LES « SPIRITI )) ; LES ESPRITS PHYSIOLOGIQUES
de l'âme et de toutes ses facultés. Il faut donc qu'il ait sa source et son siège principal dans le cœur et que, refluant du cœur, il se dirij^e vers le foie, et c'est le Spiritus naturalis^ parce qu'il accomplit les fonctions naturelles qui sont de digérer, convertir et assimiler. Parvenant au cerveau, il s'y perfectionne et devient le spiritus animalisy ainsi nommé parce qu'il accomplit dans le cerveau les fonctions de l'âme {anima) : sentir, imaginer et penser... » Il dit ailleurs (De spiritu et respiratione, lib. I, tr. 1, cap. 9) que l'esprit qui siège dans le cœur porte le nom de spiritus ç>italis : cf., du même. De anima^ lib. I, tr. 2, cap. 13 ; De motibus progressi^is, II, 7.
\à.,Despiritu et respiratione, lib. I, tr. 2, cap. 1 : « Platon et Socrate ont divisé ce spiritus, en disant que le principe du spiritus naturalis était l'âme appétitive, dans le foie ; que le principe du spiritus i^italis était l'âme située dans le cœur que Platon appelle Crascentia ;... que le principe du spiritus animalis était l'âme rationnelle, ayant son siège dans la tête... »
Cf. ibid., I, tr. 1, cap. 2 ; II, tr. 2, cap. 4. Cette théorie était universellement adoptée par les médecins et les philosophes. A peine peut-on signaler de légères divergences. C'est ainsi que Barthélémy de Glanville attribue au foie et non au cœur le rôle le plus important ^.