‹ Autour de la butteChapitre 8 sur 11 · II · texte numérisé non relu

II

Alors on son«^e qu'à trente ans Dcjù commence la souffrance Et que pai' un triste printemps Le seconde Ici vile commence

<ir

Depuis longtemps il a neigé Sur notre tête chancelante. Hélets ! brisés p;ir la tourmente Dun passé par trop imagé.

Nous descendons le triste fleuve De la vie et de nos vieux ans ; Heureux que la tombe et les temps Enfin nous fassent lame neuve !

liefruin.

Alors on ne croit plus qu'à Dieu Dont l'amour nous rend l'espérance Et, quand vient le suprême adieu.

La plus belle Tdylle commence !

Chanson sans musique

^€hafh)on ôaih:> musique

\ Madnnic .Icannc Dit

Au détour du chemin vTe vis une fillette Qui cueillait la noisette.

Alors, tendant la main, Je lui dis : ma mignonne, La noix, est-elle bonne Au détour du chemin ?

Monsieur! Voyez vous-même.

Et, prenant une noix Entre ses petits doigts D'une finesse extrême, En un geste engageant, Elle dit : « Jugez-en, Monsieur, voyez vous-même ! •>

Du bout de ses doigts roses

Elle tenait la noix ;

Au milieu du grand bois

Je songeais à des choses. . . .

F.t, depuis ce moment.

J'aime ce fruit charmant.

Cueilli par des doigts roses !

Aclien côte bretonije

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e/JOicii côlc htclojinc

L1';(.ENDK

Musique de l-linilc Hhssii'.kk,

Un beau jour d'automne, Jean, le blond marin, Fiancé d'Yvonne, Partait un matin ; Il s'embarque Et sa barque Glisse au gré du vent î . . .

Le flot brille Et scintille Sous un ciel d'argent I . . .

Pour calmer l'amante, Le fier matelot, En s'éloignant, chante :

Ma mie à bientôt 1

Edition de la maison Gehm.\in-L(»i is. U, rue d'Kngliien.

^ xoiin', sur la grève, Dans im l«»ng san^^lot.

Murinure sans trêve :

Jcan-I^icrrc à bientôt

Mais le ciel se voile ; Du frêle bateau Disparait la voile.

Adieu matelot!

Le ciel gronde (,'ar, sur Tonde, Xoir est l'horizon :

Et. stridente, La mer chante Sa triste chanson.

Et, par la tempête.

Quand mugit le Ilot, L'ouragan répète :

Pauvre matelot !

Y von ne . t re m b i a u te .

Murmure, tout bas.

D'une voix touchante Courage, mon gars !

Mais le ciel s'éclaire Et gaîment au port On attend Jean-Pierre.

Hélas 1 triste sort î

Pauvre Yvonne,

Ma mignonne, Eclate en sanglots !

Ta jeunesse.

Oh 1 tristesse Houle au fond des eaux Mais la liancée, Folle de douleur, Sitôt s'est lancée Dans le flot moqueur î

Quand le ciel rayonne Depuis dit l'écho :

Adieu cof Bretonne, Jean-Pierre à bientôt !

Le dîper de Pierrette

Le dincr de Picrrclle

Miisiciui> de l'aiil Mmmnikk.

.1 M.i IciiKtiscllc l.iicicnno Hiciikk.

Pierrot s'en allait au marché Pour y faire plus d'une emplette, Car le drôle avait invité A dîner la gente Pierrette.

— Combien, ce joli pigeon-là?

— C'est cinq sous, reprit la marchande.

— Cinq sous, ma détresse est bien grande. Enfin, vos cinq sous, les voilà 1

C'est pour ma gentille Pierrette, Képétait-il, et, Thumeur guillerette.

Dans la halle, à tous petits pas, II allait, son panier sous 1' bras, Mn se disant lier de lui-même :

()n n' r'garde à rien cjuand on aime.

\a puis, chez I' mMrch;ind d* vin du coin Poiii' ])\r]] Mrroscr sn volaille, 1 1 s'en lui (jiK-iir (lu bon vin lire diinc vieille futaille.

— Combien celte bouteille-là ?

— Cest cinq sous, reprit le bonhomme

— Cinq sous, c'est une forte somme....

Enfin, vos cinq sous, les voilai

C'est pour ma gentille Pierrette.

Répétait il, et. l'humeur guillerette. Dans la halle, à tous petit pas Il allait sa bouteill' sous 1' bras.

En se disant, fier de lui-même :

On n' r'garde à rien cjuand on aime.

La boutique d'un pâtissier Fut enfin le term' de sa course.

Mais il s'aperçut qu' pour payer Il n'avait plus rien dans sa bourse.

— C'est cinq sous ce beau gàteau-là !

Acceptez, madam' la marchande.

Malgré qu' la froidur' soit bien grande, Mon manteau pour vous payer d' ça !

C'est pour ma gentille Pierrette, Répétait-il et, l'humeur guillerette, Grelottant mais n' se plaignant pas, Il allait, son gâteau sous 1' bras, Se répétant, fier de lui même :

On n' souffre de rien quand on aime.

De retour notre Pierrot mit Le couvert sur la nappe nette, Mais c'est en vain qu'il attendit Ce soir-là la folle Pierrette.

Notre Pierrot se désolait, Amoureux à la triste mine.

Se disant, l'âme bien chagrine, Devant son rôti qui brûlait :

Adieu, ma petite Pierrette !

Adieu pigeon, le plaisir, l'amourette.

Mon manteau que je n'aurai plus !

Adieu tous mes rêves perdus !

Il faut en convenir quand même....

Qu'on souffre parfois quand on aime !

AOec lui

ftaît

r^^i'ec lui

A Vvotte Gl'ii.heht.

Toi, la fauvette des bois, A la fraîcheur du parterre, Ange venu de Cylhère En croupe sur un hautbois ; Toi, la fauvette des bois, Pourquoi ta pâleur de cierge?

As-tu vu l'amour, o vierge ?

J'ons tout simplement, la nuit, Dormi sur Therbe, un doux lit, Avec lui.

Toi dont la fraise des seins Rendrait jalouse les roses, Seins d'ivoire, aux pointes roses, Qui damneraient plusieurs saints

Toi dont la fraise» des seins (ionflc cl mûrit comme pomme.

As-tu \ Il ijiicUjuc jeune homme ?

— .lu n'iii vu (ju' mon ptit cousin Dont j" partagions 1' traversin

A vrc lui.

Toi dont le ventre mignon Possédait la petitesse D'une taille de Duchesse Va du pied de Cendrillon ; Toi dont le ventre mignon Est à l'état de grossesse.

As-tu perdu la jeunesse?

-- Je m' souvnions qu'avec François J'ons perdu. . . mon ... dé dans 1' bois Avec lui.

Toi dont le petit jupon Cachait si bien ta cheville.

Aurais-tu. sous la charmille.

Ou bien dans quelque buisson.

Soulevé petit jupon Cachant le trésor suprême ?

L'as-tu soulevé toi même ?

— Non î l'autr' fois, avec Henri, J" Ion soulvé pour mieux couri

Avec lui.

Excusant la Jeanncton De n'en connaîtr" davantage, Le vieux curé du vdiage Lui donna l'absolution, Excusant la Jeanneton.

Hien, s'écria la drôlcsse, J' n'aurai qu'à v'nir à confesse I — Dès c* soir, ça j' vous 1' dis, J' vons r'commencer à dormi Avec lui.

Pierrot c;alant

^Picitol Ljalaut

Musi(|iic de 11. Hcrjrer A Madame l'y\ii F.i 1 1-. Daim Y

C'était un soir de réveillon ; Dans la nuit il passait des ombres.

Lentement un gai carillon Résonnait sur les routes sombres.

Pierrot s'en allait doucement.

Songeant aux bonnes victuailles, Quant il vit un minois charmant Se glisser le long des murailles.

liefni in .

Madame, c'est ce soir Noël, Et nous soupons en tète à tête.

Sur la terre aussi bien qu'au ciel , Pour tous c'est une grande fête.

Arlequin est bien peu galant; Voyons ne faites pas la mine, Je suis votre plus doux amant.

Madame Colombinc.

Tiens ! c'est Pierrot, le ^ros malin î Vite fais-moi faire bombance:

Mon c<eur est rempli de chagrin.

Mon àme de désespérance î l^artons, la lune sur les toits Fait sa ronde, et partout la neige Couvre la ville aux mille voix D'un duvet venu de Norvège.

.1 II Ucfra I n .

Pierrot commanda le festin.

Et, quand sa conquête fut grise, 11 voulut ainsi qu'Arlequin, La traiter en ville conquise.

Mais la mignonne, en s'esquivant.

Repoussa le pierrot pompette Qui s'endormit en fredonnant Son gai refrain sur la banquette.

A u Hefra in

Vers les quatre heures du matin, Pierrot s'éveilla sous la lune Qui souriait, d'un air mutin, Peut-être de son infortune.

Dormons, dit-il, dans un hoquet, Je crois que In lune se farde.

Je vais terminer mon banquet Baigné de sa lueur blafarde I

Paris la nuit

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"J^nis la nu il

CROQUIS PARISIKNT

Minuit I l'heur' du crime' L'affreux rôdeur trime Et r passant s'escrime Contre son couteau.

Son cri qu' l'air emporte Trouv' sous une porte L'agent, « Dieu 1 quell' sorte !

Encore un poivrot I >>

Sur la chaussée, Jamb' bien chaussée Et rehaussée

D'un joli bas noir ; Puis un' sirène Va, vient, s' promène, Prend 1' passant, 1' mène

Dans un assommoir.

— IKH -

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