‹ Autour de la buvette [microforme]Chapitre 22 sur 53 · UE · texte numérisé non relu

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Bien sûr, docteur, vous n’avez pas réfléchi à tout cela ?

L'influence du médecin pour la cause anti-alcoolique peut être immense, féconde. Le prêtre, malgré toute sa bonne volonté, ne soigne que l’âme. Le médecin, s’il veut s’en donner la peine, peut guérir et le corps et l’âme. Pour cela, il faut qu'il soit comme ce brave docteur M...

dont je parlais tantôt, qu’il considère son art comme un apostolat, et qu’il devienne apôtre.

Médecirs, mieux que personne, encore une fois, ous connaissez les effets redoutables, insidieux de l’alcool. Eh bien ! Faites-les connaître. Renseignez vos patients. Instruisez-les.

Vous mettez vos patients en garde contre les poisons des pharmacies ; donnezleur la peur salutaire des drogues de buvettes et d'hôtels.

Vous savez que la maladie de tel ou tel de vos patients est causée par l’usage de l’alcool. Dites-lui qu’il s’en abstienne.

Le père de tel autre de vos patients est mort alcoolique. N'est-il pas de votre devoir de faire comprendre à celui qui réclame vos soins que

Quand il neige sur le père, il neige sur le fils

et qu’il est très exposé à devenir alcooue s’il fait usage même modéré d’alcoo

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Enfin, vous-mêmes, prêchez d’exemple.

Soyez abstinent. Une chose est certaine, c’est que le client, le patient, à qui vous aurez recommandé de s’abstenir d’alcool, sera peu porté à vous écouter, s’il vous voit siroter votre verre de scotch ou de gin.

On ne saurait croire avec quelle liberté et avec quelle consolation intérieure on sait s’appliquer à la prière, à la célébration des Saints Mystères, à la lecture et à la méditation, quand on cultive fidèlement la sobriété.

LESSIUS

Un roi de Perse demanda au Kalife de lui envoyer un médecin. Celui-ci, en arrivant, demanda comment on vivait à la cour.—On ne mange, lui répondit-on, que quand on a faïm, et on ne boit que quand on a soif —En ce cas, reprit le médecin, je me retire : Je n'ai rien à faire ici.

L'abbé JOS. LEMMENS

L'alcool est devenu dans les mains des Européens une arme formidable, car les nations du Nouveau-Monde ont été

presque autant domptées et détruites ‘

par l’eau-de-vie, que par les armes à

feu.

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