur le caractère vrai de Racine ! et comme on s'explique que son biographe, M. Paul Mesnard, ait conclu mélancoliquement que, voir en Racine un tendre, ou dans ses héroïnes des êtres de faiblesse plaintive, c'est céder à un préjugé.

Si attentif qu'il ait été à ne rien livrer de lui, qui pût permettre un jour de déchiffrer l'énigme vivante qu'il fut. Racine pourrait bien avoir été trahi par son geste, trahi par son écriture ^dès lors, si nous ne le

1. 11 y paraît bien en effet, au moins pour quiconque a pratiqué l'analyse psychologique des caractères graphiques. Mais qui ose aujourd'hui déclarer tout haut que la graphologie peut, à son avis, donner de sérieux renseignements sur un homme ? Cependant, comme plus loin, on verra un spécimen de l'écriture de Racine; comme le plus renommé des graphologues, M"° la baronne de Ungern-Sternberg (grande dame russe de qui les études sur Gœthe, son caractère, les crises de sa vie morale, publiées en Allemagne y furent fort admirées) a bien voulu étudier Racine sous ce rapport, prenons quelques lignes dans le travail de cette subtile analyste. Un diplomate français, M. G...,

déchiffrons pas, c'est que nous ne savons pas interpréter les documents intimes qu'il a, par mégarde, à son insu, laissés aux mains de la postérité.

Racine s'est fort surveillé en vue de la postérité. Dans ses lettres il compose son personnage. D'ailleurs, à l'époque, une lettre venant de loin faisait toujours son tour de ville, le tour des amis : on la rédigeait

lui a envoyé une photographie de la lettre de Racine. M"" de Sternberg a répondu :

« Un esprit fin et observateur qui cumule le souci du détail avec « la subtilité. Pas de vague à l'âme. Une précision qui va être la « force de son génie et sa limitation.

« Résistance et dureté d'un caractère irritable, malin et satirique, «aspirant, en son for intérieur, à jouer librement des coudes dès « que l'occasion s'offre.

« Se constituant le secrétaire de sa raison, il doit réagir contre son « tempérament; il n'est point susceptible de sentimentalité compatis - « santé. Il calcule, visant à la modération, la retenue, la réserve.

« Il doit être dogmatique, voire entiché de pédanterie, revers du « sens constant d'une discipline.

« Sensuel en raison de sa vitalité manifeste, mais délicat, pudibond, « plein de secrétivité.

« Une étonnante aptitude à l'assimilation, une rare sensibilité intel- « lecinelle.

« Personnalité faite de deux couches en contraste parfait. De là for- « cément combat perpétuel entre deux tendances produisant dans son < âme un drame mouvementé mais secret, si secret qu'il ne voudra « pas avoir de témoins.

« On m'a indiqué qu'il y aurait deux races en lui. En ce cas son « esprit est latin, si latin qu'il ne pourra jamais être goûté pleine- « ment des races du Nord, mais son tempérament peut être germain. « Cet homme a dû avoir la divination de la vie passionnelle. 11 a « dû la pratiquer, mais il la connaissait sans doute avant. Quand la « passion entre dans sa vie il n'est plus qu'une proie pour cette pas- « sion. Mais chez lui ne cherchez pas le cœur, vous ne trouveriez « qu'intellectualisme. »

en conséquence. Or, si Racine ne parvient pas à introduire dans ses missives une sensibilité compatissante vraie, du moins de temps en temps, il joue la sensibilité avec larmes, genre qui séduira les femmes, — lesquelles ont facilement des larmes, et s'en savent un gré infini.

Devrions-nous, pour mieux pénétrer Racine, étudier spécialement les larmes dans la vie de Racine, les larmes dans ses vers ?

Nous ne l'avons pas pensé. A l'époque, on disait couramment : « ce récit est plein de larmes », « je mêle mes larmes aux vôtres ». Au théâtre l'appel aux larmes est un moyen, de goût souvent douteux, mais efficace, de forcer l'émotion physique. Car les larmes de l'acteur à la scène amènent les larmes dans la salle. Il est trop facile de « jouer de la larme». Nous savons qu'un genre, le mélodrame, est destiné à nous noyer de larmes ; et si, l'écoutant, nous pleurons, nous nous en voudrons ensuite de notre molle et un peu niaise sensiblerie.

La larme, d'ailleurs, comme l'enseignait Charcot, a plus souvent des causes physiques que morales. Souvent on pleure de fatigue. Nul ne pleure plus abondamment que les êtres épuisés d'excès. Messaline,sur sa fin, réclamant la condamnation d'un sénateur dentelle convoite les richesses, se prend à pleurer, car elle entend cet innocent parler de ses enfants ; alors, comme on lui demande s'il faut tout de mêm e condamner, Messaline, s'essuyant les yeux : « Mais certainement I »

Racine, avec sa sensibilité toute physique, pleurait aux vètures de ses filles ; mais on plaisantait volontiers ses pleurs, M"° de Sévigné en tête. Cette mar-

quise, qui elle aussi, a dans ses lettres, des larmes, mais n'en a que là. D'ailleurs, ainsi que le fait observer M. Edmond Pilon « les larmes de Racine sont transparentes et légères comme la rosée des champs». Elles sont donc de Tart, avant tout K

Enfin, à une certaine époque de la vie de Racine, quand il commence à s'acheminer vers le repentir, ses larmes ne font-elles pas un peu partie de la nécessaire mise en scène? les larmes du repentir! Le seul moyen d'expier ses fautes, c'est en effet de « les pleurer. »

1. Plus belles, semble-t-il, que celles de Géorgie Sand. On sait, sur elle, le terrible mot de Gliopin mourant : « Je ne crois plus aux larmes, depuis que je t'ai vue pleurer. »

« Les larmes de Racine >>, de Sainte-Beuve, œuvre fort banale, furent commencées au collège.

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