‹ Autour de Dante; Les BéatricesChapitre 91 sur 440 · IIS Ilae, qu. 149, 4 ; III, qu. 67, 4, etc · texte numérisé non relu

IIS Ilae, qu. 149, 4 ; III, qu. 67, 4, etc

3. Quœsliones super Evangelium missus est, qu. 15, 2. Il reconnaît cependant {loc. cit., § 3) que la beauté est en soi une bonne chose et que la sainte Vierge a dû être belle.

plus haut : les mâles figurent les vertus, les femmes figurent les fautes, filii signant opéra virtutum^ filiœ opéra infirmitatis. Dans toute la symbolique du moyen âge le sexe féminin signifie erreur, faiblesse, déchéance. Ce n'est pas un bœuf roux qui représente le Christ, mais une vache rousse {S. th., T*, II'', qu. 102, 5, ad 5), parce que la femelle figure l'infirmité de la nature humaine épousée par le Christ. D'après Albert le Grand (Qiiœst. super evang., qu. 4), c'est sous la forme masculine que l'ange apparut à Marie, « parce que ce sexe est plus digne ». Expliquant le passage du Cantique où l'Epouse est appelée pulchra inter mulieres, saint Bernard glose : « Mulieres indique les âmes charnelles et mondaines, n'ayant rien de viril en elles, ne montrant ni force, ni constance dans leurs actions ; lâches, molles et efféminées en tout ce qu'elles îont on disent )) {In Cant. 5erm., xxxviii, 4).

Les jurisconsultes n'ont pas meilleure opinion des femmes que les théologiens. « Beaucoup, dit Tiraqueau {De leg. conn., gl. I, p. 1), pensent que les femmes sont dépourvues de raison ; car le divin Platon semble hésiter à placer la femme au rang des créatures raisonnables ou des brutes... Elles sont très faciles à tromper, comme l'assurent Aristote et Avicenne... cruelles, ambitieuses, avides de pouvoir, incapables de garder les secrets... »

Cette dernière raison est une des causes de leur exclusion des fiefs. « Leur indiscrétion, dit le même auteur, est tout à fait contraire à la nature de l'obligation féodale, car, entre autres choses, le vassal doit jurer de ne pas trahir les secrets que lui aurait révélés son suzerain ■^. »

§ 4. Misogynie des chansons de geste et des romans.

Le vice le plus fréquent que montrent les femmes des chansons de geste et des romans, c'est l'effronterie dans le dévergondage. Les Sarrazines y sont des monstres de lubricité et de perfidie ; les chrétiennes les suivent de près et donnent si souvent les pires exemples qu'on les prendrait pour autant de Messalines et qu'on s'imaginerait que maris et amants souffraient leurs excès sans s'en étonner. Il ne

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