‹ Autour de Dante; Les BéatricesChapitre 305 sur 440 · LA CABALE DES NOMBRES C · texte numérisé non relu

LA CABALE DES NOMBRES C

strophes de quatorze vers (trois strophes de la chanson Donna pietosa ; quatre sonnets ; chanson Gli occhi dolenti, cinq strophes), plus le congé de la chanson Gli occhi dolenti, soit six vers. Les deux branches, à leur partie supérieure, ne difîèrent entre elles que de six vers.

Chacune d'elles, dans sa partie inférieure, est constituée par une série de dix compositions courtes, en général des sonnets. La partie inférieure de la branche ascendante, qui s'étend du premier sonnet de la \ ita nuova à la chanson Donna ch^a^ete, contient sept sonnets, deux sonnets doublés de vingt vers chacun et une ballade de quarante-quatre vers, soit dix compositions.

La partie inférieure de la branche descendante, qui va de la chanson Gli occhi dolenti au sonnet Oltre la spera, compte neuf sonnets et une chanson incomplète de vingt-six vers en deux stances, soit dix compositions.

La différence, au point de vue du nombre des vers, est très faible entre les parties inférieures des deux branches, trente vers seulement, ou même vingt-six, car le sonnet Era ^enuta, ayant deux commencements, peut être compté pour dix-huit vers.

La différence totale entre les deux branches se réduit à vingt vers car c'est la branche descendante qui, dans sa partie inférieure, compte vingt-six vers de moins ; dans sa partie supérieure, elle compte six vers de plus, le congé de la chanson Gli occhi dolenti.

Entre deux séries, chacune de quinze poèmes, reliées par un poème central divisé lui-même en deux parties égales, on ne trouve donc qu'une différence de vingt vers. C'est bien peu, si l'on songe que les chants de la Comédie^ composée, de l'aveu même de Dante, d'après un plan symétrique conçu à l'avance, varient de 115 à 160 vers, soit quarante-cinq.

§ 2. La cabale des nombres.

Le nombre 3, dès l'antiquité, fut sacré ^ et pour les chrétiens, à cause de la Trinité, il signifia Dieu lui-même. C'est sur le 3 que Dante construisit sa Comédie, en trois cantiques de trente-trois

Page 1