Par., IV
Cosi parlar conviensi al vostro tngegno Perocchè da sensato apprends Ciô che fa poscia d'intelletto degno.
clioses en fjonéral ; toulefois, il comprend ces espèces dans les images sensibles, parce qu'il ne peut comprendre les objets dont il abstrait les espèces qu'en se tournant vers les images sensibles. »
I, qu. Lxxxv, 5, ad 2 : « L'intellect fait abstraction des images sensibles et cependant il ne comprend actuellement qu'autant qu'il a recours à elles. »
I, qu. LXXXV I, art. 1 : « Puisque l'intellect ne comprend qu'en faisant abstraction de la matière, il ne peut directement percevoir 1^ objets particuliers, il ne les connaît qu'indirectement et par une sorte de réflexion... Notre intellect comprend en abstrayant de la matière individuelle V espèce intelligible. Le produit de cette abstraction ne pouvant être qu'une chose universelle, il s'ensuit que notre entendement ne connaît directement que ce qui est universel. Car, comme nous l'avons vu (qu. lxxiv, art. 7), après que l'intellect a abstrait les espèces intelligibles, il ne peut parleur moyen comprendre en acte qu'en recourant aux images sensibles dans lesquelles il comprend les espèces intelligibles elles-mêmes, comme le dit Aristote. Ainsi donc, il connaît directement l'universel par Vespèce intelligible et il connaît indirectement les choses particulières que les images sensibles représentent. »
Une fois la forme reçue par l'intellect, elle persiste en lui ; car Vintellect possible n'est pas seulement le lieu des formes, il est leur trésor, leur conservatoire ; il est la mémoire intellective, la mémoire des idées. Cf. 5. th., I, qu. lxxxiv, 7, ad 1 ; qu. lxxix, art. G :i( D'après Avicenne. aussitôt qu'on cesse de comprendre en acte une chose, Vespèce de cette chose (sa forme) cesse d'être dans l'intellect. Si on veut la comprendre de nouveau, on doit se tourner vers Vintellect agent, qu'il suppose une substance séparée, pour que les espèces intelligibles en émanent et frappent Vintellect possible. Mais cette opinion est contraire au sentiment d'Aristote... On dit que Vintellect possible est transformé en chaque chose, selon qu'il reçoit les espèces de chaque objet. Donc, par cela même qu'il reçoit les espèces des choses intelligibles, il a tout ce qu'il faut pour agir quand il le veut (c'est-à-dire qu'il n'a pas besoin de recourir de nouveau à Vintellect agent) ; ce qui ne signifie pas toutefois qu'il agisse toujours, parce qu'il est, d'une certaine façon, en puissance ; mais il y est autrement qu'avant d'avoir compris ; il est dans l'état de celui qui, ayant la science habituelle, se trouve en puissance de réfléchir actuellement à ce qu'il sait. » Dans l'article 7 de la même question, saint Thomas décide que Vintellect possible est la mémoire intellective, la mémoire des idées.