CONCLUSION
enfants; au Midi, elle concourt avec lui et écarte les ce En Italie, le Piémont et le royaunne de Naples obéi règles féodales. Les Communes furent régies par un mêlai lombard et de droit romain ; c'est ce dernier qu'on appl les cas où les statuts restaient muets ^. Ces républiques pas la femme avec faveur. Les filles ont droit à une dot sont exclues de la succession par leurs frères (Statuts d de Ravenne, de Turin, de Pise, de Brescia, de Florenc( de Nice, de Moncalieri, de Gênes). On retrouve la me Venise, Rome, Bologne, Plaisance, etc. [Gans. Erbrecht, suiv.) et à Naples, Amalfi, Sorrente ; à Milan, elles s< par tout mâle, comme dans la loi salique. C'est pour c patrimoine de la famille, disent les statuts des villes, qi rence est accordée aux agnats *. Pour une raison analo qui épouse un étranger doit s'établir dans la ville ou i sa dot.
Les mères sont encore plus mal partagées. Tout tes1 en leur faveur par les enfants est nul ^ (Statuts de Ve Elles sont complètement exclues de leur succession (Statuts de Casai, de Côme, de Lucques). En général, e] exclues que par les descendants et ascendants jusqu'au degré ; en aucun cas, elles ne peuvent hériter de plus c au delà de 500 livres.
Les sœurs sont exclues de la succession du frère (Stati; et de Brescia) et de l'oncle (Statut de Casai).
§ 14. Conclusion.
Au moyen âge, pas plus qu'aujourd'hui, les lois n'acc* femme une supériorité sur l'homme. Elle est à peu près elle jouit même quelquefois de libertés qui, depuis, lui o rées ; mais, en bien d-es cas, même fille, même veuve, elh
1. Cette disposition fut abrogée par Charles IX dans son édit de
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mise à une surveillance humiliante, et, commie épouse, elle subit dans toute sa lourdeur le joug du mâle. ^ Le culte de la femme, professé par les romans courtois^ n'a laissé dans la législation aucune trace ; les tcmp>s étaient trop rudes pour cfue la domination féminine pût s'exercer autrement que par des voies détournées. Les femmes, dit Ozanam, font les mœurs, qui sont plus que les lois. Je ne sais si elles firent les mœurs d'une telle époque ;. si elles les ont faites, ce n'est que du consentement des hommes à qui elles appartenaient et j.usqu'au point qu'ils voulurent. La galanterie est un de ces nobles paradoxes auxquels se plut la chevalerie , comme la générosité envers l'ennemi et la protection des faibles. Il y a d'autant plus de mérite à se montrer galant envers les dames qu'on y est moins obligé et que c'est plus inutile, dit le troubadour Raimon d'Anjou ^. A ces fantaisies de guerriers magnanimes, la littérature mêla ses flonflons, et le pays où la femme fut le plus déifiéi^r ^* c'est l'Italie, où elle courbait le plus la tête sous le poids des lois.
1. Cité par Francesco de Barberino dans son commentaire aux Documenlis d'Amore; A. Thomas, Francesco de Barberino, p. 136.