LE COMBAT ÉTERNEL
DE
JEANNE D'ARC
La ligure sublime de Jeanne d'Arc, toute la journée d'hier, a dominé la vie de Paris. Les lïeurs se sont accumulées autour de ses statues, et les prières autour de ses autels. Au milieu d'une immense sympathie populaire, la Ligue a porté sa couronne place des Pyramides, au lieu que la guerrière arrosa de son sang.
La délégation anglaise nous précédait immédiatement. Elle venait apporter en termes clairs au génie de Jeanne l'hommage que déjà Shakespeare, presque involontairement, lui rendait, quand il faisait dire à l'héroïne, qu'il détestait encore ce mot sublime : « Si mon corps et le sacrifice de mon sang ne suffisent pas, eh bien ! prenez mon âme. Mon corps, mon âme, tout, pour que l'Angleterre n'ait pas le dessus sur la France. » C'est dans ce drame, pourtant