MISOGYNIE DES THÉOLOGIENS
foi ^. Il la maintient dans l'étroite sujétion de l'autorité maritale. « L'homme a été créé à l'image de Dieu, mais non la femme. C'est pourquoi l'épouse doit être soumise à son mari et presque sa servante » (Can. 13-19, caus. 33, qu. 5 ; cité par Gide, p. 180). — « C'est Adam, dit saint Ambroise, qui a été trompé par Eve, ce n'est pas Eve qui a été trompée par Adam. Il est juste que la femme soit soumise à l'autorité de celui qu'elle a entraîné à pécher, pour qu'elle ne puisse l'entraîner de nouveau » (Décret II, qu. 23, c. 17, édit. Pith., p. 428).
Saint Thomas expose sans répugnance la rigoureuse doctrine d'Aristote : « Aristote dit que la femelle n'est qu'un être imparfait qui est produit contrairement à l'intention de la nature {S. th., I, qu. 99, art. 2). Le grand docteur n'accepte point complètement cette opinion, car, dit-il, la diversité des sexes est une condition de la perfection humaine. Mais il reconnaît que la femme n'est point un monstre; il établit qu'elle est, relativement à l'homme, quelque chose d'imparfait au point de vue physique et d'inférieur au point de vue moral ^.
« Après le péché, il a été dit à la femme : Tu seras soumise à la puissance de l'homme {Gen., m, 16). Il n'y aurait pas eu d'ordre dans la société humaine si les plus sages n'avaient pas été chargés de gouverner les autres. Ainsi la femme s'est trouvée naturellement soumise en ce sens à l'homme, parce qu'il y a naturellement dans l'homme une raison plus ferme et plus éclairée... » (I, qu. 92, art. 1).
« La soumission de la femme à l'homme est une conséquence de la perfection de l'homme et de l'imperfection de la femme ^. »
I, qu. 118, 2 : « La Genèse dit que la femme a été faite pour aider l'homme ; mais pas pour autre chose que la génération, qui s'effectue par le coït ; car, pour n'importe quelle autre besogne, un autre homme serait plus utile à un homme qu'une femme. »