Tocco, VEresia nel medio evo, p
3. En 1278, on dut faire aussi une ecxpédition militaire contre les Cathares des environs d'Anagni.
4. Davidsohn, Geschichle von Flcrenz, I, 722 ; Tocco, Danie e Veresia, IL
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ils prirent les armes et on en vint aux mains; ils furent mis en fuite, mais l'hérésie persista jusqu'en 1313.
Les Vaudois ^, sous le nom de Paiwres Lombards, pratiquaient, à côté des Cathares, un rigoureux ascétisme. L'hérésie pullulait -, et presque partout on retrouvait l'idée joachimite. Après la mort de Guillelma ' qui, sa vie durant, avait passé pour une sainte, on prétendit qu'elle avait été l'incarnation du Saint-Esprit, comme le Christ avait été l'incarnation du Fils. Une secte se forma incontinent, qui prit pour chef une femme, Maifreda ; elle disait la messe. Les Guillelmites ne furent pas nombreux.
On ne peut en dire autant des Frères apostoliques. A Parme, en 1260, un jeune illettré dont les Mineurs n'avaient pas voulu, « commença, dit Salimbene, par vendre le peu de bien qu'il possédait, puis, montant sur la tribune de la place publique, jeta l'argent aux oisifs qui se chauffaient au soleil et qui s'empressèrent d'aller le perdre au jeu, non sans jurer et sans blasphémer ». Puis, imitant le Christ à la lettre, il se fit circoncire. Pour bien montrer qu'il était un homme nouveau, il s'emmaillota de langes et téta une nourrice ; ensuite laissant croître sa barbe et ses cheveux, il commença à prêcher dans les rues et recruta beaucoup d'adeptes. Il envoya des missionnaires jusqu'en Allemagne et en Portugal. Ils pratiquaient la pauvreté absolue, ne possédant au monde qu'une robe ; s'ils la lavaient, ils étaient obligés d'attendre qu'elle eût séché. Ils admettaient des femmes dans leur ordre et couchaient nus avec elles pour bien éprouver leur continence. Farcis de chimères joachimites, ils faisaient remarquer que c'est en 1260, l'année fatidique indiquée par l'abbé de Flore, qu'avait surgi leur fondateur, l'apôtre Segarelli. On le brûla, et son successeur, Dolcino, organisa ses fidèles en bandes armées. De quatre mille, la persécution les avait réduits à quatorze cents ; mais ils se retranchèrent dans les Alpes, pillèrent et incendièrent les villages et il fallut, pour les réduire, quatre croisades (1307).
Dans l'ordre des Mineurs, les plus douloureuses discordes déchiraient les frères. A mesure que grandissait leur puissance, les Franciscains s'apercevaient qu'elle était incompatible avec la pau\Teté. En quelques années, un abîme sépara les Spirituels^ ceux qui préten-
1. C'est en 1170 que Pierre Valdo, Valdès ou Vaud. de Lyon, commença à prêcher la pauvreté et à ordonner la mendicité à ceux qui voulaient le suivre et qu'on appela les Pauvres de Lyon. Ils ne furent exclus que plus tard de l'Église catholique.