‹ Autour de FlaubertChapitre 24 sur 30 · LES VICISSITUDES D UN LIVRET DOPERA : (( SALAMMBO · texte numérisé non relu

LES VICISSITUDES D UN LIVRET DOPERA : (( SALAMMBO

Sigurd fut enfin joué le 12 juin i885; et aussitôt, délivré des soucis que cette œuvre capitale lui avait causés depuis i5 années — car elle n'avait pas traversé moins d'épreuves que Salammbô — rassuré et désormais protégé contre les empiétements possibles sur la tâche qui lui avait été confiée, encouragé aussi par les brillantes qualités littéraires du livret de Du Locle, Reyer se remit énergiquement au travail. Salammbô fut jouée pour la première fois à Bruxelles, au théâtre de la Monnaie, le 10 février 1890, par Rose Caron, Sellier, Vergnet et Renaud. Repris le 16 mai 1892 à Paris (1), avec les mêmes interprètes, Topera y obtint un nouveau succès qui, depuis lors, ne s'est pas démenti. Ii ne nous appartient pas de prononcer un jugement sur la partition du maître, ni davantage sur le livret de Du Locle. Au lendemain de la représentation, un critique enthousiasmé (2) écrivait que Flaubert y aurait reconnu SA Salammbô; et c'est sans doute le plus bel éloge qu'on en puisse faire (3).

Figaro du 7 septembre 1907. — Voir aussi le feuilleton de Reyer sur Salammbô, dans le Journal des Débats du 29 mai 1892.

(1) Entre temps, Mlle Dufrane avait chanté Salammbô au Théâtre des Arts de Rouen.

(2) M. André Hallays, dans les Dêbats'du 17 mai 1892.

(3) Le livre consacré par M. Adolphe Jnllien à Reyer contient, pp. 80-91, une appréciation très impartiale de l'opéra. Voir encore l'article de M. A. Hallays, cité plus haut, et encore, dans les Débats du 18 février 1890, un article de Gustave Frédérix écrit après la représentation de Bruxelles.

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